
Gigi Huynh, stratège d’engagement et d’impact : Notre mandat était d’atteindre de nouveaux auditoires et, plus précisément, les milléniaux. Toutefois, en analysant nos rapports, nous avons réalisé que les gens n’ont pas vraiment d’âge sur le web. Alors, nous avons transformé notre promesse, ou notre mission, afin de répondre aux attentes des citoyens numériques. À partir de là, Johanne, Thomas et moi avons allié contenus et technologie pour tenter d’atteindre ces nouveaux auditoires. S’adapter les uns aux autres était un défi. Nous avons eu des divergences d’opinions sur le plan de la vision, de la philosophie, des habitudes de travail et de la résistance au changement. Nous avons vécu beaucoup de moments ensemble, ce qui fait qu’aujourd’hui nous nous estimons encore plus qu’avant! Nous sommes contents du résultat.
Johanne Lapierre, chef éditoriale : La différence de Rad réside surtout dans le ton, qui est très authentique en comparaison à celui qu’on trouve plus traditionnellement à la radio ou à la télévision. Aussi, le journaliste est mis de l’avant et peut expliquer des choses directement à la caméra ou encore aller sur le terrain rencontrer les gens. Nos recherches montrent que, dans le monde numérique, les gens s’attacheront à des personnalités. Rad se distingue également par la créativité, le rythme du montage, la qualité des images et l’animation graphique de ses vidéos. L’engagement est une dimension importante de notre mandat et notre gestionnaire de communauté travaille avec nous pour que nous soyons à l’écoute des gens. Nous lisons les commentaires, nous y répondons et nous faisons en sorte que des contenus portant sur des éléments qui ressortent de ces conversations soient produits. Il n’y a pas de sujets à bannir. Du fait que nous sommes jeunes, nous parlons de sujets qui nous intéressent, mais je pense que nous pouvons explorer une palette de sujets assez variés.
Thomas Scott, alors chef de produit pour Rad et actuellement premier directeur, bureau de projet agile : À l’ère numérique et étant donné la façon dont le citoyen numérique consomme l’information, le contenu et le contenant vont l’un avec l’autre. La phase initiale de Rad se déroule sur les réseaux sociaux. Nous avons aussi des prototypes en main qui nous permettront d’allier encore plus le contenu et le contenant. Nous sommes très fiers de cette réalisation. Les mégadonnées et la cybermétrie sont également des éléments importants pour Rad. Les données seront au service de l’éditorial. Nous voulons créer des outils qui iront au-delà de la cybermétrie et des groupes de discussion classiques, pour permettre à nos auditoires de nous informer, de nous dire ce qu’ils aiment, et de collaborer avec nous avant, pendant et après la diffusion des contenus. Lors de la création de contenus, nous souhaitons aussi qu’ils soient avec nous. En ce moment, la diffusion se fait sur Facebook, YouTube, Instagram et Snapchat. Éventuellement, nous travaillerons avec des outils privés, mais nous n’abandonnerons pas les réseaux sociaux.
Gigi : Créer une certaine répercussion chez une personne.
Johanne : Avoir réussi à toucher et à engager les gens grâce à nos contenus diversifiés.
Thomas : Grâce au ton et au format, être capable d’aller toucher les gens réellement, pour contribuer à un changement dans leur vie.