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  • Les traditions musicales des Atikamekw sont très semblables à celles de leur voisins de la famille algonquienne. Toutefois, il y a eu rupture dans la transmission des chants et musiques ancestrales, dû à leur démonisation par les missionnaires. Avant la deuxième moitié du 20e siècle, la langue atikamekw était seulement orale et n’était pas écrite. Les Atikamekw lisaient la bible écrite dans la langue des Anishnabe, une langue proche de la leur et qu’ils comprennent bien. C’est donc en langue anishnabe que l’on pratiquait et lisait les chants chrétiens. Parmi les traditions musicales qui sont encore pratiquées aujourd’hui, on retrouve celle des veillées mortuaires : au lieu d’un salon funéraire, le défunt est exposé dans une maison, où les aînés se relaient à son chevet pour chanter des cantiques chrétiens en anishnabe, durant trois jours et trois nuits, sans répis.