Sélectionner une page
  • Langue
  • Les tambours traditionnels innus et naskapis ont une ou deux membranes. On les tient avec une corde sur le dessus et avec une main en-dessous. Le cadre du tambour est fabriqué à l’aide de cerceaux de bois, en épinette rouge (mélèze), peuplier ou bouleau. Pour la membrane, on utilise la peau d’un jeune caribou, attachée à l’aide de babiches ou de ficelles en zigzag. Pour obtenir le son grésillant caractéristique du teueikan innu ou naskapi, des résonateurs sont accrochés au centre du tambour, tout au long de la membrane. Ces derniers sont souvent des os d’ailes d’oiseaux, de petits os de caribous, de castors ou de poissons.

    À l’origine, les deux nations utilisaient aussi des hochets et des sifflets pendant leurs rituels, dans le but de favoriser une communication spirituelle ; aujourd’hui ils ont perdu leur vocation spirituelle, sauf lors de cérémonies comme la tente à sudation (matutishan).