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Gala ADISQ 2006 - 29 octobre

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LE PRIX JUTRA-HOMMAGE 2007 SERA REMIS À PIERRE CURZI

Le 11 janvier 2007 — Monsieur Michel Côté, président de la Grande nuit du cinéma et Henry Welsh, délégué général de la Soirée des Jutra, ont le plaisir d’annoncer que le prix Jutra-Hommage sera décerné cette année au comédien Pierre Curzi. Visant à récompenser le talent et le travail des artistes, artisans et techniciens du cinéma québécois, la 9e Soirée des Jutra aura lieu le dimanche 18 février 2007.

Pierre Curzi - prix Hommage 2007

Dès sa sortie de l’École nationale de théâtre, il foule les planches du Théâtre du Nouveau Monde pour ensuite plonger dans la belle aventure du Grand Cirque Ordinaire. Il a depuis joué sur toutes les scènes de Montréal. Dès 1970, le cinéma lui fait la cour, on le verra notamment dans Bingo de Jean-Claude Lord. Il a maintenant près d’une cinquantaine de films à son actif. Tous se souviennent de ses prestations dans Le déclin de l’empire américain et Les invasions barbares de Denys Arcand. Il a d’ailleurs été mis en nomination pour le Jutra du meilleur acteur de soutien pour son rôle dans ce film. En 35 ans de carrière cinématographique, Pierre Curzi a travaillé avec les plus grands et les plus chevronnés. La cinématographie de Pierre Curzi vit en parallèle avec l’histoire du cinéma québécois.

Pierre Curzi est un artiste qui a beaucoup réfléchi sur son métier. Ces qualités lui sont d’ailleurs reconnues par ses pairs qui lui suggèrent en 1997 de briguer les suffrages à la présidence de l’Union des artistes. Il a, au même moment, le goût de l’action et d’une plus grande implication. Il a relevé avec brio de 1998 à 2006, le très grand défi d’allier une carrière artistique très active, la présidence de l’Union des artistes et la coprésidence de la Coalition pour la diversité culturelle.

« J’ai commencé à faire du cinéma québécois en 1970. C’était l’époque où il fallait apprendre à faire du cinéma. Ç’a été une époque fascinante à ce niveau-là qui a créé des relations chaleureuses avec toutes les personnes qui bâtissaient le cinéma québécois. Il y avait un sentiment familial. Le prix Hommage a exactement cette qualité, une espèce de chaleur familiale, de petit milieu qui s’est bonifié avec le temps et qui a atteint une maturité. Une partie de ma passion pour ce métier-là vient de ce qu’il m’aura donné d’abord. Dans les plus belles réussites, on retrouve ce dialogue généreux entre les gens qui ont reçu et les gens qui essaient de rendre. C’est ça le sens du prix Hommage. Pour moi, il n’est pas banal et il est très réconfortant.

Comment avez-vous réagi lorsque vous avez appris que vous receviez le prix Hommage?
J’ai été un peu surpris, mais j’ai tout de suite compris le sens de ce coup de chapeau. J’ai un peu le sentiment qu’il s’agit d’un gros câlin que me fait le milieu. J’ai été heureux dans cet univers-là, c’est un milieu que j’ai toujours aimé, j’aime la vie de plateau, la vie du cinéma. J’aime ce processus, du scénario à la postproduction. J’ai beaucoup investi d’énergie dans ce milieu et ce que je comprends aujourd’hui c’est qu’on a envie de me rendre hommage pour me dire : « on a été heureux que tu sois parmi nous ». Pour moi, il ne s’agit pas d’un événement dramatique, je le vois plutôt comme beaucoup de chaleur qu’on me donne et je pense que je vais en avoir bien besoin!

Il est clair que je vais en politique avec ce que je connais le mieux, c'est-à-dire la vie culturelle et cinématographique. Si on réussit à garder une sorte de cohésion, de diversité et de compétence à l’intérieur de chacun de ces secteurs culturels, je trouve qu’il y a de l’espoir. La culture va être au cœur de l’identité et le cinéma c’est une couleur importante pour l’ensemble d’une collectivité.

Y a-t-il des rôles que vous auriez aimé vous faire offrir avant de quitter définitivement la scène culturelle? Avez-vous eu un deuil à faire en ce sens?
Non, mais par contre, il y a certains romans que j’aurais aimé adapter pour le cinéma. Un roman entre autre que j’ai adoré : « le siècle de Jeanne », d’Yvon Rivard, mais bon, j’ai choisi la politique et je ne le regrette pas. 

Michel Côté
Président de la Soirée des Jutra

Je suis très heureux comme président de la Soirée des Jutra, et aussi comme comédien, que Pierre Curzi soit honoré par ce prix », déclare Michel Côté qui précise : « Lorsque je débutais dans ce métier, Pierre était déjà très présent sur les planches et sur les écrans. Il était l’un des acteurs les plus en vue. En quelque sorte, il était déjà pour moi et bien d’autres jeunes acteurs, un modèle. »

En tant que président, comment voyez-vous cet hommage?
La carrière cinématographique de Pierre Curzi est impressionnante, il a eu une carrière au théâtre très importante aussi. Il faut aussi parler du timing. Il est très rare qu’un acteur quitte le métier de la façon dont Pierre le fait. Habituellement, cela se produit lorsqu’un acteur manque de boulot ou est malade. Je crois que c’est la première fois que cela se produit dans le milieu artistique. On ne pouvait donc pas passer son départ sous silence. L’hommage allait de soi.

Comment déterminez-vous le choix de l’hommage?
Nous avons une liste de noms que l’on veut honorer éventuellement. Nous avions quelques noms en tête cette année, mais quand Pierre a annoncé son départ, le timing était parfait.

À part l’hommage à Pierre Curzi, à quoi peut-on s’attendre cette année à la Soirée des Jutra?
On va passer beaucoup d’extraits de films de l’année passée et des films qui s’en viennent. Nous allons parler des grands succès au box-office ainsi que des films qui ont moins bien marché, et ce, même s’ils étaient de grandes qualités. Je considère qu’on a une cinématographie impressionnante pour un petit marché comme le nôtre, il est important de la célébrer, de l’honorer et c’est ce que l’on compte faire le 18 février prochain.