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Les personnages

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Theophilus U. Chukwuemeka Okonkwo

Lieu : Nigeria

Theophilus U. Chukwuemeka Okonkwo est né au Nigeria. Fils d’un pasteur chrétien, il appartient à la classe moyenne africaine, peu nombreuse. À partir de la fin des années 50, la compétition fait rage entre les deux côtés du rideau de fer : c’est à qui influencera le plus les dirigeants des pays de l’Afrique subsaharienne nouvellement indépendants. Les deux côtés voulaient également attirer les étudiants. Theophilus Okonkwo ne choisit aucun des deux camps et préfère s’inscrire à l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB), où il entreprend des études scientifiques de 1955 à 1957.

Le nom d’Okonkwo est cité dans l’ouvrage A Brief History of the Baha’i Community in the Fredericton Area, étant le deuxième étudiant africain de la région à se convertir à la foi Baha’i en mai ou en juin 1956. Il fait également partie de l’équipe de soccer de l’UNB en 1957. Il est inscrit sous le nom de Theo Okonkwo. Après avoir obtenu son diplôme à l’UNB, Okonkwo, qui s’intéresse à Marx et Lénine, décide que c’est en Russie qu’il faut continuer ses études. Il accepte une bourse d’études pour étudier la médecine à Moscou, où il débarque en 1958. Il y reste jusqu’en 1960, et, après avoir jugé trop contraignantes les restrictions à la liberté imposées aux étudiants étrangers, il s’en échappe en compagnie de deux autres étudiants africains. À Francfort, ils accusent publiquement les Soviétiques : « Nous pensons qu’il est de notre devoir de mettre en garde les dirigeants africains contre le communisme et ses dangers. Les étudiants africains qui ont analysé la stratégie du régime soviétique ont vu à quel point ce régime ne pensait qu’à ses propres intérêts et que ses slogans clamant son amitié envers l’Afrique n’étaient que pure propagande, sans aucune sincérité ni authenticité.

La presse occidentale s’est empressée de se servir de cette histoire : les Américains pouvaient maintenant contrer la propagande soviétique, qui dénonçait les injustices auxquelles étaient confrontés les Noirs américains.

Selon un article du Toronto Daily Star publié le 10 décembre 1960, les Soviétiques affirmaient qu’Okonkwo était un traître et qu’il avait été chassé de Russie parce qu’ils ont découvert qu’il était « diplômé d’une école navale spécialisée au Canada, que ses enseignants étaient des officiers américains, qu’il était le seul Noir parmi les Blancs et que l’armée américaine, qui avait planifié les études de M. Okonkwo, avait des projets importants pour lui ». Ils ont conclu que « cette affaire devrait être une leçon de prudence pour le peuple soviétique ».

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