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Tombé dans le karaté comme Karaté Kid

À 57 ans, Régis Poirier, instructeur d’arts martiaux, nourrit une grande passion pour le karaté. Un sport qu’il a découvert à l’adolescence grâce à un instructeur bienveillant qui lui a offert des cours, en échange de travaux ménagers.

« La première fois que j’ai vu Karaté Kid en vacances au Nouveau-Brunswick, j’ai dit : "c’est moi!" », raconte en souriant le ceinture noire, qui travaille aux Studios unis d’autodéfense à Québec.

Régis Poirier se rappelle ses débuts dans le karaté à l’âge de 14 ans dans les années 70. Après un premier mois de leçons payées avec ses économies, il n’a plus les moyens financiers de poursuivre ses cours de karaté.

« Je payais mes cours en passant le Journal de Québec, j’avais ramassé un peu d’argent, j’avais donné un montant et là, je n’en avais plus parce que je ne passais plus le journal », dit-il.

Instinct

C’est lorsqu’il vient annoncer la nouvelle à son jeune professeur Clermont Poulin que son destin sportif se trace. Clermont Poulin lui offre la chance continuer les cours après l’avoir vu prendre spontanément la relève d’une tâche ménagère laissée en plan au studio.

Régis Poirier  et Clermont Poulin dans un dojo de karate
Régis Poirier et Clermont Poulin partagent l'amour du karaté depuis 43 ans Photo : Radio-Canada

« En dedans de moi, je me suis dit : "c’est un authentique!". Sans demander rien, sans attendre rien, il s’apercevait que j’étais dans le jus et il a décidé de passer [l’aspirateur] », relate M. Poulin qui dit s’être fié à son instinct.

J’ai dit : "si tu fais mon ménage, je vais te donner des cours". On s’est donné une poignée de main cette journée-là.

Clermont Poulin

Régis Poirier a alors intégré avec enthousiasme la grande famille du karaté.

« J’étais au studio tous les jours, et je m’entraînais, je prenais mes cours, je faisais le ménage à travers ça, mais c’est là que ça a commencé le plaisir d’être là et de faire partie de la famille », raconte Régis Poirier qui a même dormi au studio à de nombreuses reprises.

Instructeur-chef

S’il le jeune homme était « casse-cou » au départ, et essayait « plein de choses compliquées » au dire de son instructeur, Régis Poirier a gravi peu à peu les échelons jusqu’au titre d’instructeur-chef, ceinture noire 8e dan.

Régis Poirier enseigne à son tour depuis plusieurs années pour permettre à d’autres jeunes d’apprendre la discipline. Et loin de lui l’idée de prendre un jour une retraite du karaté, ou de son ami Clermont.

Les deux hommes, amis depuis maintenant 43 ans, conservent une relation mentor-dauphin et se voient presque tous les jours.

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