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Quelles photos publier sur les réseaux sociaux?

Photographie montrant la place des Canotiers. Une personne à droit lit un livre. Elle est reconnaissable, mais n'est pas le sujet principal de l'image.
Photographie montrant la place des Canotiers. La personne qui lit est reconnaissable, mais n'est pas le sujet principal de l'image.   Photo : Francis Vachon

Pendant les vacances, nos photos prises dans des endroits touristiques et publics sont souvent peuplées d’inconnus. Bien qu’il nous arrive de publier ces magnifiques clichés sur les réseaux sociaux, savez-vous que nous n’en avons pas toujours le droit? Le photographe et auteur de La face cachée de la photo, Francis Vachon, propose quelques éléments de réflexion pour éviter les problèmes à la suite de publications.

« On peut prendre tout en photo, si on le voit naturellement de nos yeux (dans un lieu public comme un parc, le trottoir, sur la rue), mais on ne peut pas tout publier », résume d’abord Francis Vachon spécialiste du droit à l’image au Québec.

Avant de publier notre photo sur Instagram et Facebook, il importe de se poser trois questions, explique le photographe.

Est-ce que la photo contient un sujet principal? Est-ce que le sujet principal est reconnaissable? Et la photo est-elle d’intérêt public?

Sujet reconnaissable

Au centre d'une photo, un homme qu'on voit de face lit un livre. Il faut son autorisation pour publier
L'homme qu'on voit de face est le sujet principal de l'image. Il faut son autorisation pour publier   Photo : Francis Vachon

Si votre cliché attire l’attention sur une personne en particulier (un sujet principal), que cette personne est reconnaissable et que la photo n’est pas d’intérêt public (c’est simplement une photo de vacances), nous aurons besoin de l’autorisation de la personne pour publier son image, explique Francis Vachon.

« On peut demander verbalement c’est suffisant. Cependant, si la personne décide de revenir sur sa parole, on n’a pas de preuve. On peut peut-être faire un enregistrement audio avec le dictaphone, un téléphone portable par exemple. »

Si par ailleurs la photo a un sujet principal, mais qu’on ne peut le reconnaître (la personne est de dos, n’a pas de signes distinctifs particuliers) alors on peut publier sans consentement.

La photographie montre un homme lisant de dos et difficile à identifier. Il n'est pas nécessaire d'obtenir son consentement pour publier.
La photographie montre un homme lisant de dos et difficile à identifier. Il n'est pas nécessaire d'obtenir son consentement pour publier.   Photo : Francis Vachon

Intérêt public

Aussi, si la photo est d’intérêt public, il s’agit d’un événement, une manifestation, un rassemblement public, nous pouvons publier.

« Dans un spectacle à grand déploiement par exemple sur les Plaines, c’est un événement d’intérêt public alors oui, on peut publier […] Si je prends en photo des gens qui regardent un amuseur public, alors tous les gens sont là par hasard, sont accessoires à ma photo, je peux la publier, sans aucun problème. »

Encore là toutefois, si la photo se concentre sur enfant émerveillé ou une mère qui le prend dans ses bras pour le consoler, Il faudra obtenir une autorisation pour publier.

Si la dame qui marche à gauche est bel et bien là par hasard et est donc accessoire à la photo, est-ce la même chose pour le lecteur? Il est défendable de dire qu’il est un élément du décor de la place des Canotiers, mais il serait possible d’argumenter qu’il est un élément trop important de l’image pour ne pas en changer le sens en le retirant. En cas de doute, comme ici, il faut peut-être mieux s’abstenir de distribuer l’image
Si la dame qui marche à gauche est bel et bien là par hasard et est donc accessoire à la photo, est-ce la même chose pour le lecteur? Il est défendable de dire qu’il est un élément du décor de la place des Canotiers, mais il serait possible d’argumenter qu’il est un élément trop important de l’image pour ne pas en changer le sens en le retirant. En cas de doute, comme ici, il faut peut-être mieux s’abstenir de distribuer l’image   Photo : Francis Vachon

Et en cas de doute, il vaut mieux s’abstenir de publier, mentionne le photographe. « On n’est pas obligé de tout publier sur Facebook, on peut montrer la photo à ses amis, à ses parents, la conserver sur notre ordinateur », conclut Francis Vachon.

Pour en savoir plus, plusieurs sites offrent des informations utiles sur le droit à l’image, dont le blogue de Francis Vachon et le site d’Éducaloi.

Le reportage complet à voir dans l'épisode du 1er août, diffusé à 18 h 30 à Québec sur demande.

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