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Voyager sans être accro aux réseaux sociaux

Voyager sans être accro aux réseaux sociaux

Blogueuse-voyage à temps plein depuis 5 ans, Lydiane St-Onge est parvenue à faire une coupure entre les réseaux sociaux et sa vie personnelle. Rencontre avec une nomade numérique qui s'impose des limites.

Un texte de Charles D’Amboise

L’appel du voyage. C’est ce qui a mené Lydiane St-Onge à laisser tomber sa carrière de courtière immobilière, vendre tous ses acquis et prendre un aller simple vers les Philippines. C’était il y a 5 ans.

Grâce à une page Facebook d’abord destinée à des publications de photos pour sa famille, Lydiane est devenue sans le vouloir un phénomène viral. « Cette page Facebook là, en quatre jours, a été suivie par 10 000 abonnés. Je ne comprenais pas du tout », se souvient-elle.

Je suis partie avec un cellulaire. Je ne suis pas et je n’étais pas une photographe.

Lydiane St-Onge

Aujourd’hui, grâce à ses commanditaires, Lydiane voyage au moins 8 mois par année en étant suivie par des dizaines de milliers d’internautes grâce à sa plateforme web Lydiane autour du monde. En 5 ans, elle a visité pas moins de 45 pays à travers le monde.

Conflit de valeurs

À travers son ascension fulgurante sur le web, Lydiane s'est toutefois retrouvée face à un sérieux conflit de valeurs.

« Je vois les jeunes qui se définissent énormément à travers le nombre de likes. Ce qui est dommage, c’est que moi, qui utilise ces réseaux sociaux-là, c’est comme si j’encourageais un peu cette situation-là. »

J’ai juste le goût de leur dire : "sors dehors, lâche les réseaux sociaux, va vivre".

Lydiane St-Onge

Souhaitant utiliser les réseaux sociaux de manière positive, Lydiane organise de plus en plus des « réunions d’abonnés », un moyen de « faire sortir les gens de leur ordinateur, sortir d’une certaine solitude, pour aller faire une randonnée dans un bois ou dans un parc ».

« Je me dis que les réseaux sociaux, ça peut être bien, ça peut être mal, mais on peut très bien les utiliser. Moi, j’ai le goût de les utiliser en me disant : "on a ce pouvoir-là de communication, alors sortons de derrière nos ordinateurs, faisons des activités, apprenons à nous connaître". C’est ça ma mission : réunir. »

S'imposer une discipline

Au fil du temps, Lydiane s’est elle-même rendue à l’évidence : « pour rester saine d’esprit », elle devait créer une séparation claire entre sa vie virtuelle et sa vie personnelle. Elle prêche donc par l'exemple.

J’ai fait la coupure parce que c’est important pour mon couple et important pour ma santé mentale.

Lydiane St-Onge

« Le soir, je ne vais pas dérouler mon fil d’actualité sur Facebook ou regarder les photos des gens sur Instagram. Pour moi, les réseaux sociaux, c’est du travail », assure-t-elle.

Lorsqu’elle voyage et qu’elle doit produire du contenu, elle tente le plus souvent possible de « vivre certains moments sans son téléphone ».

« Je fais un coucher de soleil pour moi, un coucher de soleil pour Instagram, illustre-t-elle. Je chéris encore plus les souvenirs qui me restent dans la tête que les souvenirs qui restent sur Instagram. »

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