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Claude Deguise, chef collusionnaire

Claude Deguise

Le directeur du service de l’ingénierie de Laval partage les contrats tant entre firmes de génie-conseil qu’entre entrepreneurs, de 1997 à 2008. Son successeur Jean Roberge dit s’être avant tout occupé des contrats de génie et renvoie la balle pour l’organisation de la collusion entre entrepreneurs à Roger Desbois, qui réplique ne l’avoir fait que brièvement « pour dépanner ». Le système s’effondre en 2009-2010 sous la pression des médias et de la police.

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Main-basse sur les contrats publics

Lorsque la Ville lance un contrat en appel d’offres, Claude Deguise rencontre l’entrepreneur ou la firme qu’il a choisi pour l’emporter et lui remet les informations nécessaires pour que sa soumission l’emporte, dont le coût estimé du projet ou des honoraires et la liste des autres soumissionnaires. Le gagnant contacte alors le ou les perdants pour qu’ils fassent des soumissions de complaisance. Les contrats de génie lancés sur invitation par la Ville sont quant à eux attribués par Deguise d’un simple coup de téléphone.

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Les firmes et Laval unies contre la loi 106

Le système de partage des contrats entre les firmes de génie est mis en place en 2002, dans la foulée de l’adoption de la loi 106 qui oblige les Villes à octroyer par appels d’offres les contrats destinés aux firmes. Avant cette loi, la Ville les octroyait à sa guise, ce que la collusion lui permet de perpétuer. Huit ou neuf firmes sont impliquées.

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2 % pour le parti du maire Vaillancourt

Les bureaux du parti PRO des Lavallois (archives)

Les firmes versaient l’équivalent de 2 % des honoraires facturés à la Ville pour les contrats truqués au PRO des Lavallois, selon Roger Desbois.

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Profession : notaire… et collecteur de fonds occultes

Selon Roger Desbois, le notaire Jean Gauthier, proche du maire, jouait auprès des firmes ce même rôle de collecteur de fonds qu’il jouait auprès des entrepreneurs. Au nom de sa firme, Tecsult, M. Desbois lui a remis 75 000 $, dont 25 000 $ à la demande de Me Bertrand, agent officiel du PRO. Jean Roberge, alors qu’il était avec Équation Groupe Conseil, lui a remis 10 000 $.

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Des élus qui prêtent leur nom contre de l’argent comptant

Jean Bertrand

Me Jean Bertrand, agent officiel du parti du maire Vaillancourt, affirme que presque tous les conseillers élus sous la bannière du PRO des Lavallois recevaient de l’argent comptant de sa main pour faire des chèques au parti. L’argent lui était fourni par le notaire Gauthier qui, lui, le recevait des firmes de génie. Il s’agit de centaines de milliers de dollars recyclés en prête-noms

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Une vingtaine d’entrepreneurs collusionnaires

Gilles Théberge

Une douzaine d’entrepreneurs participaient l’origine au système de collusion début 2000 : leur nombre atteindra éventuellement la vingtaine. Selon Roger Desbois, ses participants réguliers raflaient entre 80 % et 85 % des contrats. Selon Gilles Théberge de Valmont-Nadon, ce système leur permettait de dégager des marges de profit de 30 %, contre 10 % en libre concurrence.

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Gendron et Desbois, collecteurs de fonds occultes

Marc Gendron et Roger Desbois

L’entrepreneur verse 2 % de la valeur du contrat truqué en argent comptant aux collecteurs de fonds Marc Gendron (1996-2003) et Roger Desbois (2003-2009), de la firme de génie Tecsult. M. Desbois prend la suite de M. Gendron à la demande du directeur général de la Ville, Claude Asselin, sur une suggestion de M. Gendron au maire Vaillancourt.

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4 M$ pour le PRO des Lavallois

Guy Vaillancourt

Marc Gendron affirme avoir remis entre 700 000 $ et 800 000 $ à Guy Vaillancourt, frère du maire, 400 000 $ à Me Robert Talbot et 50 000 $ à Me Bertrand à la demande du maire; Roger Desbois a remis 700 000 $ à Me Jean Bertrand et 2 millions $ à Me Pierre Lambert, avec l’aval du maire. Selon Gilles Théberge, M. Desbois a sous-évalué les montants qu’il dit avoir recueillis.

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Accurso en Cadillac

Tony Accurso

Marc Gendron a relaté à la commission une remise d’argent digne d’un film : convoqué par Tony Accurso à son restaurant L’Onyx, ce dernier l’amène alors dans le stationnement, ouvre le coffre de sa Cadillac et lui remet une valise contenant 200 000 $ comptant pour le parti du maire. Marc Gendron remettra l’argent au notaire Gauthier