2009

Le championnat réparateur

Mauro Biello, capitaine de l'Impact de Montréal, soulève le trophée des champions de l'USL après une victoire contre les Whitecaps de Vancouver, le 17 octobre 2009, à Montréal. Mauro Biello, capitaine de l'Impact de Montréal, soulève le trophée des champions de l'USL après une victoire contre les Whitecaps de Vancouver, le 17 octobre 2009, à Montréal. Mauro Biello, capitaine de l'Impact de Montréal, soulève le trophée des champions de l'USL après une victoire contre les Whitecaps de Vancouver, le 17 octobre 2009, à Montréal.

Sous une euphorie moins grande que celle de 2004, l’Impact a néanmoins pansé ses plaies de Santos Laguna en remportant le titre de première division de l’USL, en 2009.

Un texte d'Antoine Deshaies

Avant même d’obtenir le poste d’entraîneur de l’Impact par intérim, Marc Dos Santos avait montré son côté motivateur. Il n’hésitait pas à utiliser des moyens originaux pour haranguer sa troupe.

« Avant le match au stade olympique contre Santos Laguna, en février 2009, il avait diffusé des extraits du film Gladiateur dans le vestiaire, se rappelle Adam Braz. Ça nous avait donné du courage et on avait gagné. »

Après un très lent départ, marqué par quelques défaites humiliantes, l’équipe avait lentement retrouvé ses marques et pris sa vitesse de croisière. Dos Santos avait su remotiver ses joueurs au fil des semaines.

On avait réussi une série de huit matchs sans revers pour conclure le calendrier en 5e position du classement. On a amorcé les séries avec le sentiment qu’on pouvait tout gagner.

- Adam Braz

Comme de fait, l’Impact a remporté ses quatre premiers matchs des séries : deux contre Charleston, puis deux autres contre Porto Rico. En finale, les Whitecaps de Vancouver n’ont pu résister au rouleau compresseur montréalais.

Le onze montréalais a gagné le match aller 3-2 et a fini le travail avec une victoire convaincante de 3-1 au stade Saputo, sous un éclatant mais froid soleil d’octobre.

« C’était une belle finale, mais le suspense s’est estompé rapidement au match retour, dit Patrick Leduc. On avait marqué tôt sur penalty et un de leur joueur avait reçu un carton rouge sur l’action. Le reste du match ressemblait plus à un entraînement qu’à une finale. »

« C’était une bonne équipe, mais on avait bien joué, se rappelle Adam Braz. On a joué avec confiance, avec plaisir et on a gagné. »

Contrairement aux deux premiers championnats remportés par l’Impact au complexe sportif Claude-Robillard, la sécurité du stade Saputo a été en mesure de contenir la foule, qui n’a pu envahir le terrain.

« L’euphorie n’était pas la même qu’en 2004, mentionne Nevio Pizzolitto. L’excitation n’était clairement pas aussi grande même si on était tous très heureux et très fiers. »

« Le format aller-retour enlevait aussi du piquant à la finale, croit Leduc. C’est un souvenir moins satisfaisant que le titre de 2004 ou encore que notre victoire au Championnat canadien en 2008. C’était une victoire importante, mais c’était plus une consolation après notre déconfiture à Santos Laguna. »

Cette victoire, la dernière de l’Impact dans un championnat de deuxième division, allait être suivie, un an plus tard, par l’annonce du passage de l’équipe en MLS.

Une page allait se tourner.

L'entraîneur-chef Marc Dos Santos (droite) aux côtés de ses protégés de l'Impact de Montréal, en 2009.
L'entraîneur-chef Marc Dos Santos (droite) aux côtés de ses protégés de l'Impact de Montréal, en 2009.
(Photo : Presse canadienne/Graham Hughes)

Lire le texte 2015 : À 45 minutes de l’exploit

Photo en couverture : La Presse canadienne/Graham Hughes