Alexis Lafrenière

L’éclatante entrée en scène d’un surdoué

Alexis Lafrenière se tient au centre de la patinoire du Colisée de Rimouski. Alexis Lafrenière se tient au centre de la patinoire du Colisée de Rimouski. Alexis Lafrenière se tient au centre de la patinoire du Colisée de Rimouski.

L’ailier gauche de l’Océanic de Rimouski est devenu, cette saison, le premier joueur de 16 ans à marquer 40 buts dans la LHJMQ depuis Sidney Crosby il y a 14 ans. Portrait d’un joueur d’exception.

Un texte de Martin Leclerc

« On m’a beaucoup parlé d’Alexis Lafrenière récemment. Mais je n’ai pas encore eu la chance de le voir jouer ni de le rencontrer. » - Sidney Crosby

Que Sidney Crosby commence à entendre parler d’Alexis Lafrenière est sans doute normal. Malgré les 14 années (et la légendaire carrière) qui les séparent, les noms de ces deux attaquants ont été écrits et prononcés dans la même phrase des milliers de fois au cours des derniers mois. Au Québec en tous cas. Tellement que les oreilles de « Sid the Kid » en ont probablement bourdonné.

Cette saison, Lafrenière a inscrit 42 buts et 38 mentions d’aide en 60 matchs dans l’uniforme de l’Océanic de Rimouski. L’ailier gauche de Saint-Eustache est ainsi devenu le premier joueur de 16 ans à franchir le plateau des 40 filets dans la LHJMQ depuis... Sidney Crosby.

En 2003-2004, le capitaine des Penguins de Pittsburgh avait frappé l’imaginaire des amateurs en couronnant sa première saison junior d’une production de 54 buts et 81 mentions d’aide.

Les hommes de hockey d’expérience deviennent immédiatement mal à l’aise lorsqu’on commence à comparer le cheminement d’un jeune espoir à celui d’une légende du hockey. Et pour cause. Ces hommages empoisonnés et la pression qui en découle sont la plupart du temps néfastes pour les jeunes.

Par contre, les amateurs associent naturellement les noms de Lafrenière et de Crosby parce que le capitaine des Penguins a aussi fait ses classes à Rimouski. Au début de son stage junior, Crosby avait d’ailleurs vécu le même genre de situation : on comparait constamment ses statistiques à celles de Vincent Lecavalier, qui avait porté l’uniforme de l’Océanic cinq ans auparavant et qui, à 16 ans, avait inscrit 42 buts et un total de 102 points.

La suite avait d’ailleurs prouvé que ces comparaisons n’étaient pas farfelues. En 2005, Crosby avait été le tout premier joueur réclamé au repêchage de la LNH, exactement comme l’avait été Lecavalier à la séance de sélection de 1998.

En quoi les 80 points amassés par Alexis Lafrenière se comparent-ils aux 102 points de Lecavalier et aux 135 points de Crosby? C’est là que l’histoire devient particulièrement intéressante...

À la fin de leur première saison à Rimouski, Lecavalier et Crosby n’étaient qu’à 14 ou 15 mois de leur admissibilité au repêchage de la LNH. Ce n’est toutefois pas le cas de Lafrenière qui, dans le langage du hockey, est un joueur « né tardivement ». Parce qu’il a vu le jour en octobre 2001, il ne sera admissible qu’au repêchage de 2020, dans plus de deux ans!

Les joueurs qui parviennent à se tailler une place dans la LHJMQ deux années avant l’âge normal sont rares. Et ceux qui parviennent à dominer à cet âge contre des joueurs de 18, 19 et 20 ans sont rarissimes. C’est exceptionnel! Et c’est ce qu’Alexis Lafrenière a accompli cette saison en terminant au 9e rang des marqueurs de la ligue. C’est très impressionnant.

- Un vétéran recruteur d’une équipe de l’Association de l’Est de la LNH

La situation d’Alexis Lafrenière rappelle un peu celle de Mario Lemieux, qui a vu le jour en octobre 1965 et qui, à titre de joueur « né tardivement », avait dû disputer trois saisons dans la LHJMQ entre 1981 et 1984. En 1981-1982, à sa première saison junior, à une époque où le jeu était nettement plus offensif et où les gardiens étaient extrêmement permissifs, Lemieux avait inscrit 30 buts et 66 passes (96 points), ce qui lui avait valu le 17e rang des marqueurs de la ligue.

Vue sous cet angle, il faut reconnaître que l’entrée en scène d’Alexis Lafrenière est effectivement très impressionnante.

Pour les raisons évoquées plus haut, les recruteurs de la LNH se méfient des superlatifs et des élans d’enthousiasme comme de la peste. Par contre, leurs scrupules fondent comme neige au soleil lorsqu’il est question de Lafrenière.

« Ce qui m’épate le plus chez Lafrenière, c’est son sens du hockey. Il réussit des passes et des jeux que personne d’autre n’imagine ou n’anticipe sur la patinoire. Par exemple, dans une situation où 95 % des joueurs tireraient au filet malgré de faibles chances de réussite, il parvient à repérer un coéquipier qui surgit sur le flanc extérieur et à lui remettre la rondelle exactement au moment où il se présente au poteau opposé. C’est ce qui le démarque le plus. Il va réussir. Tu le vois », commente le recruteur oeuvrant pour une équipe de l’Est de la LNH.

« Les gars qui font preuve d’une telle créativité sont les Patrick Kane, les Crosby, les Tavares à la limite. Ça prend un flair spécial. En plus, les jeunes qui ont un sens du hockey aussi développé deviennent encore meilleurs lorsqu’ils passent à l’autre niveau parce qu’ils sont entourés de meilleurs joueurs. »

Alexis Lafrenière devant le gardien de l’Armada de Blainville-Boisbriand, Mikhail Denisov.
Alexis Lafrenière devant le gardien de l’Armada de Blainville-Boisbriand, Mikhail Denisov.
(Photo : Radio-Canada/Iften Redjah)

Un autre recruteur, à l’emploi d’une équipe de l’Ouest cette fois, va dans le même sens.

« Je suis ébloui, sincèrement », lance-t-il spontanément.

« Oui, Lafrenière est bon. Mais ce qui est encore plus impressionnant et excitant, c’est qu’on voit qu’il y a encore beaucoup d’espace dans son jeu pour lui permettre de progresser. Son potentiel est énorme. On le voit dans la manière dont il joue et dont il se comporte sur la glace. Son implication physique, l’agilité dont il fait preuve avec ses pieds, sa façon de se déplacer, son sens de l’anticipation. On sent qu’il va continuer à progresser.

« Tu entres dans l’aréna et tu n’as aucune difficulté à croire qu’il s’agit d’un joueur de 18 ans ou d’un joueur sur le point d’entamer sa dernière saison chez les juniors. Ce qui m’impressionne aussi, c’est que ses adversaires ont de la misère à le frapper. Lafrenière est comme une couleuvre. L’équipe qui va le repêcher en 2020 sera capable de l’insérer dans son top 3 assez rapidement. Notre recruteur-chef est venu le voir jouer deux fois et il a fait exactement le même constat. Il m’a dit qu’il n’avait pas vu un joueur de la LHJMQ avec autant de potentiel depuis très longtemps », ajoute ce recruteur de l’Association de l’Ouest.

Le principal intéressé fait face à ce concert d’éloges avec une belle et étonnante maturité.

« C’est sûr que c’est flatteur quand les gens associent mon nom à celui de Crosby. Mais la réalité, c’est que Crosby se situe à un autre niveau et qu’il connaît une carrière exceptionnelle. Si je m’attarde à ce que les gens disent, ça ne m’aidera pas au bout du compte. La seule chose qui puisse m’aider, c’est de continuer à apprendre et à travailler fort chaque fois que je vais sur la patinoire », explique-t-il, calmement, en regardant son interlocuteur droit dans les yeux.

Alexis Lafrenière s’entraîne sous le regard d’une affiche de Sidney Crosby...
Alexis Lafrenière s’entraîne sous le regard d’une affiche de Sidney Crosby...
(Photo : Radio-Canada/Iften Redjah)

Tous les matins, lorsqu’ils se présentent à leur vestiaire du Colisée Financière Sun Life, les joueurs de l’Océanic empruntent une porte sur laquelle il est écrit (en anglais) : « Rappelez-vous à quel point vous êtes chanceux de franchir cette porte. »

Dans le cas de Lafrenière, cette note est peut-être encore plus véridique, souligne un recruteur. Encadrer et aider un hockeyeur exceptionnel à maximiser son potentiel n’est pas un mince défi. Or, l’organisation de l’Océanic est reconnue pour la grande qualité de son encadrement. Par ailleurs, les expériences passées ont permis à l’Océanic d’acquérir un savoir-faire et de gérer efficacement certaines situations moins normales pour une jeune de cet âge, comme les nombreuses demandes médiatiques.

Rimouski est probablement l’endroit parfait pour jouer au hockey junior. C’était la première fois que je quittais la maison familiale et c’était un peu plus difficile au début de la saison. On m’a toutefois confié à une bonne famille de pension et ça va maintenant très bien. Côté hockey, nous sommes bien encadrés par les entraîneurs et l’organisation. Aussi, il y a toujours beaucoup de gens dans les gradins et l’ambiance est incroyable.

- Alexis Lafrenière

Le jeune surdoué de l’Océanic dit apprécier sa relation avec l’entraîneur en chef Serge Beausoleil.

« Serge m’a beaucoup aidé dès mon arrivée et je sens que je m’améliore de jour en jour. C’est pas mal grâce à lui, estime Lafrenière.

« Serge m’a tout de suite aidé à polir mon jeu défensif. C’est le plus gros ajustement que j’ai eu à faire depuis mon arrivée dans la LHJMQ. On affronte constamment de bons adversaires et un joueur qui n’est pas conscient de sa défensive en paie vite le prix. Nous travaillons aussi sur mon jeu offensif et sur les meilleures façons de me positionner pour être constamment menaçant. »

En observant Alexis Lafrenière, il est difficile de ne pas remarquer à quel point il est à l’aise autour du filet et dans les coins de patinoire, dans des espaces où la circulation est lourde.

Ses qualités de manieur de bâton lui permettent de réaliser des jeux et de se créer une marge de manoeuvre même lorsqu’on le surveille de près. Mesurant déjà 1,85 m (6 pi 1 po) et pesant quelque 84 kg (185 lb), il ne craint pas le jeu physique. Il utilise même cette facette du jeu à son avantage pour se distancer des adversaires qui le surveillent de près. Il applique même des mises en échec lorsqu’il est en possession du disque, à la Radulov.

« J’ai vu jouer Alexis pour la première fois le printemps dernier durant le tournoi de la Coupe Dodge », raconte Serge Beausoleil. Il portait alors les couleurs des Vikings de Saint-Eustache de la Ligue midget AAA.

Je m’en rappelle bien. Alexis anticipait l’action deux jeux à l’avance. Il se démarquait, puis la rondelle ne venait pas. Il avait vu une ouverture que ses coéquipiers ne voyaient pas.

- Serge Beausoleil

En deux décennies d’implication dans des programmes d’excellence, aux niveaux midget AAA et junior majeur, Beausoleil dit n’avoir jamais dirigé un hockeyeur de 16 ans aussi talentueux. Son approche à l’endroit de Lafrenière est intéressante. Pas question de le robotiser! Il lui soumet des pistes de solution, puis il laisse son athlète s’adapter.

« Lorsqu’on est parent, c’est au moment où les enfants sont libres de faire leurs propres choix qu’on voit si leurs assises sont solides. C’est la même chose avec les entraîneurs [...] Somme toute, Alexis est très ouvert d’esprit. Il est coachable comme on dit dans le métier et c’est extrêmement important. Je veux l’amener ailleurs... Je veux lui faire découvrir des pistes. Je lui dis souvent : “Tu as 16 ans, tu as le droit d’être intelligent!” », explique Beausoleil, qui est enseignant de métier.

Alexis Lafrenière écoute attentivement les directives de son entraîneur Serge Beausoleil, au Colisée de Rimouski.
Alexis Lafrenière écoute attentivement les directives de son entraîneur Serge Beausoleil, au Colisée de Rimouski.
(Photo : Radio-Canada/Iften Redjah)

Lorsqu’on lui demande ce qui distingue Alexis Lafrenière des autres, l’entraîneur-chef de l’Océanic souligne des qualités intrinsèques qui se perçoivent difficilement sur la patinoire.

« Il a un talent fou. L’amateur primaire peut voir le talent de ce jeune-là. Ce qui le distingue fondamentalement, c’est que son talent est jumelé à une passion hors du commun. C’est le point d’ancrage de son talent. Il veut toujours être sur la patinoire et jouer avec des rondelles. Il sourit toujours comme un enfant qui saute sur la patinoire pour la première fois. C’est ça, Alexis Lafrenière.

« Sur le banc, il dégage une énergie qui est vraiment incroyable. Dans les moments critiques, quand l’issue du match est en jeu, il est intenable sur le banc! Il veut vraiment être sur la glace. D’ailleurs, c’est un des aspects qu’on tente d’améliorer avec lui. Parfois, il veut tellement faire la différence qu’il étire ses présences, ce qui le rend moins efficace », confie Serge Beausoleil.

Pour faciliter l’adaptation de son jeune phénomène aux rigueurs du hockey junior majeur, dès le début du camp d’entraînement, l’entraîneur de l’Océanic l’a jumelé au centre Samuel Dove-McFalls. À 20 ans, Dove-McFalls excelle dans les deux sens de la patinoire. Il a été sélectionné au quatrième tour par les Flyers de Philadelphie au repêchage de 2015.

« Les trios changent souvent, mais je reste tout le temps avec Dove-MacFalls. Il m’aide beaucoup, dans notre zone défensive surtout. Ça fait quelques années que Samuel joue dans la ligue, alors il sait comment ça fonctionne », commente Lafrenière.

À l’extérieur de la patinoire, les compagnons de trio sont aussi devenus inséparables.

Alexis est plus jeune que la plus jeune de mes soeurs, mais je n’ai pas cette impression quand je suis avec lui. C’est un jeune mature, bien encadré et qui provient d’une bonne famille.

- Samuel Dove-McFalls

À son arrivée à Rimouski, Lafrenière a bénéficié d’une belle commandite du concessionnaire GM local : une Chevrolet Cruze toute neuve. Or, c’est Dove-McFalls qui campe le rôle de chauffeur.

« Alexis n’a pas encore son permis, alors c’est moi qui m’occupe de lui! Je le conduis à l’aréna et à l’école tous les jours. Je sais aussi à quel point c’est difficile de vaquer à toutes sortes d’obligations lorsqu’on n’a pas de voiture. Je m’arrange donc pour aider Alexis le plus possible pour ses autres déplacements. En même temps, c’est normal d’agir ainsi. Dans le junior, presque tous les joueurs qui ont une voiture ont la responsabilité de transporter les plus jeunes. Dans mon cas, c’est tombé sur Alexis », raconte le vétéran de l’Océanic.

Habituellement, les vétérans de 20 ans ne trépignent pas à l’idée d’être jumelés à des recrues au niveau junior majeur. Bien qu’ils reconnaissent l’importance du mentorat, ils veulent surtout avoir la chance de compiler de bonnes statistiques et de se faire valoir dans les moments cruciaux des matchs. Dès le départ, Dove-McFalls s’est dit enchanté d’avoir été jumelé à Alexis Lafrenière.

« La première fois que nous sommes allés sur la patinoire ensemble, il était clair qu’Alexis était un joueur exceptionnel. Je me suis considéré chanceux de pouvoir jouer avec lui. Avec mon expérience et mon leadership, j’essaie de l’aider comme j’essaie d’aider tous les autres jeunes de l’équipe. Je me souviens de mon arrivée dans la LHJMQ à l’âge de 16 ans et j’essaie d’aider les jeunes comme les vétérans l’ont fait pour moi quand j’avais cet âge. »

Le 10 mars dernier, au moment où le calendrier tirait à sa fin, Lafrenière a encaissé une solide mise en échec au centre de la patinoire du défenseur Yan Aucoin, du Drakkar de Baie-Comeau. Moins de deux secondes plus tard, Aucoin était engagé dans un combat avec Samuel Dove-McFalls.

« C’était l’une des premières fois de la saison qu’une telle situation survenait. Alexis est capable de composer avec le jeu physique et de frapper. C’est rare qu’il va se faire prendre dans une position vulnérable. J’ai juste montré à l’autre équipe qu’ils ne peuvent prendre de libertés avec notre joueur étoile. J’étais là pour le défendre comme je l’aurais fait avec un autre coéquipier », insiste le jeune mentor de Lafrenière.

Samuel Dove-McFalls (gauche) et Alexis Lafrenière se détendent à l’aide d’une console de jeux vidéo, dans le salon des joueurs de l’Océanic.
Samuel Dove-McFalls (gauche) et Alexis Lafrenière se détendent à l’aide d’une console de jeux vidéo, dans le salon des joueurs de l’Océanic.
(Photo : Radio-Canada/Iften Redjah)

Malgré ses 20 ans, Dove-McFalls s’y connaît en matière de joueurs exceptionnels. Au cours des dernières saisons, il portait les couleurs des Sea Dogs de Saint-Jean (Nouveau-Brunswick), où il a eu l’occasion de jouer en compagnie de Joseph Veleno, un attaquant qui avait exceptionnellement obtenu la permission de jouer dans la LHJMQ à l’âge de 15 ans. Cette année, Veleno est le 13e patineur nord-américain répertorié par la centrale de recrutement de la LNH.

« Veleno et Lafrenière sont très semblables en ce qui a trait au talent et au coup de patin. Ce sont deux joueurs très rapides. Mais je pense qu’Alexis est davantage un marqueur naturel. En cinq ans dans la LHJMQ, je n’avais jamais vu un gars de 16 ans marquer 42 buts! », souligne-t-il.

Quel genre de carrière Alexis Lafrenière connaîtra-t-il? En fin de compte, toutes ces comparaisons flatteuses ne pèsent rien dans la balance. La suite de l’histoire ne dépend que de lui, répondent les experts.

« Il sera un bon joueur professionnel, on le sait d’ores et déjà. Mais il peut devenir un joueur exceptionnel. C’est dans sa palette. Il s’agit de voir jusqu’où il veut aller et quel sérieux il va mettre là-dedans », estime Serge Beausoleil, qui vante autant l’attitude que la qualité de l’encadrement familial dont bénéficie son jeune attaquant.

« Son talent est clairement établi. La suite des choses dépendra d’autres facteurs. Les équipes chercheront notamment à savoir si Lafrenière gardera bien les pieds sur terre parce que ce sera déterminant. Si la tendance se maintient, il sera possiblement le prochain joueur à récolter 150 points dans la LHJMQ et il sera un premier ou un second choix au total au repêchage », prédit notre recruteur de l’Association de l’Est.

Le décompte est bien entamé. On le saura dans plus de deux ans.

Alexis Lafrenière est assis sur la bande du Colisée de Rimouski.

(Photo : Radio-Canada/Iften Redjah)

Photo en couverture : Radio-Canada/Iften Redjah