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Clint Malarchuk

Clint Malarchuk - Mort trois fois, mais toujours vivant

« Je me suis battu contre ce diagnostic pendant deux mois. Puis, j'ai compris. Si on est déjà prédisposé à la maladie mentale, un traumatisme, comme ma coupure au cou, pouvait provoquer une onde de choc, un trouble de stress post-traumatique. J'ai alors compris que j'étais malade, pas un faible. Et que je ne pouvais pas m'en sortir tout seul. »

Signé par Clint Malarchuk

Un bandeau avec le logo : Bell cause pour la cause

J’ai une balle dans le crâne. Je suis toujours pleinement conscient. Et je panique.

La police arrive. C’est le chaos total. Les agents ne savent pas si c’est ma femme qui m’a tiré dessus ou si c’est moi.

J’ai beau avoir bu une trentaine de bières, je suis assez lucide pour avoir demandé à ma femme de prétexter l’accident. Pas question de leur dire que c’est une tentative de suicide. Ils pourraient alors m’enfermer aussi longtemps qu’ils le veulent.


Le seul endroit où je me sentais bien quand j’étais jeune, c’était à la patinoire. Dehors. Je pouvais y rester du matin au soir. Mais plus je me rapprochais de la maison, plus l’anxiété revenait me hanter.

Je ne sais pas si c’est parce que je souffrais réellement d’anxiété et de dépression, ou si c’était à cause de mon père alcoolique. C’était une bonne personne pourtant. Mais quand il buvait, il devenait un monstre. Je me rappelle mes frissonnements sous mes couvertures après qu’il eut fracassé les fenêtres de la maison à 40 degrés sous zéro.

Je souffrais aussi sans le savoir de trouble obsessionnel compulsif. J’avais constamment besoin de m’assurer que tout allait bien pour ma mère. J’avais aussi une phobie des microbes. J'étais convaincu que je ne pouvais toucher à rien et qu’il fallait me laver les mains constamment. Avec le temps, j’ai transféré mon comportement obsessif au hockey.

Quand je jouais avec les Nordiques, au milieu des années 80, je n’avais qu’une chose en tête : ne rien laisser paraître.

J’essayais d’agir le plus normalement possible. Je faisais le clown dans le vestiaire, le gars facile à vivre. Avec mes amis Dale Hunter, Michel Goulet et Alain Côté, on s’amusait à jouer des tours, à découper les bas des autres ou à coudre la manche d'un manteau. Tout pour camoufler mon insécurité, ma nervosité, mes obsessions.

Sauf qu’en dedans, je me sentais terriblement différent des autres joueurs. Je me sentais tellement anxieux. J’étais obsessif dans ce que je faisais, obsessif dans ce que je pensais. Et le stress empirait les choses avant les matchs.


Clint Malarchuk porte une main à son cou après avoir été coupé par un patin, le 22 mars 1989.

Clint Malarchuk porte une main à son cou après avoir été coupé par un patin, le 22 mars 1989.

Photo : Getty Images / Bettmann

Tout a basculé le soir du 22 mars 1989 à Buffalo. Je jouais alors avec les Sabres dans un match contre St. Louis.

Une séquence de jeu a changé ma vie.

La rondelle s’est retrouvée dans le fond de notre zone à ma droite. Je collais le poteau. Les Blues ont fait une passe dans le haut de l'enclave. J’ai vite glissé devant le filet sur mes genoux en style papillon. Notre défenseur Uwe Krupp tentait de rattraper Steve Tuttle par-derrière et le joueur des Blues est tombé à la renverse. La lame de son patin m'a tranché le cou.

Sur le coup, je n'ai rien senti. Je croyais que c’était mon masque qui avait été touché. Puis, j’ai vu le sang gicler sur la glace, beaucoup de sang. Ce n’était vraiment pas beau à voir. Je suis sûr que vous avez vu les vidéos. J’étais convaincu que j’allais y passer.

L’arbitre était sous le choc. « Vite une civière! Il se vide de son sang », avait-il crié.

Je me suis donc dit : « Non! Moi, je sors d’ici. » C’est comme ça qu’on m’a élevé de toute façon. On ne reste pas sur la glace quand on est blessé. Je craignais aussi une chose : que ma mère me voit mourir à la télé.

Et je me préparais à mourir. J’ai réclamé l’aumônier de l’équipe. J’ai aussi demandé au préposé à l'équipement d’appeler ma mère pour lui dire que je l’aimais.

Arrivé à l’hôpital, pendant qu’on se préparait à m’opérer, on m’a dit : « Tout va bien se passer. » Mais j’étais loin d’en être certain. Je ne savais pas si on me disait ça simplement pour me calmer. Et si une fois endormi, je ne me réveillais plus?

Je suis convaincu que c’est le soigneur qui m’a sauvé. Il a été imperturbable. Et pourtant! Essayer de sauver une vie devant des milliers de personnes, c’est beaucoup de pression. Jim Pizzutelli avait déjà passé du temps au Vietnam et avait vu beaucoup de sang, probablement la mort. Ça l’a possiblement aidé.


Je me suis senti affaibli pendant un bon moment. J’avais perdu tellement de sang.

Lors du premier match auquel j'ai pu assister, sans pouvoir jouer encore, je me trouvais bien fragile. On a ouvert la porte réservée à la zamboni pendant un arrêt de jeu, et la foule s’est levée d’un coup. C’était le délire! J’en tremblais à la fois de faiblesse et d’émotions.

Je suis revenu au jeu seulement 10 jours après l’accident. Dix jours!

Je suis un cowboy. J’ai grandi avec les chevaux. Et vous savez ce qu’on dit quand on se fait ruer par terre? Qu'il faut remonter tout de suite à cheval pour chasser la peur. Je croyais donc que c’était la meilleure chose à faire dans mon cas aussi. À l’époque, il n’y avait pas de soutien psychologique. Et je n’y ai pas songé non plus.

En fait, le seul accompagnement dont j'ai profité est venu du soigneur de l’équipe, mon sauveur. Il m'a guidé jusqu'à mon filet en marchant sur la glace et m'a dit :

- C’est ici que ça s’est passé. Ça va aller?

- Allons-y!

Ma préparation s'est résumée à ça.

Belle coïncidence, mon retour au jeu s’est fait à Buffalo contre les Nordiques, mon ancien club. J’étais le gardien réserviste et on m’a envoyé sur la glace pour écouler les cinq dernières minutes, juste pour me remettre dans le bain. Nous avons gagné le match. Et devinez quoi : à la fin, tous les joueurs des Nordiques sont venus me saluer et me donner l’accolade. C’était génial. Je me rappelle Mario Gosselin, Paul Gillis. Imaginez, c’est un geste fantastique pour une équipe qui vient de perdre. Cela a été un des moments très émouvants pour moi.

Le défenseur des Nordiques de Québec Jeff Brown donne l'accolade à Clint Malarchuk après le match marquant son retour au jeu, au printemps 1989.

Le défenseur des Nordiques de Québec Jeff Brown donne l'accolade à Clint Malarchuk après le match marquant son retour au jeu, au printemps 1989.

Photo : Bill Wippert


Pour les partisans de Buffalo et du nord de l’État de New York, j’étais devenu un héros, car j’étais revenu au jeu si vite. À leurs yeux, j’étais tellement courageux. Un vrai guerrier. Bercé par l’appui des partisans, j’ai pu terminer la saison.

L'année suivante, tout s’est effondré. Je suis devenu très anxieux, dépressif. J’avais du mal à quitter la maison. J’ai commencé à la nettoyer comme un obsédé compulsif.

Puis, il y a eu les cauchemars. Je revivais constamment la même scène : le fameux patin venant vers moi, vers mon cou. Exactement comme si j’y étais.

Je me réveillais tout en sueur, le coeur battant, et les mains au cou.

C’était terrible. En fait, j’étais rendu au point où j’avais peur de ces cauchemars. Alors, pour éviter de tomber dans un sommeil profond et de me mettre à rêver, je dormais assis sur une chaise. Un peu comme dans un avion quand on somnole. J’ai fait ça pendant 10 jours.

À l’époque, mon coéquipier Pat Lafontaine avait organisé un party du Super Bowl chez lui. J’étais en sérieux manque de sommeil. Je ne suis donc pas resté longtemps. Je prenais des antidouleurs à ce moment-là. J’ai pris le flacon et je pouvais lire sur l’étiquette : « Ne pas consommer avec de l’alcool. Risque de somnolence. »

J’ai pris cinq ou six comprimés au lieu d’un ou deux. Puis, j’ai enfilé une bouteille de scotch. Je me suis dit : « Je m’en fous. Je veux dormir. »

Mon coeur s’est arrêté. J'ai tout de suite pris le chemin de l’hôpital! On croyait que j’avais fait une tentative de suicide. « Non, non! » C’était ma réponse au psychiatre le lendemain.

Il m’a demandé : « Mais que se passe-t-il mon fils? »

J’ai toujours été insécure, probablement à cause de mon père. Mais là, je me voyais partir à la dérive, perdre le nord.

C'est à ce moment que j’ai déballé mon sac. Pour la première fois. Jusque-là, j’avais tout gardé en dedans. J’avais tout caché, même à ma femme, à cause des préjugés envers la maladie mentale, surtout à cette époque.

C’était considéré comme une faiblesse et non une maladie ou un déséquilibre chimique. Et lorsque tu es gardien, tu dois être le plus fort de l’équipe entre les deux oreilles. J’avais peur qu’on ne veuille plus de moi.

J’ai tout raconté au psychiatre : mes cauchemars, mes crises de panique. Ces attaques de panique sont vraiment déroutantes. Tout à coup, ton coeur s’emballe et tu as le souffle court. Comme lors d'une crise cardiaque. Puis, c’est la peur.

C’est affolant.

C'est seulement à ce moment, dans ce chapitre-là de ma vie, que j'ai reçu pour la première fois un diagnostic d'anxiété, de dépression et de trouble obsessif compulsif.

Il a fallu du temps pour trouver la bonne médication. Je jouais tellement mal que les Sabres m’ont envoyé dans les mineures à San Diego. J’ai vu là-bas un spécialiste qui m’a remis sur pied en six semaines. Ça a duré une quinzaine d’années.


Puis, en 2008, tout a basculé. Encore une fois. Avec l’incident de Richard Zednik, l’attaquant des Panthers, l’ancien du Canadien.

Tout comme moi, il a été coupé par la lame d’un patin. Tout comme moi, il a perdu beaucoup de sang et a quitté la patinoire par lui-même. Tout comme moi, ça s’est passé à Buffalo.

Richard Zednik est promptement accompagné hors de la patinoire par son coéquipier Jassen Cullimore et un soigneur des Panthers de la Floride après avoir été atteint par un patin, le 10 février 2008.

Richard Zednik est promptement accompagné hors de la patinoire par son coéquipier Jassen Cullimore et un soigneur des Panthers de la Floride après avoir été atteint par un patin, le 10 février 2008.

Photo : La Presse canadienne / John Hickey

J’étais alors entraîneur des gardiens pour les Blue Jackets de Columbus. J’étais donc très accessible pour les médias qui voulaient m’entendre sur le sujet.

J’ai fait des entrevues sur Zednik ad nauseam. Et je suis descendu en enfer.

J’ai recommencé à revivre mon incident. Le patin, la lame, le cou. Ma médication n’avait plus l’effet escompté. Ça ne marchait plus. Je croyais que tout irait bien si je continuais de prendre mes pilules. Mais non.

J’étais à nouveau dépressif et anxieux. J’étais surtout convaincu que je devenais fou. J’avais des comportements psychotiques, je commençais à paranoïer.

Je croyais que le FBI me poursuivait. Je croyais que ma femme me trompait. Avec ce trouble obsessif compulsif, j’étais incapable de chasser ces images.

C’était comme une mauvaise chanson qui tourne en boucle, un mauvais ver d’oreille.


Ça fait quelques jours déjà que ça va franchement mal. On m’a amené à l’hôpital, je me suis enfui. Je me sens vraiment déraper et je suis convaincu que personne ne peut m’aider.

Je me retrouve souvent à l’écurie. Là, je caresse mes chevaux, en pleurant. Et je leur répète la même question : « Qu’est-ce qui m’arrive? »

Je commence à boire. Beaucoup. Et ça marche. Quand je suis déprimé, ça me remonte. Quand je suis anxieux, ça me calme. C’est devenu un outil. Je ne fais pas la fête. Non. Je bois seul chez moi, à l’écurie.

Ma femme ne sait plus quoi faire, car je ne veux plus voir de médecin. Je sens que les médicaments empirent mon état. Je bois trop et, parfois, je lui crie après. Des choses comme : « Tu ne m’aimes pas! Tu me trompes! » Elle n’en peut plus et décide, cette nuit-là, de dormir à l’hôtel.

Moi, je bois de la bière toute la nuit. Mon cerveau fait du 100 à l’heure. Le lendemain, derrière l'écurie, je m’amuse à tirer sur des cibles et sur des lièvres.

Quand ma femme revient en après-midi, je n’ai pas dormi. Et le fusil se trouve sur une petite table où j’ai l’habitude de m’asseoir.

Elle constate vite que je suis dans le brouillard.

- Parle-moi. Qu’est-ce qui se passe?

- Je ne suis plus capable de l’expliquer. Tu n’as aucune idée ce que c’est que de vivre dans ma tête. Je veux juste en finir avec cette souffrance.

Je prends le fusil. Je ne sais pas s’il reste une balle dans l’arme, mais j’appuie sur la gâchette.


Il y avait bel et bien une balle. Elle est maintenant logée dans mon crâne. C’est l’horreur. Je suis toujours conscient.

Je lance à ma femme : « Regarde ce que tu viens de me faire faire! »

Comme si c’était sa faute. Dieu que c’était cruel!

Une fois les ambulanciers arrivés, ils veulent savoir quelle sorte de médicaments je prends. Ma femme sort de la maison avec un sac rempli de médicaments.

-  Lesquels prend-il, lui demandent les ambulanciers.

- Tous, a répondu ma femme.

J'avais des ordonnances pour dormir, pour me calmer, pour mon trouble obsessif compulsif, pour ma dépression. J'étais surmédicamenté.

Je prie alors pour que ma femme raconte aux policiers que j'ai tiré par accident, en grimpant la clôture à la poursuite de lièvres. Ce qu’elle fait.

Tous mes proches sont arrivés à l’hôpital de la ville. Mais il faut vite me transférer par hélicoptère à Reno. Je refuse. Imaginez, j’ai une balle dans la tête et je leur dis :

- Et si l’hélicoptère s’écrase? Je peux arranger ça moi-même. Je me suis déjà fait des points de suture.

- Mais on n’a aucune idée où la balle se loge, me répond-on. Elle peut bouger et tu peux mourir.

Ils finissent par me raisonner et m'endorment.

Plus tard, un policier appelle ma femme pour la convaincre de changer sa version des faits.

« On connaît Clint, lui dit-il. On connaît son histoire. On sait qu’il agit bizarrement, qu’il boit. On ne croit pas à l’accident. Si vous ne changez pas de version, il pourra quitter l’hôpital quand il le voudra. »

Ma femme avoue finalement que c’est moi qui ai tiré.


On m’a ensuite admis dans un centre de traitement. J’y ai passé six mois. C’est là que j'ai appris que je souffrais du trouble de stress post-traumatique, comme c'est le cas pour plusieurs soldats.

Je l'ai mal encaissé. En fait, je ne l’acceptais pas. Je croyais que j’étais un dur de dur parce que j’étais revenu au jeu si vite après ma blessure. J’étais une star à Buffalo. On a nommé un groupe de musique en mon honneur, un cheval de course aussi!

Je pouvais accepter l’anxiété, la dépression, mais pas ça.

Je me suis battu contre ce diagnostic pendant deux mois. Puis, j’ai compris. Si on est déjà prédisposé à la maladie mentale, un traumatisme, comme ma coupure au cou, pouvait provoquer une onde de choc, un trouble de stress post-traumatique.

J’ai alors compris que j’étais malade, pas un faible. Et que je ne pouvais pas m’en sortir tout seul.

Une fois ce diagnostic accepté, je me suis remis rapidement sur pied.

On a changé ma médication et j’ai fait beaucoup de thérapie seul, et avec ma femme parce qu'il y avait eu des dommages collatéraux. Il y avait eu beaucoup de colère de ma part, ce qui est fréquent avec le stress post-traumatique.

Elle me répondait toujours : « Clint, je t’aime. Je ne m'en vais nulle part. »

Ses proches avaient peur pour elle. Mais elle est restée près de moi.


Clint Malarchuk et sa conjointe Joanie regardent la caméra côte à côte

Clint Malarchuk et sa conjointe Joanie

Photo : Courtoisie Clint Malarchuk

Joanie est ma meilleure amie. On fait tout ensemble. Nous possédons une entreprise de chevaux. Elle m’assiste dans ma pratique dentaire et chiropratique pour les chevaux. Car oui, je suis retourné à l’école. Là où, enfant, j’avais si peur. J’ai vaincu certains de mes démons.

Aujourd’hui, Joanie prononce même des conférences avec moi. J'en donne entre 30 et 50 par année. J’adore cela parce que je vois tout de suite l’impact que nous avons. Les gens viennent nous voir par la suite et sont très émus, touchés. Ils sont désormais prêts à aller chercher de l’aide. Je sens que je fais une différence. C’est très gratifiant. C'est une véritable thérapie pour moi.

Je ne peux pas en dire autant du livre, The Crazy Game, que j’ai publié en 2014. Son écriture a provoqué ma rechute. À cause de lui, j’ai revisité mes périodes sombres. C’était tellement pénible.

Je me suis donc dit qu’un petit verre pourrait étouffer ma douleur. Erreur. Je suis donc immédiatement allé en cure de désintox. Je voulais y aller. Ma femme m’a bien sûr soutenu là-dedans. Elle a été fantastique. Elle l’est encore.

Il m’arrive encore de me réveiller en état de déprime. Puis, je redeviens anxieux. Il faut alors que je m’occupe. Et ça passe. Tiens, juste l’autre nuit, par exemple, je me suis réveillé et j'ai angoissé.

Mais je peux maintenant gérer tout ça. Je sais que ça va passer, que je n’en mourrai pas. Je fais mes exercices de respiration. Je médite aussi. J’ai des outils.

Je consulte toujours un thérapeute. Deux fois par semaine s’il le faut.

Maintenant, je ne pleure plus avec mes chevaux. Je leur parle. Leur présence tranquille me fait un bien immense.

J’ai toujours cru que ma mission dans la vie était de jouer au hockey.

Je me trompais. La LNH n’était qu’un tremplin.

J’aurais dû mourir trois fois. Dieu a préféré que j’aide les autres.

Propos recueillis par Diane Sauvé

Ce texte est publié dans le cadre de la campagne Bell cause pour la cause. Le commanditaire n'a droit de regard ni sur le choix du sujet ni sur le contenu.