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David Eng

David Eng - « On m’a privé de mes derniers Jeux »

En juin 2020, en pleine pandémie mondiale, quelques mois à peine après l’annonce du report des Jeux paralympiques de Tokyo, la nouvelle est sortie : des athlètes comme moi, on n’en voulait plus.

Signé par David Eng 

L'auteur a remporté trois médailles aux Jeux paralympiques avec l'équipe canadienne de basketball en fauteuil roulant. Il a été contraint de mettre fin à sa carrière avant de s'envoler vers Tokyo à cause d'un changement des classifications dans son sport.

Durant le match opposant le Canada à la Corée du Sud aux Jeux paralympiques de Tokyo samedi soir, j’ai reconnu sur le bras gauche de mes coéquipiers un symbole qui m’est très familier.

Ils portaient tous un tatouage de Superman, le même que celui qui est sur mon bras depuis très longtemps, au même endroit, en mon honneur.

Ce geste m’a profondément ému.

J'aurais tellement aimé être avec eux sur le terrain à Tokyo.

Mais j'ai été banni.


Chef de file. Ambassadeur du mouvement paralympique. Athlète de l’année de l’Association canadienne des sports en fauteuil roulant. Modèle autant sur le court qu’à l’extérieur du terrain. Capitaine de l’équipe nationale de basketball en fauteuil roulant. Porte-drapeau pour le Canada à la cérémonie d’ouverture des Jeux de Rio en 2016.

Des titres, j’en ai reçu au cours de ma longue carrière et j’en suis extrêmement fier.

Pourtant, je n’ai pas pu la terminer en beauté, cette carrière. Je suis barré.

Je n’ai pas échoué à un test antidopage, je n’ai jamais triché et, rassurez-vous, je ne suis accusé de rien. Mais des décisions politiques, d’un mouvement que j’ai toujours eu le plaisir de fièrement représenter, un mouvement prônant la diversité et l’inclusion, me privent maintenant de boucler une longue boucle.

C’est en 1989 que j’ai commencé à dribler le ballon en fauteuil roulant. À ma saison de recrue au sein de l’équipe nationale en 2004, j’ai remporté l’or aux Paralympiques d’Athènes avec mes coéquipiers. Depuis, j’ai amassé un titre de champion du monde (2006) et deux autres médailles paralympiques, l’argent à Pékin (2008) et l’or à Londres (2012).

En juin 2020, en pleine pandémie mondiale, quelques mois à peine après l’annonce que les Jeux paralympiques de Tokyo allaient être reportés d’un an, la nouvelle est sortie de la Fédération internationale de basketball en fauteuil roulant (IWBF) : des athlètes comme moi, on n’en voulait plus.

J’ai choisi de garder le silence. Des choses sont vraies, mais d’autres sont fausses. Maintenant, je suis prêt à en parler pour la première fois en plus d’un an et demi.

Il serre la main d'un coéquipier.

David Eng était capitaine de l'équipe nationale.

Photo : Dave Holland/Canadian paralympic / Dave Holland

Tout au long de ma carrière, des gens ont remis en question ma classification, mon droit de jouer sur la scène internationale. Il y a eu quelques réclamations. J'ai souvent dû justifier la raison pour laquelle, hors du terrain, j’étais debout derrière mon fauteuil roulant.

Des classificateurs, j’en ai rencontré. D’autres experts et des physiothérapeutes aussi. J’ai passé des radiographies. Chaque fois, le verdict était le même et il était clair : j’étais admissible pour faire du basketball en fauteuil roulant au niveau international. Je n’ai jamais eu de problème, jamais.

J’ai une jambe plus courte que l’autre d’environ 3,5 à 4 centimètres. Ce n’est peut-être pas le handicap le plus évident à percevoir, et c’est loin d’être le pire, mais il existe.

J’ai essayé de jouer au basketball debout. Je faisais même partie de l’équipe de mon école secondaire, mais je me blessais tout le temps. J’ai dû renoncer à participer à la demi-finale de la saison scolaire en raison d’une entorse lombaire reliée à ma condition physique.

Je pouvais sauter, oui, mais chaque atterrissage me faisait mal à cause de l’impact. Ce n’était pas possible d’espérer continuer ainsi.

J’ai donc joué au basketball en fauteuil roulant, et j'ai eu une longue et belle carrière. Grâce à ce sport, non seulement j’ai remporté les titres les plus prestigieux, mais j’ai aussi voyagé partout dans le monde et créé des amitiés qui me sont toujours très chères.

Il porte le drapeau de l'équipe canadienne.

David Eng a été porte-drapeau à la cérémonie d'ouverture des Jeux de Rio.

Photo : afp via getty images / -

Au début, lorsque je me suis fait évaluer et qu’ils ont constaté que j’avais une jambe plus petite que l’autre, la Fédération internationale a reconnu mon admissibilité. La logique était : est-ce que cela m’empêchait de jouer à mon plein potentiel au basketball debout et de faire de la compétition? La réponse était oui. On coche la petite case de la classification 4.5, c’est-à-dire que mon handicap figurait parmi les plus légers.

Avant 2014, il n’y avait pas de réglementation associée à la différence de longueur entre les deux jambes d’un athlète, et pour cause. Assis dans un fauteuil roulant, ça ne fait aucune différence. Mais cette année-là, l’IWBF a décidé de revoir ses règles de classification. J’étais le seul athlète, à l’époque, qui avait ce type de handicap et qui jouait au basket sur la scène internationale.

La Fédération internationale a tranché de façon aléatoire que la différence des deux jambes doit être de 6 centimètres. Elle n'a pas consulté d'experts et ne s'est pas basée sur la science. Et surtout, sans vraiment parler au seul joueur de niveau international concerné par cette nouvelle règle.

On m’a tout de même laissé continuer de jouer au plus haut niveau grâce à une clause grand-père, en reconnaissance de mon parcours. Je suis allé aux Jeux parapanaméricains à Toronto en 2015, puis aux Jeux paralympiques de Rio en 2016, où j’ai été nommé porte-drapeau de la délégation canadienne à la cérémonie d’ouverture.

J’étais aussi de l’équipe nationale aux Championnats du monde de 2018 et j’ai aidé le Canada à se qualifier pour les Jeux paralympiques de Tokyo lors des Jeux parapanaméricains de Lima, en 2019, où nous avons remporté la médaille d’argent.

Dans le dernier cycle, le Comité international paralympique (CIP) a demandé à la Fédération internationale de basketball en fauteuil roulant de revoir ses classifications afin que cela soit conforme à son propre système. C’est là que la guerre a commencé puisque des menaces ont laissé entendre que le basketball en fauteuil roulant pourrait être exclu du programme à Tokyo et à Paris. Résultat : entre 50 et 75 athlètes, dont moi, doivent être classifiés à nouveau.

Au terme de l’exercice, la Fédération internationale a trouvé huit athlètes dont les handicaps n’étaient pas conformes au système de classification du CIP.

C’est-à-dire que ces athlètes pourraient continuer de concourir dans leurs ligues respectives et même aux Championnats du monde, mais ne peuvent pas représenter leur pays aux Jeux paralympiques. Un neuvième joueur actif a été exclu par l’IWBF, car il était jugé non admissible en vertu de ses propres règles.

Ce joueur, c’est moi.

Mon hypothèse est la suivante : acculée au pied du mur, l’IWBF ne voulait pas garder ma clause grand-père de peur de perdre d’autres acquis auprès du CIP, alors ils m’ont laissé tomber. J’ai été sacrifié. Je suis une victime collatérale.

Le plus drôle dans tout ça, c’est que selon les nouvelles règles des Jeux paralympiques et dans le nouveau système de classification du CIP, je suis encore admissible. J’ai reçu une lettre de leur part où il est écrit noir sur blanc que oui, je suis encore admissible, mais comme je ne le suis plus auprès de l’IWBF, je ne pouvais pas aller au Japon.

C’est le contraire des joueurs qui se sont retrouvés inadmissibles à un an des Jeux de Tokyo. Eux, ils ont été exclus parce que leur catégorie de handicap ne cadrait pas dans le système de classification du Comité international paralympique, tandis que moi, c’est la Fédération internationale qui a décidé que je ne pouvais plus jouer.

En fin de compte, personne d’entre nous n’est à Tokyo.

Plusieurs formations aux Jeux de Tokyo sont donc privées d’un de leurs joueurs pour des raisons semblables aux miennes. Comme les cas évalués l’année dernière ne concernaient que des joueurs potentiels qui pouvaient aller aux Jeux paralympiques cette année, d’autres athlètes en basketball en fauteuil roulant pourraient subir le même sort au début du prochain cycle paralympique.

Il lance le ballon.

David Eng a remporté trois médailles des Jeux paralympiques.

Photo : Dave Holland/Canadian paralympic / Dave Holland

Lorsque la nouvelle est sortie, j’ai reçu du soutien de partout dans le monde. Une vague d’amour solidaire à ma cause qui m’a profondément touchée. J’ai essayé de tout lire, mais même aujourd’hui je ne sais pas si j’ai tout vu passer. Des affiches Let Dave Play ont circulé sur les réseaux sociaux et même des pétitions. Elles exigeaient que les décisions sur mon cas et sur ceux des autres joueurs qui étaient privés de représenter leur pays à Tokyo soient modifiées.

Je n’ai pas riposté, je ne me suis pas battu. Cela avait pris trois mois avant que la décision finale arrive. C’est à la fin de cette attente que j’ai réalisé combien tout ça me stressait et me consumait. Je n’avais eu que ça en tête.

Il tient sa fille dans ses bras.

David Eng et sa fille Mackenzie Rose

Photo : Gracieuseté : David Eng/Stefany Mclean Photographe

Quand j’ai accueilli la nouvelle, ma petite Mackenzie Rose était à peine âgée de quelques jours. Ce petit cadeau du ciel est arrivé dans ma vie le 28 mai 2020. Soit que j’entrais dans un tourbillon généré par la nouvelle, soit j’étais présent pour Malek, sa nouvelle petite soeur, et l’amour de ma vie, ma femme Stéphanie, pour vivre ces nouveaux moments en famille. Je voulais être mentalement présent pour les premiers moments de ma fille sur terre.

Nous étions en pleine pandémie mondiale, les restaurateurs étaient en mode survie ou fermaient leurs portes, des pères et des mères de famille perdaient leur vrai emploi. Je ne veux rien enlever aux athlètes, pas du tout. Je sais que pour certains d’entre eux, cette période a été très difficile mentalement.

Je m’excuse, mais dans ma tête, on fait du sport. Ce qu’on fait dans la vie, c’est jouer. C’est un jeu.

Ç’a été ma vie pendant 30 ans. Mais je me suis dit : les gens dans la société qui ont perdu leur travail, ils vont dire quoi si je me plains? Pauvre gars, il ne peut plus jouer à son sport?

Oui, c’était mon gagne-pain. C’était une belle vie. Mais ce n’est pas comme un parent qui travaille dans une usine ou un restaurateur qui a investi tout ce qu’il avait. Moi, je ne pouvais plus que lancer un ballon dans un panier.


Ils prennent la pose.

David Eng et son fils

Photo : Gracieuseté : David Eng/Stef & Stef photographie

J’ai été incroyablement choyé dans ma carrière de basketteur. J’ai participé à quatre Jeux paralympiques, de ceux d’Athènes à ceux de Rio. J’ai voyagé dans le monde, je me suis fait des amis pour la vie. Tous les messages que j’ai reçus l’ont prouvé.

J’ai fait le tour de mon sport. Ma plus grande motivation à aller à Tokyo était d’y aller en famille. J’aurais aimé que mon petit Malek, né en 2018, ait la chance de venir me voir compétitionner aux Jeux paralympiques. Je savais que j’allais prendre ma retraite après mes cinquièmes Jeux.

Cela ne m’empêche pas de penser que la décision est très dure et qu’elle est injuste, pas simplement pour moi, mais aussi pour les huit autres joueurs expulsés. Je n’ai pas l’impression que cette décision a été prise en pensant aux athlètes et c’est ce qui m'attriste le plus. Les Jeux de Tokyo auraient été mes cinquièmes. Mais parmi les autres, certains auraient pu vivre leurs premiers, et ils n’auront jamais la chance de vivre cette expérience.

Je ne comprends pas non plus pourquoi ils ne nous ont pas laissé terminer le cycle paralympique, surtout que plusieurs parmi nous étions des parties prenantes aux qualifications de nos équipes pour les Jeux paralympiques.

Prenons l’exemple du Britannique George Bates, membre de l’équipe médaillée d’or des derniers Championnats du monde. En finale contre les États-Unis, il a été le meilleur marqueur de son équipe. Où sera-t-il pendant les Jeux paralympiques? Je ne sais pas, mais pas sur le terrain avec ses coéquipiers. Souffrant du syndrome douloureux régional complexe, sa situation n’est plus reconnue comme un handicap auprès des instances qui gouvernent les sports paralympiques.

C’est un peu triste.

Ils tiennent leurs enfants dans leurs bras.

David Eng, sa femme Stéphanie et leurs deux enfants

Photo : Gracieuseté : David Eng/Stefany Mclean Photographe

Chaque fois que j’ai enfilé mon uniforme, que ce soit celui de l’unifolié, celui de mon équipe universitaire américaine ou celui des New York Rollin’s Knicks en National Wheelchair Basketball Association, mais surtout celui des Gladiateurs de Laval dans la ligue provinciale, avec qui j’ai fait mes débuts et que je représentais encore, je l’ai toujours fait fièrement. Derrière chaque médaille et chaque titre, mais aussi derrière chaque défaite ou déception, il y a eu des milliers d’heures de travail et des millions de gouttes de sueur.

Je me suis battu souvent dans ma carrière pour montrer que notre sport n’était pas juste du loisir pour désennuyer les pauvres personnes handicapées, et que nous étions de vrais athlètes qui méritaient d’être au plus haut niveau.

C’est ce que je pense et c’est ce que je voulais transmettre au plus grand nombre de personnes possible. Le sport paralympique, c’est excitant à pratiquer et à regarder.

Dans toutes mes conférences, j’ai toujours défendu le mouvement paralympique. Je suis persuadé qu’on entendra souvent pendant les Jeux de Tokyo le mot inclusif. Pourtant, ils excluent des gens et, par le fait même, baissent le niveau du jeu.

Cette hypocrisie fait très mal pour le développement du sport. Nous étions des modèles pour certains, des athlètes inspirants pour d’autres. Maintenant, nous ne sommes plus rien.

Pour la santé et la crédibilité de ce mouvement, pour que l’intérêt envers les sports paralympiques continue de grandir et que le niveau de jeu soit à son plein potentiel, de grandes réflexions doivent avoir lieu.

L'équipe montre sa médaille d'argent.

David Eng et ses anciens coéquipiers ont remporté la médaille d'argent aux Jeux parapanaméricains de Toronto.

Photo : The Canadian Press / Nathan Denette

Quand je pense à ma carrière, j’essaie de faire abstraction de ça.

Je ne veux rien enlever à ce que j’ai vécu et aux contributions que j’ai apportées, à la différence que j’ai faite chaque fois que j'ai embarqué sur le terrain.

Je ne sais pas encore comment je me sens par rapport à tout ça, mais jamais je n’aurai ce sentiment de l’imposteur. J’ai mérité ma place chaque fois et je crois honnêtement que je l’aurais encore mérité.

Dans les dernières années, puisque plusieurs savaient que le temps de la retraite viendrait, on m’a souvent demandé ce que j’allais faire après. Si j’allais rester dans le milieu du basketball en fauteuil roulant. Je disais, comme plusieurs athlètes, que le sport a tellement été bon pour moi durant toutes ces années que je voudrais redonner à mon tour. C’était un peu mon intention.

C’était.

Je ne le sais plus.

En ce moment, je ne sais plus si j’ai la légitimité d’en parler. Le temps me le dira peut-être, avec un peu plus de recul. En m’évinçant, ils m’ont aussi enlevé mon plus grand cercle social, mon rêve de m’investir dans le sport une fois à la retraite… Certains diront : Tu peux coacher…

Oui O.K., mais ce n’est plus la même affaire.

Il porte le drapeau du Canada dans ses mains.

David Eng a été porte-drapeau pour la délégation canadienne aux Jeux paralympiques de Rio, en 2016.

Photo : matthew murnaghan/canadian paral / Matthew Murnaghan

J’aurais aimé me retirer pour les bonnes raisons. J’aurais aimé choisir le moment de ma sortie. Quand j’ai joué en finale aux Jeux parapanaméricains de Lima en 2019, j’aurais aimé savoir que c’était la dernière fois que je portais le maillot unifolié à un grand événement international.

Que ça se termine comme ça, c’est dommage, mais ce n’est plus la fin du monde. J’ai eu la chance que mes commanditaires et Sport Canada me soutiennent dans ma soudaine transition. Je sais que j’ai une famille, une merveilleuse femme et tout pour être comblé et heureux.

J’en profite pour poursuivre des études en finances, je fais de la livraison pour Skip the dishes pour arrondir les fins de mois et j’espère mettre mes études en kinésiologie à profit quand la pandémie sera derrière nous et que tout sera redevenu presque normal dans les gymnases et autres centres d’activité physique.

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion d’aller à Toronto pour jouer avec mon ancienne équipe qui était en pleine préparation pour les Jeux paralympiques.

Je ne les avais pas vus depuis très longtemps. J’étais vraiment content de les revoir. Et je crois qu’eux aussi étaient contents de revoir leur ancien capitaine.

Mon absence permet aussi à un autre joueur de faire sa place dans l’équipe nationale aux Jeux de Tokyo. C’est donc un jeune athlète de plus qui vit l’expérience paralympique. C’est quelque chose de touchant quand même.

J’y ai vu de belles choses, des joueurs qui ont pris plus de maturité et de leadership. J’avais hâte de voir comment ça allait aller à Tokyo.

J’aurais tant voulu être leur capitaine une dernière fois. Mais c’est d’un autre œil et dans un autre rôle que j’observe mes anciens coéquipiers à ces Jeux paralympiques : celui d’analyste aux côtés de Gilles Gagnon dans les studios de Radio-Canada à Montréal. Je ne manque aucune de leurs actions et je me donne la mission de mieux faire connaître ce sport – je ne sais plus si j’ai envie de dire mon sport – à toute la population.

Des joueurs de basketball en fauteuil roulant pendant un match

Hommage à David Eng

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

L’hommage que m’ont rendu mes anciens coéquipiers samedi soir m’a touché. Le fait de porter mon tatouage était une façon de m’avoir avec eux à Tokyo.

Les Canadiens ont remporté leur premier match ce soir-là et leur victoire d’aujourd’hui face aux Colombiens leur permet d’atteindre les quarts de finale. Ils sont ainsi assurés d’améliorer notre 11e place des Jeux de Rio.

Si j’étais toujours leur capitaine et devant eux à Tokyo, je leur dirais : profitez du moment et croyez en vous. Représentez notre pays du mieux que vous le pouvez. C’est le temps de briller.

Propos recueillis par Émilie Bouchard Labonté

Photo d'entête par Comité paralympique canadien/