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Dave Leduc montre ses trois ceintures de champion.

J’ai choisi le sport le plus violent du monde

« La veille du combat, dans ma miteuse chambre d'hôtel, j'avais peur. Je ne pense pas avoir eu aussi peur à un autre moment de ma vie. J'étais au Myanmar, un pays méconnu, et j'allais participer à un sport de combat que je ne maîtrisais pas complètement, et dans lequel j'étais sans expérience. »

Signé par Dave Leduc

Je me souviens encore de la grosse porte bleue en métal, ornée de barbelés, qui m’accueillait à l’entrée. J’ai dû me pencher pour la traverser parce qu’elle était vraiment très basse et que je mesure plus de six pieds.

De l’autre côté, plus de 800 prisonniers aux regards inquiétants m’attendaient dans une gigantesque cour de récréation. Leurs yeux maganés trahissaient le fait qu’ils avaient eu une vie difficile et qu’elle l’était encore, dans cette prison thaïlandaise à sécurité maximale.

Un ring était planté au milieu de la cour.

C’est là que moi, Dave Leduc, un gars bien ordinaire de Chelsea, en Outaouais, j’allais me battre.

Un prisonnier avec un gros accent thaï fredonnait I Want it that Way des Backstreet Boys. C’était surréaliste.

J’ai regardé le seul ami qui m’accompagnait, Mert, un combattant turc, et je lui ai demandé : « Veux-tu bien me dire ce qu’on fait ici? »

On avait ni téléphone ni arme, ni rien pour se défendre, et je m'apprêtais à combattre au milieu de tueurs, de violeurs et de dealers de drogue.

L’intensité du moment, je peux difficilement la décrire.

Je me battais justement contre un prisonnier condamné pour trafic de méthamphétamines, Tahan Charn Chai. S’il gagnait, il sortait de prison deux ans plus vite que prévu.

Ma carrière a vraiment pris son envol ce jour-là, en prison. Pas comme prisonnier, je vous rassure, mais lors de cet événement, appelé Prison Fight. Le gouvernement thaïlandais permet à des détenus d’affronter des combattants étrangers. S’ils gagnent, ils voient leur sentence réduite, ou même annulée.

Vous pouvez vous imaginer à quel point les prisonniers veulent la peau des étrangers.

Devant moi, mon adversaire ne se battait donc ni pour l’honneur ni pour l’argent. Il se battait carrément pour sa liberté.

Et Tahan Charn Chai savait se battre. En fait, tous les prisonniers que j’ai vus ce jour-là savaient se battre. Sur dix combats, nous ne sommes que deux étrangers à avoir gagné.

Et dans mon cas, cela a été toute une bataille.

J’ai donné tout ce que j’avais dans ces conditions jusque-là inconnues pour moi. Dans le ring, devant le directeur de la prison, bien installé dans son gros fauteuil, j’ai martelé mon adversaire de coups de poing et coups de coude. Je lui ai fendu le crâne. Le sang giclait un peu partout.

Je vais toujours me souvenir des moments qui ont suivi le combat. Je suis sorti, j’ai pris un seau d’eau et je me le suis lancé au visage pour me laver. La céramique au sol, qui était blanche, est instantanément devenue rouge à mesure que le sang de mon adversaire coulait le long de mon corps.

Cette vision m’a marqué. J’avais l’impression d’être dans un rêve.

Je ne l’ai jamais dit à personne, mais je n’ai pas été payé pour ce combat. J’ai même payé mon billet d’avion et ma chambre d’hôtel moi-même. C’est dire à quel point je voulais participer à cet affrontement, à quel point je pensais qu’il m’ouvrirait des portes.

Je ne m’étais pas trompé.

Dave Leduc

Dave Leduc

Photo : Radio-Canada / Olivier Plante


Coups de pied, coups de coude. Même les coups de tête sont permis.

Depuis trois ans, je gagne ma vie en frappant de toutes mes forces à poings nus sur des gars que je ne connais presque pas. Plutôt contradictoire pour moi, qui aime croire que je suis terre-à-terre et doux dans la vie de tous les jours.

Ma vie, c’est la boxe birmane, le Lethwei. C’est la discipline reine en Birmanie, et son histoire remonte à des milliers d’années.

Je suis champion du monde de ce sport, qu’on dit le plus violent et le plus brutal de la planète. Deux adversaires s’affrontent dans un ring pendant cinq rounds. Pratiquement tous les coups sont permis.

Il n'y a qu'une seule façon de gagner : mettre mon adversaire hors de combat. Si nous restons tous les deux debout après 15 minutes de bagarre, c’est un match nul.

Rien n’égale la sensation d’une telle bataille.

Mais le chemin pour s’y rendre est parsemé d’embûches, les obstacles à franchir sont importants. Si on m’avait dit, il y a quelques années, que je deviendrais champion du monde, dans un pays où je n’avais jamais mis les pieds, je ne l’aurais probablement pas cru.


J’ai toujours voulu être différent. Je me suis toujours senti comme un mouton noir.

Et j’ai toujours été intense dans la vie. Extrême même.

À l’adolescence, je me faisais taquiner parce que j’avais une coupe de cheveux différente, avec une immense quantité de gel. On me surnommait Jello.

Je n’ai jamais rien fait comme les autres. Je ne peux pas regarder un seul film le soir; je dois regarder une série au complet et me coucher à 5 h. Si je veux manger de la crème glacée, je vais manger le pot au complet. Quand je prends des vacances, ce n’est jamais quelques jours, c’est deux mois de suite.

Je ne m’arrête jamais. C’est comme ça que je vis ma vie.

J’imagine que c’est donc logique que j’aie choisi le sport le plus violent du monde. Si je me bats, aussi bien le faire dans le sport le plus brutal et être le meilleur, non?

Jamais je n’aurais cru que, trois ans plus tard, je serais rendu aussi loin, que j’aurais fait évoluer mon sport de cette manière. Je suis maintenant connu partout dans le monde et j’ai donné des séminaires dans plus de 30 pays.

J’ai bâti ma marque et je gagne ma vie dans un sport dangereux, certes, mais tellement excitant et qui représente tout un peuple.

Vous trouvez ça trop violent? Pourtant, c’est ce qui se rapproche le plus de la nature humaine, de ce qui est inné chez nous : se battre, se défendre. Personne ne me force à aller dans un ring, et personne ne force mon adversaire à y être non plus.

Ce que j’aime des sports de combat, c’est que tout le monde comprend comment ça fonctionne. N’essaie pas d’expliquer le baseball à ma grand-mère, elle ne comprendra rien. Mais, à la fin d’un combat, elle sait que l’athlète qui est par terre a perdu et qu’on lève dans les airs le bras du gagnant.

C’est clair, c’est simple. C’est en nous.

En me regardant, en me connaissant davantage, les gens peuvent comprendre que je mène une belle vie rangée. J’ai un bon fond. D’ailleurs, chez moi, en Outaouais, les gens sont encore surpris que je sois ce féroce combattant dans l’arène. Je me considère comme tranquille et facile d’approche dans le quotidien.

Je pense que le public comprend de plus en plus l’essence de mon sport. C’est une discipline qui oppose deux professionnels qui s’entraînent fort et font des sacrifices, et qui veulent montrer lequel est le meilleur.

Mais quand je sors du ring, je ne suis plus le même. Le Dave dans l’arène ne me définit pas dans la vie. Il faut vraiment faire la distinction entre les deux.

Dave Leduc

Dave Leduc

Photo : Radio-Canada / Olivier Plante


À 18 ans, j’ai eu une chicane avec mon père et mes parents m’ont renvoyé de la maison. C’est un peu le coup de pied au derrière qu’il me fallait pour partir à l’aventure en Asie et commencer ma carrière de combattant. Je n’ai pas parlé à mon père pendant quelques années.

Maintenant, notre relation est excellente. Je le remercie d’avoir pris cette décision à l’époque.

J’ai subi des défaites dans d’autres disciplines. Mais, ces revers ont été essentiels à mon cheminement. Je sais ce que ça fait à l’intérieur, perdre.

It fuckin’ sucks!

Je ne veux plus jamais vivre ce sentiment.


Un jour, dans notre gymnase de Gatineau, quand j’avais 19 ou 20 ans, mon entraîneur, Sifu Patrick Marcil, m’a montré de vieilles vidéos YouTube de combats Lethwei. Je me suis mis à admirer ce sport.

Des années plus tard, à l’automne 2016, après plusieurs combats de muay thaï, j’ai enfin eu ma chance en Lethwei, au Myanmar, ce pays si mystérieux pour nous, les Occidentaux.

C’est le même promoteur qui avait organisé Prison Fight qui m’a approché pour affronter Too Too. Le gars était invaincu en 36 combats de boxe birmane et personne n’avait les couilles de l’affronter.

Mais n’affronte pas le champion du monde de Lethwei qui veut. Les organisateurs du combat ont dû mentir sur ma fiche parce que je n’avais pas assez d’expérience. Même si j’avais combattu moins de 15 fois en Thaïlande, ils m’ont inventé une feuille de route de plus de 50 combats.

J’ai dit oui tout de suite. Let’s fight! C’était ma chance de faire mes premiers pas.


La veille du combat, dans ma miteuse chambre d’hôtel, j’avais peur. Je ne pense pas avoir eu aussi peur à un autre moment de ma vie.

J’étais dans un pays inconnu et j’allais participer à un sport de combat que je ne maîtrisais pas complètement, et dans lequel j’étais sans expérience.

J’essayais de visualiser et j’avais l’estomac noué. Holy shit!Qu’est-ce que je m’en vais faire, que je me demandais. Je n’arrêtais pas de me répéter que je devais le faire. Que j’étais à la bonne place. Je devais dealer avec ce stress, cette peur. Je n’avais pas le choix, je devais le faire.

Mais je n’ai pas dormi beaucoup.

Dave Leduc

Dave Leduc

Photo : Radio-Canada / Olivier Plante


Les stades de Lethwei, à Yangon, c’est un autre monde. Il y a des soldats partout avec des AK47 et des carabines pour assurer la sécurité. C’est contradictoire parce que les Birmans sont un peuple tellement gentil et tranquille. Ils ne vendent même pas d’alcool dans le stade. J’imagine que c’est une précaution pour assurer le bon déroulement des événements.

Au Canada, les partisans de hockey pensent que c’est le sport le plus intense et le plus excitant au monde. Laissez-moi vous dire que rien n’égale la ferveur dans le regard des spectateurs birmans.

Ils vous regardent avec une intensité comme je n’ai vu nulle part ailleurs.

Ils ne sont pas violents, ils ne crient même pas tant que ça. Mais c’est comme si leur tête et leurs yeux étaient avec vous, dans l’arène, pendant tout le combat.

Le Lethwei, c’est une religion, leur principale échappatoire de la vie rude de tous les jours.

C’est dur à expliquer. C’est comme s’ils venaient regarder leur propre vie.

Je me sentais comme un gladiateur moderne qui devait donner un spectacle et poursuivre une tradition de 2000 ans!

Je ne crois pas aux esprits ou aux phénomènes surnaturels. Mais, ce jour-là, dans le ring, c’est comme si quelqu’un d’autre s’était emparé de mon corps. J’étais prêt pour ce combat. J’avais tellement travaillé fort avec Sifu, j’étais prêt à tout. J’ai compris que, si j’avais eu une autre vie, j’étais sûrement né au Myanmar.

La tâche était presque impossible puisque, vous vous souvenez, ma seule façon de battre Too Too était de le mettre K-O. Mais je l’ai dominé d’un bout à l’autre. Je l’ai pratiquement défiguré. Ça s’est conclu par un match nul dans lequel j’avais clairement eu l’avantage.

Au moment de donner mon coup de coude final, la foule s’est levée d’un trait et m’a applaudi. Je vivais un moment particulier, je sentais que j’avais enfin trouvé ma place.

Puis, après le combat, j’ai fait mon Lethwei Yay, une danse traditionnelle des combattants birmans.

En sortant du stade, même si j’avais reçu plusieurs coups en puissance, je ne sentais pratiquement rien des quelques marques laissées sur mon corps. Je vivais l’euphorie du moment, l’adrénaline de mon premier combat de boxe birmane. Mon traducteur m’a dit de faire attention à ce que je mangeais ce soir-là parce qu’on voudrait peut-être m’empoisonner. Après tout, je venais de dominer le champion du Myanmar dans leur sport national.

Mais c’est tout le contraire qui s’est produit. Les gens ont été d’une gentillesse sans nom. Quelqu’un m’a donné un longyi, un vêtement traditionnel birman, que j’ai porté tout de suite. La population a semblé apprécier.

Dès ce moment, je me suis imprégné de la culture birmane et je n’ai jamais cessé depuis. Sans très bien parler leur langue, je m’efforce de communiquer avec eux en birman. J’y retourne aussi souvent que possible.

Je veux faire vivre la tradition birmane et celle du Lethwei. Je me suis même fait tatouer les symboles du htoe kwin, une technique ancestrale. À l’époque où l’empire birman était un des plus puissants du monde, les guerriers avaient les jambes tatouées. Ils levaient leur longyi et leurs adversaires voyaient alors qui étaient les combattants les plus habiles. Ces tatouages ont une signification. Ce droit de se faire tatouer en combattant, il faut le gagner. Un Birman m’a déjà dit que j’étais un des seuls étrangers qui avait obtenu le droit d’avoir ces symboles sur son corps. Mes tatouages représentent la force et le courage, le fait que je fais du Lethwei.

Je me suis donné comme mission de faire connaître le Lethwei. Je me dis que, plus la planète connaît le Lethwei, plus le monde connaît le Myanmar. Je crois aussi que plus mon sport sera connu, plus le pays pourra profiter de grandes retombées économiques. C’est une roue qui tourne dans le bon sens et c’est super important pour moi, et encore plus pour eux, je pense.


Je vous le disais, les combats au Myanmar, c’est spécial. J’ai vécu un point culminant à mon troisième combat de Lethwei seulement. J’ai de drôles de souvenir de ce duel contre Tun Tun Min. Avant le combat, j’étais isolé dans le vestiaire et je regardais autour de moi. Sur le mur blanc et bleu, j’ai remarqué la trace de mon pied que j’avais laissée quelques mois auparavant en faisant un push kick pour me réchauffer.

C’est sale, c’est old school, mais il n’y a pas de meilleur endroit où se trouver.

À ce deuxième combat contre une des idoles du Myanmar, j’étais dans ma zone. Au rythme des tambours et de la voix de l’annonceur, qui gueulait dans un micro à chaque coup qui touchait la cible, j’ai martelé de coups le plus jeune champion de l’histoire pendant trois rounds. C’était comme frapper sur un arbre. Tun Tun Min est un géant du sport et il sait se battre, bien entendu.

Lors de notre premier duel, il m’avait envoyé au tapis au moins deux fois avec de solides droites. Chaque fois, je m’étais relevé d’un trait. Mon instinct embarque toujours dans ce genre de situation.

Et vous savez quoi? Ce soir-là du deuxième combat, j’ai blessé Tun Tun Min à un genou et il a été obligé d’abandonner.

C’est donc moi qui ai soulevé la prestigieuse ceinture dorée, ce 11 décembre 2016. Par le fait même, je suis devenu champion du monde. Moi, Dave Leduc, issu d’une bonne famille de l’Outaouais, je venais de battre le représentant de la troisième génération de combattants d’une grande famille de Lethwei. Moi qui n’ai commencé les arts martiaux mixtes qu’à 17 ans, j’ai gagné face à 100 ans d’histoire de boxe birmane, face à un combattant qui était devenu champion à 18 ans.

Encore à ce jour, je n’ai jamais subi de défaite en boxe birmane.

Dave Leduc (gauche) contre Tun Tun Min

Dave Leduc (gauche) contre Tun Tun Min

Photo : Courtoisie Dave Leduc


Ah oui, je ne vous ai toujours pas parlé de ma femme Irina. Dites-vous bien que sans elle, tout ce que vous venez de lire ne serait jamais produit. Je ne serais pas champion du monde. Je ne vivrais pas à Dubaï. C’est en grande partie grâce à elle si j’ai vécu toutes ces aventures.

C’est elle qui, au départ, m’a convaincu de contacter tous les promoteurs possibles pour avoir une chance de me faire valoir.

C’est grâce à elle si j’ai finalement fait ma marque dans le Lethwei.

C’est ma complice et ma plus grande fan. Je sais que notre amour est vrai parce qu’elle était avec moi quand je n’avais rien. On dormait en Thaïlande dans une chambre grande comme une salle de bain, avec un lit simple et un lavabo. Un énorme trou noir se formait sur le mur en raison de l’eau qui s’échappait du climatiseur. Lors de mon premier voyage en ex-Birmanie, dans un petit hôtel de Yangon, nous n’avions même pas de porte pour fermer la salle de bain de notre chambre. Il faut s’aimer pour vrai!

On me surnomme souvent le roi du Lethwei. Eh bien, Irina, c’est ma reine. Sans elle, je ne serais pas qui je suis maintenant. Avant, je ne comprenais pas pourquoi on parlait constamment de la première dame des États-Unis. Je me disais que d’être président américain était déjà bien suffisant… mais, Irina m’a fait me rendre compte que derrière chaque grand homme, on retrouve une femme qui l’encourage à tirer le meilleur de lui-même. Elle est avec moi pour toutes mes aventures et je veux constamment en vivre de nouvelles avec elle.

C’est dans cette logique que je me suis inscrit à l’émission Amazing Race Canada avec elle cette année. On regarde l'émission depuis longtemps, elle et moi. On se disait que ce serait une super aventure. Pas de doute, c’est beaucoup plus intense que ce à quoi je m’attendais.

Comme je crois avoir connu le summum des sensations fortes dans ma vie, je ne m’attendais pas à être si stressé pendant les tournages. Pourtant, les gens qui réalisent l'émission repoussent constamment nos limites. On a fait une superbe équipe. Irina était le cerveau du duo et moi, les muscles. On s’est vraiment bien complété.

Je ne peux pas trop vous en dire, mais disons qu’on a plutôt très bien fait!

Dave Leduc et sa conjointe Irina

Dave Leduc et sa conjointe Irina

Photo : Courtoisie Dave Leduc


Je vous disais que je me suis toujours senti différent, que je veux être spécial. Que je dois toujours être un peu à part du lot. J’imagine que ça me rend unique... ou que ça me donne l’impression de l’être. Et me sentir unique me rend heureux.

Je me dis aussi qu’on n’a qu’une vie et la mienne, je veux la vivre au maximum.

Je trouve que beaucoup trop de gens n’atteignent pas leur plein potentiel. Ils veulent être journalistes, mais au lieu d’essayer, ils perdent leur talent. Ils veulent voyager, mais le font qu’une fois aux 10 ans.

Pourquoi ne pas réaliser nos rêves?

Je veux faire le tour du monde, alors je voyage chaque mois. Je veux me battre, donc je le fais dans le sport le plus brutal. J’aime ma femme, je la vois chaque jour. J’aime tout pousser à l’extrême.

Je forge mon histoire, je bâtis mes souvenirs. Si un jour j’ai des petits-enfants, je crois bien que je serai un grand-papa avec des histoires intéressantes à raconter!

Je vous souhaite la même chose.

 Dave Leduc tient la médaille du champion après son combat contre Tun Tun Min.

Dave Leduc tient la médaille du champion après son combat contre Tun Tun Min.

Photo : Courtoisie Dave Leduc

Propos recueillis par Jonathan Jobin