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Sylvie Béliveau

Sylvie Béliveau - Repousser les limites

« Il y a encore des batailles à livrer. Il y en aura toujours. Jeunes joueuses de soccer, je ne sais pas ce qui vous habite et ce que vous aimeriez obtenir, mais ne croyez surtout pas vos rêves impossibles à réaliser. S'il y a des limites, repoussez-les. »

Signé par Sylvie Béliveau

Sueur égale. Travail égal. Salaire égal.

(Equal sweat. Equal work. Equal pay.)

En 1986, quand nous avons finalement eu notre équipe nationale de soccer féminin, notre seul défi était d’exister. À l’aube de la huitième Coupe du monde, en 2019, les femmes se battent maintenant pour l’égalité. C’est beau de voir que nous en sommes rendues là. Ce n’était même pas une réflexion que nous pouvions imaginer avoir il y a 25 ans.

C’est ce que j’appelle repousser les limites.


J’avais 14 ans. Mon équipe venait de remporter le premier Championnat canadien de l’histoire du soccer féminin. Nous étions gonflées à bloc, prêtes à tout.

Bon. C’est quoi la prochaine étape?

La réponse était toute simple et plutôt décevante : rien. Il n’y en avait pas, de prochaine étape. Le titre de championnes canadiennes était le sommet que nous pouvions atteindre à ce moment-là.

Et, sans trop le réaliser, c’est là que je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. Je me suis dit que si je ne pouvais pas aller plus loin, j’allais participer à la lutte pour que les prochaines générations puissent le faire.

C’était inconscient et je ne savais pas comment j’allais m’y prendre, mais j’allais faire partie de celles qui allaient défoncer des barrières. J’allais accepter toutes les occasions, pas sans qu’il n’y ait de doute au tout début. Et même si après, je devais trouver un moyen d’honorer ces engagements.

Il y a 41 ans, il n’y avait pas d’équipe canadienne de soccer féminin. Nous ne pouvions pas rêver de Coupes du monde ou de Jeux olympiques. Aujourd’hui, le pays est 5e du classement mondial et détient deux médailles de bronze olympiques (Londres 2012 et Rio 2016).

Sylvie Béliveau sourit.

Sylvie Béliveau

Photo : Radio-Canada / Myriam Lafrenière


Quand l’équipe nationale a fait ses débuts, les joueuses n'avaient pas leurs propres uniformes. Elles portaient les anciens chandails des hommes. Et comme vous vous en doutez sûrement, ils étaient trop grands! Nous avions des filles toutes petites dans l’équipe, alors on retournait les manches et les shorts. C’était la même chose pour les uniformes d'entraînement.

C’était comme ça parce que le simple fait d’avoir une équipe nationale, à cette époque, était vu comme une dépense. On ne devrait jamais parler en ces termes-là, mais c’était comme ça.

En tant qu’entraîneurs, nous n’étions pas embauchés à temps plein. Nous préparions les tournois et les entraînements en parallèle de notre emploi normal. Tout comme les joueuses, il fallait gagner nos vies.

Nous tentions de nous qualifier pour la Coupe du monde, un événement qui portait exactement le même nom que celui qui se déroulera en France dans quelques jours, mais les ressources étaient complètement différentes. Ce n’était même pas comparable.

Ne vous méprenez pas, je vous raconte cette histoire sur un ton positif. Il faut célébrer cela, célébrer le fait que les choses aient changé, parce que c’est la raison pour laquelle nous nous sommes battues.


Ce sera la première fois, cette année, que je regarderai le Mondial de mon salon. Depuis 1988, j’y suis allée comme entraîneuse, puis comme analyste à la FIFA. J’ai pu voir l’évolution énorme que le sport a vécue en 21 ans.

Non, je ne me trompe pas quand je vous parle de 1988. La première Coupe du monde officielle a eu lieu en 1991, mais trois ans auparavant s'est tenu un événement test qui a été très peu documenté. C’était en Chine.

Je parlais justement avec un journaliste français le mois dernier, car il tentait de remonter dans le temps pour raconter l’histoire de cette toute première compétition internationale féminine. Il me demandait si elle avait vraiment existé, car il ne trouvait pas de détails sur ce tournoi.

J’y étais comme entraîneuse adjointe. L’équipe canadienne était l’une des 12 formations invitées par la FIFA à cette répétition générale, qui servait à déterminer si la tenue d’une Coupe du monde de soccer féminin allait être rentable. Ç’a été une expérience formidable.

Les résultats ont été concluants et le tout premier Mondial a été ajouté au calendrier de 1991. Nous n’étions pas encore aux Jeux olympiques, mais nous avions finalement notre propre tournoi international.

À partir de ce moment, les jeunes filles pouvaient rêver de jouer en Coupe du monde, comme les garçons pouvaient le faire quand j’étais enfant.


Le Canada ne s’était pas qualifié pour la première Coupe du monde officielle. La seule place attribuée à la CONCACAF avait été gagnée par les États-Unis, mais j’étais quand même présente en Chine.

L’événement de 1991 a eu peu de rayonnement à l’international. Mais sur place, c’était d’une ampleur incroyable et inattendue.

Ce qui m’a le plus surpris? La présence de légendes du soccer masculin, dont Pelé, dans les gradins, et leur réaction face à ce qu’ils voyaient sur les terrains.

« Wow, les femmes! »

Leur voix nous a été utile parce qu'elles appuyaient le fait qu’une telle compétition avait sa place et, donc, que nous pouvions exister en tant qu’équipe nationale. Quand un joueur comme Pelé parle pour les femmes, l’impact est incontestable. Les paroles d’une légende restent gravées dans l’imaginaire des gens.

Je n’oublierai jamais ce qu’il avait dit à propos de la joueuse américaine et meilleure buteuse du tournoi, Michelle Akers. Il avait affirmé qu’elle aurait pu jouer chez les hommes, en troisième division.

Imaginez l’ampleur de ces paroles venant de la bouche de Pelé!

Sur un plan plus personnel, la victoire des États-Unis est vraiment venue me chercher. C’est difficile à expliquer, mais en tant qu’entraîneuse d’une équipe de l’Amérique du Nord, ça voulait dire beaucoup pour moi. Ça signifiait que c’était possible, pour nous, de nous démarquer dans ce sport.

Non seulement 1991 a fait pivoter les croyances, mais l’histoire nous a démontré par la suite que les équipes féminines nord-américaines se sont maintenues parmi les meilleures, et comptent maintenant parmi les équipes glorieuses sur l’échiquier mondial.


Nous nous sommes finalement qualifiées pour la Coupe du monde de 1995. C’était en Suède. Nous avons terminé 10es et, sur le coup, ç’a été très mal reçu.

Comme l’événement de 1991 n’avait pas été présenté à la télévision, personne n’avait vu le niveau de jeu des équipes. Les États-Unis avaient remporté le trophée, alors plusieurs pensaient que nous allions nous retrouver sur le podium quatre ans plus tard.

L'équipe canadienne à la Coupe du monde féminine de 1995

L'équipe canadienne à la Coupe du monde féminine de 1995

Photo : Courtoisie Sylvie Béliveau

J’étais entraîneuse à ce moment-là. Cette fois, mes joueuses avaient leurs propres maillots pour la compétition. Elles en avaient même sept chacune.

Mais les noms n’étaient pas imprimés au dos des chandails, en haut des numéros. Or, nous étions dans l’obligation, selon les règles de la FIFA, d’avoir les noms dans le dos des maillots des joueuses. Le personnel était restreint, alors je n’avais d’autre choix que de trouver une solution.

Je me suis donc organisée avec un ami qui faisait de l’impression sur du tissu. Les noms ont été produits pour tout le monde, sept par joueuses, et je les ai posés moi-même avec un fer à repasser.

Ça me rappelle une autre anecdote, qui démontre bien le manque d’expérience, à l’époque, face aux critères de Coupe du monde.

Comme nos logos étaient trop gros, nous avons été dans l’obligation de les cacher avec du ruban adhésif. Cela incluait aussi le haut du dos de nos survêtements.

Nous n’avions pas beaucoup de personnel ni d’argent.

J’avais un adjoint, une gérante, deux physiothérapeutes.

Mes joueuses n’avaient pas encore accès à une aide financière gouvernementale et il n’y avait pas d’équipe nationale des jeunes pour faciliter la transition entre les clubs et la sélection nationale senior. Elles étaient lancées directement du niveau amateur au niveau international.

En quatre ans, nous disputions environ le même nombre de matchs que les femmes jouent aujourd’hui en une seule année.

Je m’organisais avec les moyens du bord pour que les joueuses soient dans les meilleures conditions possible quand elles représentaient le pays sur la scène internationale.

Ça demandait beaucoup de travail. Mais nous étions heureuses. Heureuses simplement d’être là et de pouvoir jouer au soccer à la Coupe du monde.

C’était ça, notre combat à l’époque.


La capitaine de l'équipe canadienne Christine Sinclair (droite) et ses coéquipières se prépare à tenir une séance d'entraînement, en juin 2015, avant leur match quart-de-finale contre l'Angleterre.

La capitaine de l'équipe canadienne Christine Sinclair (droite) et ses coéquipières se prépare à tenir une séance d'entraînement, en juin 2015, avant leur match quart-de-finale contre l'Angleterre.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Quand j’ai vu le calendrier de la Coupe du monde du Canada, en 2015, ça m’a fait sourire.

L’unifolié jouait son premier match le 6 juin, puis son deuxième le 11 juin.

En 1995, le coup d’envoi de notre premier affrontement du tournoi retentissait le 6 juin, et le 11 juin, tout était terminé. Nous étions dans l’avion, en route vers la maison, après avoir disputé nos trois affrontements du tour préliminaire.

En Suède, il n’y avait qu’un jour de repos entre les matchs, y compris les déplacements. Avant l’une de nos joutes, qui se tenait complètement au nord du pays, les joueuses ont dû faire leurs valises. Il fallait qu’elles soient prêtes à être déposées dans le train de nuit après le duel.

Vous avez bien lu. La récupération d’après-match allait se faire dans un train qui nous conduisait dans le sud du pays, où nous avions une rencontre prévue à peine 48 heures plus tard. Imaginez, faire sept heures de train après avoir joué un match en Coupe du monde!

Chaque journée de repos était une dépense pour l’organisation : il fallait héberger les équipes, les nourrir et les transporter. C’est pourquoi il avait été décidé que le tournoi s’étendrait sur la plus courte période possible.

Je peux vous dire que si c’était ça, la réalité d’aujourd’hui, c’est sûr qu’il y aurait une émeute! En fait, cela fait partie des premières victoires par les femmes et pour les femmes.

Ces années-ci, on entend plutôt le slogan : « Sueur égale. Travail égal. Salaire égal. » (Equal sweat. Equal work. Equal pay.)

On est rendues à se dire que si la femme travaille aussi fort que l’homme, elle devrait avoir le même salaire. On est complètement ailleurs. La commercialisation du soccer féminin permet maintenant aux joueuses de se faire valoir autant pour des contrats professionnels que pour des commandites. C’est formidable.

J’ai remarqué avec les années, par contre, que certains pays n’y sont pas encore. Dans certains d'entre eux, les joueuses de soccer sont encore en train de se battre simplement pour exister. Elles n’ont pas l’occasion d’accéder à une ligue professionnelle ou de s’entraîner à temps plein.

Il ne faut pas oublier d'en tenir compte quand on regarde des compétitions comme le Mondial. Certains matchs peuvent nous paraître complètement inégaux, mais c’est parfois parce que les conditions des joueuses, sur le terrain, le sont aussi.


La Coupe du monde de 1999 a été une étape importante, car les États-Unis ont battu un record de spectateurs et de téléspectateurs. Comment? Notamment grâce aux joueuses.

Pendant une année entière avant la tenue de l’événement, les joueuses de soccer américaines ont fait le tour du pays pour bâtir une euphorie. Et elles ont réussi. Si bien que des partisans attendaient leur autobus quand elles sont arrivées à leur premier affrontement. C’est énorme.

Elles ont remporté cette Coupe du monde. Gagner le trophée quand tu as travaillé pendant un an à faire toute ta publicité, c’est incroyable.

Je me souviens de leur slogan :This is my game. This is my future. Watch me play.

J’ai adoré.

Un, c’est mon jeu, c’est ce qui me passionne. Deux, c’est mon avenir. Et trois, prends le temps de regarder mes habiletés. C’était très évocateur.

C’est comme ça qu’elles ont créé un engouement qui s’est reflété dans les statistiques. Elles ont créé un nouveau standard.

Sylvie Béliveau

Sylvie Béliveau

Photo : Radio-Canada / Myriam Lafrenière


L’équipe nationale canadienne est née en 1986. Ça faisait déjà plusieurs années que j’étais à la tête de clubs médaillés d’or aux Championnats canadiens. Je commençais à me faire connaître et on m’a approchée pour être adjointe à l’entraîneur Neil Turnbull.

Personne de mon entourage ne le connaissait, mais on m’a tout de même mise en garde face à ce qui pouvait m’arriver. Je me souviens que l’un de mes collègues à Sherbrooke m’avait dit : « Prépare-toi Sylvie. Je ne connais pas Neil Turnbull, mais tu sais que ça se peut que tu sois la porteuse d’eau? Prépare-toi mentalement à ramasser des bouteilles, parce que ce n’est pas dit que l’entraîneur est habitué à travailler avec une femme. »

C’était en 1986. Je m’étais préparée à ça, mais ça faisait des années que j’étais en charge d’une équipe gagnante et que je prenais des décisions.

J’ai été chanceuse parce que ça ne s’est pas passé comme ça. Neil Turnbull était très respectueux et, comme j’avais de la difficulté à garder mes opinions pour moi, j’ai osé.

C’est ainsi que je me suis retrouvée à diriger l’équipe quand il est parti.

C’était cependant loin d’être la norme. Les médias et les arbitres allaient souvent s’adresser à mon adjoint en pensant que c’était lui qui dirigeait la sélection.

Une fois, nous nous sommes rendus en France pour participer à un tournoi préparatoire et le maire de la ville où les matchs se déroulaient nous a reçus pour une cérémonie. À un point dans son discours, il a demandé aux entraîneurs de s’avancer. Il avait un petit cadeau à nous remettre.

Alors je me suis levée et quand il m’a vue faire, il m’a arrêtée.

- Non, non. Pas vous madame, l’entraîneur.

- Mais c’est moi, l’entraîneur!

Il a finalement pointé mon adjoint pour qu’il le rejoigne à ma place et lui a remis une petite boîte.

Ce n’est que par la suite que nous avons su que le cadeau était en fait une cravate. C’était la cravate, le problème. Le maire était mal à l’aise de m’offrir une cravate.

Ça donne un bon portrait de la situation. Ce n’est qu’un détail, mais personne n’avait pensé que l’entraîneur pouvait être une femme.

Le maire n’avait pas anticipé ça, parce que ça n’existait pas à l’époque.


En 1999, la FIFA a finalement décidé que les arbitres, pour le Mondial, ne seraient que des femmes. Cette année-là, je travaillais à des analyses pour la FIFA et on faisait des entrevues avec les entraîneurs avant la compétition.

On leur posait alors la question : quelle est votre plus grande inquiétude?

Et je me souviens qu’ils ont tous mentionné, l’un après l’autre : l’arbitrage.

Dans leur tête, ça y était. On venait de tuer la compétition. Ils disaient que les arbitres féminines n’étaient pas prêtes. Mais la FIFA n’a jamais fléchi. Jamais nous ne sommes revenus sur cette décision. Plutôt que de changer d’avis, la fédération a formé les femmes et leur a donné des outils.

Pour moi, c’est énorme comme histoire.

J’aurais aimé que la même chose arrive avec les femmes entraîneuses.

À chaque Coupe du monde, on faisait un décompte du nombre de femmes dirigeant des équipes. Le chiffre le plus élevé à été recensé en 2015 : 8 femmes sur un total de 24 pays.

Et ce n’est pas faute de succès des femmes à ce poste, car 43 % des Coupes du monde ont été remportées par des équipes encadrées par des femmes : 2003 (Tina Theune, Allemagne), 2007 (Silvia Neid, Allemagne) et 2015 (Jill Ellis, USA).

Je crois cependant que nous y arriverons. Il y a de plus en plus de belles histoires. J’étais heureuse de voir Rhian Wilkinson faire tranquillement sa place comme entraîneuse, ou Karina LeBlanc accepter le poste de chef du soccer féminin à la CONCACAF.

Ce sont des femmes qui ont vécu le soccer à temps plein. Ça leur donne probablement davantage envie de s’investir une fois leurs crampons raccrochés. Avant, c’était précaire pour une femme de quitter son emploi pour se lancer dans le sport. Il n’y avait pas d’ouverture.

Josée Bélanger (9), flanquée d'Ashley Lawrence (gauche) et de Christine Sinclair, exprime sa joie après avoir marqué en deuxième demie lors du match opposant le Canada à la Suisse, à la Coupe du monde féminine de 2015, à Vancouver.

Josée Bélanger (9), flanquée d'Ashley Lawrence (gauche) et de Christine Sinclair, exprime sa joie après avoir marqué en deuxième mi-temps lors du match opposant le Canada à la Suisse, à la Coupe du monde féminine de 2015, à Vancouver.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dick


Saviez-vous qu’en 1995, les femmes ne jouaient que des périodes de 40 minutes? Il a fallu défendre le fait que les femmes étaient assez fortes physiquement pour disputer des rencontres aussi longues que celle des hommes.

Ce débat est revenu sur la table en 2008, à la première Coupe du monde U-17. En finale, les joueuses semblaient fatiguées et ça n’avait pas été le meilleur duel du tournoi. Au bilan, il a été question de rapetisser le terrain, de raccourcir les mi-temps, d’éliminer les prolongations…

Mais jamais de mieux préparer les joueuses!

Je me souviens d’une autre discussion qui peut vous sembler complètement ironique en 2019. En 1992, j’ai assisté au premier symposium du soccer féminin et nous avons débattu longtemps de la question suivante : devions-nous faire jouer les femmes avec un ballon de taille 4 plutôt que 5?

Ce n’est pas tout le monde qui avait la même expérience avec le soccer féminin, alors plusieurs disaient que les ballons numéro 5 étaient trop gros pour nous.

La voix de Michelle Ackers, la vedette de l’équipe américaine, a fait la différence. Elle s’était démarquée lors de la victoire de son pays à la Coupe du monde de 1991 et elle a été entendue. Pour elle, ce n’était même pas un enjeu. Elle trouvait que ça n’avait aucun bon sens.

Elle a fait valoir son point et la grosseur du ballon est restée la même.


Je ne suis maintenant que spectatrice et j’adore mon nouveau rôle.

Il y a encore des batailles à livrer. Il y en aura toujours. Jeunes joueuses, je ne sais pas ce qui vous habite et ce que vous aimeriez obtenir, mais ne croyez surtout pas vos rêves impossibles à réaliser. S’il y a des limites, repoussez-les.

C’est beau de voir comment le soccer féminin a évolué. Maintenant, les petites filles de 14 ans qui remportent le Championnat canadien peuvent rêver à plus.

Bon. C’est quoi la prochaine étape?

À vous de déterminer ce qui élèvera le soccer féminin à un autre niveau.

Propos recueillis par Alexandra Piché