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AnalysePlace à un autre choc Chiefs-49ers au Super Bowl LVIII

Patrick Mahomes et Brock Purdy.

Patrick Mahomes et Brock Purdy

Photo : Getty Images

La suprématie dans la Ligue nationale de football (NFL) sera l’enjeu dimanche soir, à Las Vegas, lorsque les 49ers de San Francisco et les Chiefs de Kansas City seront à nouveau réunis au Super Bowl.

Deux franchises avec une riche histoire, l’une actuelle, l’autre du passé, se retrouvent à la grand-messe du football pour la deuxième fois en quatre ans. Synonymes de constance, comme la victoire leur colle à la peau, les Chiefs et les 49ers sont à l’avant-scène de leur association respective. Il ne manque plus qu’un championnat à San Francisco.

Le sacre de Kansas City en 2020 à la suite d’une remontée pendant la seconde moitié du quatrième quart a constitué la première pierre dans la construction d’une dynastie qui pourrait être menée à terme dimanche. Cette reconquête semblait bien lointaine en novembre dernier.

Plus que jamais depuis l’entame de l’ère Mahomes, en 2018, les Chiefs ont dû composer avec de l’adversité cette saison sur le plan offensif. Une séquence ardue en fin de calendrier laissait croire à un changement de garde au sommet, mais les revoilà à un gain de la terre promise.

Le parcours éliminatoire n’a pourtant pas été de tout repos pour les Chiefs. Une victoire d’emblée contre les Dolphins de Miami a été suivie de deux succès sur les terrains adverses, d’abord face aux Bills, à Buffalo, puis aux Ravens, à Baltimore, redonnant toute la confiance nécessaire aux champions en titre afin de conserver leur trône.

Ce fait d’armes a été répété à quelques reprises au cours des années consécutives à la naissance du Super Bowl, en 1967, mais il n’a été accompli qu’à deux maigres occasions depuis l’instauration d’un plafond salarial, il y a trois décennies.

Les rares champions consécutifs du Super Bowl :

  • Packers de Green Bay : 1967-1968
  • Dolphins de Miami : 1973-1974
  • Steelers de Pittsburgh : 1975-1976 et 1979-1980
  • 49ers de San Francisco : 1989-1990
  • Cowboys de Dallas : 1993-1994
  • Broncos de Denver : 1998-1999
  • Patriots de la Nouvelle-Angleterre : 2004-2005

Les Chiefs ont d’ailleurs échoué dans leur tentative de se joindre à cette courte liste en 2021 après un choc à sens unique remporté par les Buccaneers de Tampa Bay.

Les 49ers cherchent quant à eux à renouer avec la gloire d’autrefois. Le dernier triomphe de San Francisco au Super Bowl, signé Steve Young, est survenu en 1995, une poignée d’années avant la naissance du quart partant actuel de l'équipe, Brock Purdy.

Aucune équipe du circuit Goodell, outre leurs futurs adversaires, ne compte davantage de participations aux finales d’association (4) et au Super Bowl (2) que San Francisco au cours des cinq dernières saisons. Fréquemment à proximité du Saint-Graal, mais en vain.

Les 49ers ont pris le chemin le plus court pour accéder à l’étape ultime, gracieuseté d’un laissez-passer en lever de rideau des éliminatoires. Il n’en demeure pas moins qu’ils ont dû faire preuve de résilience afin d’y parvenir.

Les deux matchs éliminatoires disputés à San Francisco ont été ardus et inégaux. Les Niners ont été poussés au bord du précipice par les Packers de Green Bay avant de combler un gouffre de 17 points contre les Lions de Détroit.

Lors de ces gains à l’arraché, Purdy n’a jamais paru en perte de repères et l’équipe n’a pas paniqué malgré l’ampleur du défi devant elle. Le porteur de ballon Christian McCaffrey a pris les choses en main et a honoré son nouveau statut de joueur offensif par excellence de la NFL.

Le quart-arrière Brock Purdy remet le ballon au demi offensif Christian McCaffrey.

Christian McCaffrey et Brock Purdy

Photo : Getty Images / Lachlan Cunningham

Mahomes et Purdy, deux réalités

Les quarts en présence n’ont plus besoin de présentation.

Sans l’ombre du plus petit doute, Patrick Mahomes est le meilleur pivot de sa génération. Le multiple vainqueur du trophée Vince-Lombardi lorgne désormais l’étiquette de plus grand quart du football américain, un titre que certains décernent plutôt à Tom Brady, d’autres à Joe Montana.

Aussi fabuleux Mahomes soit-il, il est encore trop tôt pour le consacrer. Toujours est-il que s’il raccrochait déjà ses crampons, après seulement six saisons comme partant, il accéderait néanmoins au Temple de la renommée dès son année d'admissibilité.

Mahomes est l’artisan des succès des Chiefs. L’aura de vainqueur qu’il dégage lorsque l’enjeu atteint son paroxysme rappelle drôlement Brady, justement. Il a trouvé de nouveaux moyens de l’emporter ces derniers mois, délaissant quelque peu l’explosivité et les acrobaties, se focalisant plutôt sur l’efficacité. Il en ressort un quart supérieur.

Surnommé Mister Irrelevant vu sa sélection au tout dernier rang du repêchage, le pivot des 49ers est tout sauf impertinent. Purdy a poursuivi sur sa lancée entamée en 2022, voire davantage, si bien qu’il a figuré parmi les finalistes au titre de joueur par excellence en saison.

Purdy profite d'un système offensif avantageux, d'une éminente ligne à l'attaque, et compte plus d’outils que quiconque dans le circuit Goodell. Il a tout autour de lui pour performer. Et c’est ce qu’il accomplit, admirablement d’ailleurs.

Ses coéquipiers lui vouent une confiance absolue, qu’ils soient du côté offensif ou défensif. Même son de cloche pour le groupe d’entraîneurs, mené par Kyle Shanahan, et pour la haute direction des 49ers.

Avant le début de la saison, l’état-major avait finalement abandonné le projet Trey Lance, tenu en très haute estime lorsqu’il a été repêché au troisième rang en 2021. Seul Brady aurait pu déloger Purdy des commandes de l’attaque, aux dires de Shanahan.

L’échantillon de Purdy à titre de partant est désormais notable. Il est bien en selle à San Francisco moins de deux ans après avoir bouclé le repêchage de la NFL en tant que 262e choix.

Kelce et Kittle, au sommet des ailiers rapprochés

La fine élite des ailiers rapprochés s’est aussi donné rendez-vous à Las Vegas, une position en vogue dans le circuit Goodell, au cœur de l’attaque des Chiefs comme de celle des 49ers, mais exploitée différemment.

Travis Kelce assoit sa renommée sur ses aptitudes offensives, étant un des meilleurs ailiers rapprochés dans l’histoire de la NFL. Dans l’ombre de son homologue, George Kittle a plutôt bâti sa réputation avec sa grande polyvalence dans l’ensemble des sphères du jeu.

Les projecteurs sont braqués sur Kelce depuis bon nombre d’années. Le vétéran de 34 ans est la pierre d’assise dans le jeu aérien de Mahomes, un duo maintenant détenteur du record de touchés en éliminatoires, soit 17.

Un joueur de football est debout sur un terrain.

George Kittle

Photo : Getty Images / Thearon W. Henderson

Kittle ne s'implique pas autant que Kelce sur le plan offensif, ce qui ne l’empêche pas de rayonner en ayant moins d’occasions. Il est également un des rouages importants de l’attaque terrestre des 49ers en raison de son efficacité à réussir les blocs, un élément phare de son jeu.

Tant Kelce que Kittle ont la force de frappe nécessaire pour faire dérailler le plan de match adverse : le porte-couleurs des Chiefs à petit feu, le représentant des 49ers à coups de canon. Des défis à la hauteur des deux unités défensives auxquels ils feront face.

Mine de rien, le bataillon de Kansas City a tenu en échec les Dolphins, les Bills et les Ravens, trois pointures offensives, leur accordant seulement 41 points pendant le calendrier éliminatoire.

La défense des Chiefs s’est hissée parmi la crème de la ligue avec une combinaison de chasseurs de quarts aguerris, le plaqueur Chris Jones et l’ailier George Karlaftis en tête de liste, et d’une tertiaire étanche patrouillée par le demi de coin L'Jarius Sneed.

Les 49ers exercent à leur tour une pression accrue sur les pivots, la plupart du temps grâce à l’ailier Nick Bosa, une référence en la matière. Bosa et ses partenaires sont épaulés de main de maître par les secondeurs Dre Greenlaw et Fred Warner, spécialistes pour freiner le jeu au sol, mais renversés deux fois plutôt qu’une en éliminatoires.

Un retour en force est de mise pour contrer l’attaque de Mahomes et pour éviter une autre triste conclusion si près de l'objectif.

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