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Le corail touché par les travaux des JO à Tahiti, le chantier à l’arrêt

Une athlète est à plat ventre sur sa planche dans l'eau.

Une épreuve de surf à Tahiti

Photo : Getty Images / JEROME BROUILLET

Agence France-Presse

Le gouvernement polynésien a suspendu les travaux sur le site des Jeux de 2024 à Teahupo'o, après des dégâts infligés aux coraux lors de tests en vue de l'installation d'une nouvelle tour des juges. La Fédération internationale de surf (ISA) a salué, mercredi, la décision.

Le gouvernement polynésien a décidé de mettre en pause les prochains essais, et l'ISA a demandé une intensification des discussions pour examiner toutes les options possibles.

C'est ce qu'a suggéré dans un communiqué la fédération internationale responsable de l'organisation de l'épreuve olympique.

L'ISA s'est dite attristée et surprise qu'une barge prévue pour l'installation de la nouvelle tour ait brisé des coraux lors des essais techniques de vendredi. En voulant passer, la barge est restée bloquée à marée haute. Les dégâts sont clairement visibles de la surface.

La scène a été filmée par des associations de défense de l'environnement invitées à suivre la barge.

Une barge à moteur avance sur la mer.

La barge à moteur endommage des coraux tout près de la surface.

Photo : Instagram / saveteahupoo

Depuis le début du processus d'organisation des épreuves olympiques de surf en Polynésie française, l'ISA a toujours insisté sur le fait que la protection du site naturel de Teahupo'o était une priorité, a ajouté l'organisme.

L'ISA a souligné que les installations et infrastructures relevaient de la responsabilité du comité d'organisation de Paris 2024, en coordination avec le gouvernement polynésien.

En vue des JO, les autorités ont prévu d'installer sur le site de Teahupo'o une nouvelle tour en bois, car celle utilisée habituellement par les juges n'est plus aux normes depuis une dizaine d'années, selon le comité d'organisation.

Ce projet génère toutefois une forte opposition locale, plusieurs associations, écologistes et habitants du village estimant que les travaux sont susceptibles d'endommager les fonds marins.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux surfeurs de calibre international, dont l'Américain Kelly Slater, multiple champion du monde, ont apporté récemment leur soutien aux opposants à la nouvelle tour.

Après avoir vu la vidéo, j'ai réalisé à quel point cette nouvelle tour pouvait causer des dégâts. Je pensais qu'ils prendraient mieux en compte l'environnement local, mais j'avais tort, a dit le Japonais Kanoa Igarashi, vice-champion olympique à Tokyo.

Dans un entretien accordé à l'AFP début novembre, le président de la Polynésie française Moetai Brotherson s'était prononcé pour un changement de site, envisageant de déménager l'épreuve à Taharu'u, moins renommé et plus facile d'accès que Teahupo'o. Il a ensuite reconnu que ce n'était pas possible puisque c'est la candidature de Teahupo'o qui a été déposée.

Amélie Oudéa-Castéra, ministre française des Sports, avait dit peu après que le site de Teahupo'o était l'option centrale.

Contacté mercredi par l'AFP, le comité d'organisation des JO n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat.

Lacanau et La Torche prêts à prendre la relève

Quant à une délocalisation en France, le coût serait apparemment prohibitif.

Les sites de Lacanau (Gironde) et de La Torche (Finistère), anciens candidats à l'accueil des épreuves, ont déclaré mercredi être disposés à recevoir l'événement dans le cas où il ne pourrait pas se tenir à Tahiti.

On a continué à travailler tranquillement. Et aujourd'hui, si on fait appel à nous, on sera bien sûr heureux d'accueillir les épreuves de surf des JO, a déclaré auprès de l'AFP Laurent Peyrondet, le maire de la commune de Lacanau.

Depuis l'été dernier, il y a eu quelques articles de presse faisant état de difficultés [...] en particulier des difficultés à intervenir sur le site. On est donc resté en veille, a-t-il ajouté.

La ville accueille chaque année une compétition organisée par la World Surf League (WSL), société qui gère le circuit professionnel. Elle avait fait acte de candidature pour organiser les épreuves.

Trois autres territoires dans l'Hexagone, Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), La Torche (Finistère) et les Landes (Hossegor, Capbreton et Seignosse) s'étaient également portés candidats.

Si on nous sollicite, on ne dira pas non, a dit mercredi à l'AFP Stéphane Le Doaré, maire de Pont-L'Abbé et président de la communauté de communes du Pays Bigouden Sud, en charge du site de La Torche.

Pour l'instant, on ne nous a pas sollicités, mais on a l'habitude de recevoir des compétitions et d'installer des infrastructures temporaires [...] On a des vagues moyennes en été, mais surfables par tout le monde, a-t-il indiqué.

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