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AnalyseLa courbe de progression de Samuel Montembeault a séduit l’état-major du Canadien

Derrière son masque, il sourit lors d'une séance d'échauffement.

Samuel Montembeault a paraphé une nouvelle entente avec le Tricolore, vendredi.

Photo : usa today sports / Stephen R. Sylvanie

La direction du Canadien voulait voir du progrès chez ses hommes, cette saison, et c’est exactement ce qu’elle voit chez Samuel Montembeault. Voilà pourquoi l’organisation et le gardien québécois ont trouvé un terrain d’entente et signé vendredi un contrat de trois ans qui lui rapportera 3,15 millions en moyenne par saison à compter de l’an prochain.

La courbe de progression de Montembeault depuis son arrivée dans l’organisation ne fait aucun doute. Réclamé par l’ancien DG Marc Bergevin au ballottage – ce qui semble entretenir une méfiance indécrottable chez certains partisans – le hockeyeur de 27 ans a d’abord dû prouver qu’il appartenait à la Ligue nationale, avant de prendre de plus amples responsabilités l’année dernière en raison des blessures qui freinaient Jake Allen.

Et cette saison, ses performances confirment de façon éloquente sa trajectoire ascendante. Il n’a accordé plus de trois buts dans un match qu’à deux reprises en 10 duels depuis le début de la campagne, ce qu’Allen a fait quatre fois en seulement neuf rencontres.

À 3,15 millions de dollars par année, Montembeault a l’occasion de devenir l’une des bonnes aubaines du circuit. Son contrat rappelle quelque peu celui qu’avait signé Alexandar Georgiev à son arrivée avec l’Avalanche du Colorado (3 x 3,4 millions), et qui a été l’une des données comparables utilisées dans la conception de ce contrat. Georgiev avait toutefois un an de moins au moment de la signature et ne pouvait pas brandir la menace de tester le marché des joueurs autonomes à la fin de la saison, car il lui restait un an sous le contrôle de l’équipe.

Alexandar Georgiev effectue un arrêt contre Eeli Tolvanen.

Alexandar Georgiev (à droite) est le gardien partant de l'Avalanche pour la deuxième année de suite.

Photo : Getty Images / Matthew Stockman

Dans cette catégorie d’âge, très rares sont les gardiens avoisinant le statut de numéro un qui gagnent un salaire aussi peu élevé que Montembeault.

Ce dernier aurait pu magasiner ses services au terme de la saison. Or, il a tellement été transparent par rapport à son désir de rester à Montréal, et peut-être même d’y passer toute sa carrière, qu’il aurait fallu une sérieuse impasse dans les négociations pour qu’il contemple vraiment la possibilité d’explorer l’autonomie.

Ajoutons que le système à trois gardiens qui prévaut, s’il devait se prolonger durant la majorité de la saison, aurait empêché Montembeault d’accumuler le genre de statistiques qui lui aurait donné des arguments en béton auprès d’autres organisations.

Même s’il n’y a aucune clause de non-échange insérée au contrat, les deux parties ont convenu à l’amiable que Montembeault ne serait pas échangé durant l’entente et qu’il resterait à Montréal pour faire partie du processus de reconstruction de l'équipe.

En restant trois ans de plus avec le CH, il mise sur lui-même. D’une part, les succès futurs de l’équipe pourraient bien être les siens, car on risque de lui donner une véritable chance de décrocher le poste de numéro un. D’autre part, si le mariage ne convient plus après trois ans, il sera encore assez jeune pour aller chercher un bon contrat ailleurs.

Dans la perspective du Tricolore, l’équipe retient à coût relativement modique un gardien de plus en plus fiable qui est dans la fleur de l’âge et qui devrait s’améliorer de façon synchrone avec le noyau de l’équipe. L’échantillon à partir duquel il devait évaluer Montembeault n’est pas immense, et le fait de s’en tenir à une entente de cette durée atténue les risques dans l’éventualité où Montembeault plafonnerait ou perdrait ses moyens.

Il lance une rondelle dans la foule.

Samuel Montembeault a reçu la première étoile du match contre les Bruins de Boston.

Photo : Reuters / Eric Bolte

Or, son rendement assuré depuis le début de la saison a donné toutes les raisons à la direction de plonger.

Parmi les 38 gardiens qui ont pris part à au moins 10 matchs jusqu’à maintenant, Montembeault affiche la meilleure moyenne de buts accordés de la Ligue nationale à 5 contre 5 (1,47) ainsi que le meilleur taux d’efficacité (,948).

Il n’est pas encore un gardien dominant en infériorité numérique, mais là aussi il montre une progression par rapport à l’année passée.

Il reste maintenant à voir si ce nouveau contrat sera le signal qu’une solution au ménage à trois gardiens est imminente et qu’avec Montembeault en selle pour trois années de plus, un échange comprenant Allen ou encore Cayden Primeau peut plus facilement avoir lieu.

L'équipe pourrait toujours se résoudre à finalement céder Primeau au ballottage dans le but de le renvoyer dans la Ligue américaine, même si le Canadien a voulu à tout prix éviter cette option jusqu'à maintenant.

Montembeault et le directeur général Kent Hughes commenteront leur nouvelle entente au terme de l’entraînement matinal samedi.

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