•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Josh Anderson au cœur du désert

Il ajuste son casque.

Josh Anderson

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

SAN JOSÉ, Californie – Josh Anderson ne sait plus vraiment à quel saint se vouer pour se sortir de la pire léthargie de sa carrière.

Il a déjà changé la couleur du ruban de son bâton. Du blanc au noir, il est revenu au blanc. La semaine dernière, il a essayé du nouveau matériel : un nouveau modèle de bâton. Lorsqu’on sait à quel point les joueurs de hockey sont attachés à leurs habitudes et à leurs superstitions, c’est loin d’être anodin.

Pendant l’entraînement à San José, jeudi, on l’a vu en grande discussion avec Justin Barron. Ces messieurs comparaient leurs bâtons. Anderson, un droitier comme le défenseur, avait des questions pour son collègue.

Je regarde tous les bâtons de droitier en ce moment, a-t-il expliqué.

Et les gauchers?

J’y ai pensé, a répliqué Anderson avec un petit rire découragé.

Cette séquence de 19 matchs sans but représente la pire de sa carrière, a dit l’ailier de 29 ans. Il en a connu une de 21 rencontres à Columbus en 2019, mais il était blessé à une épaule.

Là, je n’ai aucune excuse, avait-il lancé la dernière fois qu’il a dû répondre de ses déboires devant la presse, il y a environ deux semaines.

Anderson a sauté sur la glace du SAP Center en même temps que les trois gardiens, une bonne demi-heure avant le début officiel de l’entraînement du Canadien. En compagnie du directeur du développement, Adam Nicholas, il a repris la base des exercices de tir : choisir une cible, viser, décocher. Encore et encore.

En toute franchise, même cette petite routine ne se passait pas très bien.

J’essaie différentes choses, a-t-il raconté pour expliquer le changement de bâton.

Je ne suis pas satisfait de la précision de mes tirs en ce moment. J’ai toujours été bon pour atteindre les cibles que je vise et placer la rondelle exactement où je le veux. C’est une affaire de quelques pouces dans cette ligue. Sur certaines de mes chances de marquer, je ratais par un pouce et c’est tout ce que ça prend pour rater ton coup, a fait valoir Anderson.

Même si les statistiques avancées affirment qu’Anderson nuit à ses collègues à forces égales, il obtient sans cesse des chances de marquer de qualité. Personne dans la ligue n’a eu autant d’occasions que lui (55 selon Natural Stat Trick) sans parvenir à enfiler un but. Seul Cole Caufield en compte plus que lui dans l'équipe.

Mercredi, face aux Ducks, il aurait pu mettre un terme au match, mais a raté la cible devant un filet ouvert, quoique l’angle était restreint.

Heureusement pour lui, son équipe a gagné, mais c’est le genre de jeu qui lui trotte dans la tête constamment ces jours-ci. Cette léthargie pèse lourd sur ses épaules et le buteur de Burlington, quoique toujours affable, n’a pas l’air de s’amuser beaucoup.

Certains matchs [c’est lourd]. Surtout quand l’équipe perd. Tu te dis que tu aurais pu avoir un impact sur le match, mais tu n’en as pas. C’est le genre de choses auxquelles je pense.

Une citation de Josh Anderson

Ça fait longtemps que je suis dans cette ligue. Je sais ce que j’ai à faire pour commencer à produire. Ça commence à l’entraînement, je me concentre d’abord là-dessus et j’essaie d’apporter ça dans les matchs, a-t-il conclu.

Au tour de Primeau

Le système d’alternance se poursuit devant le filet et ce sera au tour de Cayden Primeau de défendre la cage du CH vendredi après-midi (15 h 30 HNE) contre les pauvres Sharks.

Martin St-Louis donne un peu d’air à son jeune gardien en lui offrant une chance de battre la pire équipe de la LNH, après des départs à Détroit ainsi que contre les Devils et les Golden Knights à Montréal.

Il plonge pour bloquer une rondelle in extremis.

Cayden Primeau

Photo : usa today sports via reuters con / David Kirouac

L’entraîneur a évité comme la peste toute question portant sur l’adversaire vulnérable de vendredi. Le Tricolore a l’occasion de retrouver le seuil de ,500 avec une victoire à San José.

En trois matchs cette saison (1-2-0), Primeau a maintenu une moyenne de 3,97 et un taux d'efficacité de ,885, des chiffres qui ne rendent pas justice à la qualité de son travail.

Le désavantage prend l’eau

Mercredi, le Canadien a eu à se défendre à court d’un homme seulement une fois. Il a cédé après cinq secondes. Une courte séquence qui illustre bien les difficultés de l’unité d’infériorité numérique actuellement.

L'équipe a donné 6 buts lors des 13 derniers désavantages : trois contre Vegas, deux face aux Bruins et un autre contre les Ducks, après cinq secondes, permettez-nous d’insister.

L’entraîneur ne s’est pas montré inquiet outre mesure puisque ces défaillances sont dues, selon lui, à des erreurs individuelles, beaucoup plus faciles à corriger que des concepts incompris ou non maîtrisés.

Mais, des fois, ça reste la qualité des équipes que tu affrontes. Je vois une grosse amélioration comparativement à l’an dernier, a ajouté St-Louis.

Après 19 matchs cette saison, l’équipe occupe le 26e rang en désavantage avec un taux de succès de 73,4 %.

L’an dernier, au même stade, le Canadien était 14e dans la ligue avec 79,4 % d’efficacité.

Une amélioration pour le moment plus subjective que factuelle.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

Vous souhaitez signaler une erreur?Écrivez-nous (Nouvelle fenêtre)

Vous voulez signaler un événement dont vous êtes témoin?Écrivez-nous en toute confidentialité (Nouvelle fenêtre)

Vous aimeriez en savoir plus sur le travail de journaliste?Consultez nos normes et pratiques journalistiques (Nouvelle fenêtre)

Chargement en cours

Infolettre Sports

Analyses, chroniques et bien plus encore! Suivez l’actualité sportive au-delà des résultats.

Formulaire pour s’abonner à l’infolettre Sports.