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AnalyseCanadien : l’importance du résultat pour relancer le processus

Il lance devant un joueur.

Mike Matheson

Photo : AP / Ryan Sun

ANAHEIM – Après quatre défaites d’affilée et un mois sans victoire en temps réglementaire, il aurait été surprenant que le Canadien se sorte de cette mauvaise passe en brossant un impeccable tableau. Cela a été tout le contraire.

Des erreurs de couverture, de nombreux surnombres accordés, un peu d’hésitation dans la lecture du jeu : tout ça a mené à bien des occasions de marquer de grande qualité des Ducks et à quelques arrêts spectaculaires de Samuel Montembeault.

Ultimement, l’équipe, fragile dernièrement, selon Martin St-Louis, a quand même réussi à triompher 4-3 à Anaheim. Pourquoi?

Il y avait beaucoup de bonnes intentions ce soir […] Est-ce que ç’aurait pu aller de l’autre bord? Absolument. Mais on s’est battus dans l’imperfection et cette équipe a trouvé une façon de gagner un match dont elle avait besoin, a expliqué l’entraîneur.

C’était d’ailleurs le leitmotiv après le match dans un vestiaire festif, probablement ragaillardi à l’idée alléchante de la dinde de l’Action de grâces américaine qui attend sûrement le groupe, jeudi soir, à San José.

On n’aimait pas notre jeu récemment et on avait besoin de ça. Rien n’est parfait, mais une victoire reste une victoire. On va regarder les choses de cette façon, a lancé Kaiden Guhle.

Ce n’était pas parfait, mais nous avons trouvé une façon de gagner, a laissé tomber Alex Newhook, auteur d’un joli doublé.

C’est le moins qu’on puisse dire en effet. Le CH n’avait pas battu un adversaire en 60 minutes de jeu depuis le 23 octobre à Buffalo, une séquence de 13 matchs. Il n’a d’ailleurs que trois gains depuis le début de l’année en temps réglementaire, à égalité au dernier rang de la ligue avec les Sharks.

Entre-temps, il a glissé au dernier rang de la Division atlantique après un départ plutôt encourageant au mois d’octobre. Certes, le CH est en reconstruction, mais l’on peut penser que les apprentissages s’intègrent toujours mieux dans un environnement détendu par l’allégresse de la victoire.

Alors, l’entraîneur a cloué au banc Jesse Ylönen et Michael Pezzetta en troisième période. Pas pour les punir, simplement pour se donner les meilleures chances de gagner. La victoire importait, mercredi soir.

Ça n’a pas été un match facile en arrière du banc. Ce n’est pas une ligue facile. Ce ne sera pas toujours des Picasso.

Une citation de Martin St-Louis

On pourrait débattre du parallèle entre le cubisme et un match de hockey, mais il est vrai qu’on s’approchait probablement plus d’un Jackson Pollock.

Défi relevé

Martin St-Louis avait mis au défi ses hommes après la dernière prestation à Boston définie par sa mollesse suivie de deux entraînements basés essentiellement sur des concepts de hockey 101.

L’importance de l’échec avant, des bons tracés en zone neutre, des changements opportuns. La base quoi.

Jake Evans l’a bien compris et a disputé l’un de ses meilleurs matchs de la saison. Sa vivacité d’esprit pour briser un jeu en zone neutre en première période a directement mené au but de Guhle. Une application parfaite de ce que St-Louis enseignait la veille.

Il passe devant le banc des joueurs et reçoit les félicitations de ses coéquipiers.

Alex Newhook

Photo : AP / Ryan Sun

Ç’a quand même été chaotique par moments, mais le désir d’être agressif et de compliquer la tâche aux Ducks en sortie de zone était manifeste. Simplement, l’exécution a parfois fait défaut, une manifestation typique d’une équipe en manque de confiance, consciente de ce match qui avait déjà les allures d’un moment clé de cette jeune saison.

C’était du moins l’opinion de Mike Matheson.

Nos lectures de jeu n’étaient pas toujours bonnes. On pensait parfois qu’on avait un gars pour nous soutenir, mais ce n’était pas le cas et on a parfois reculé quand on aurait pu être plus agressifs. Ce n’est pas facile, mais on va continuer à travailler, a fait valoir le défenseur.

À un certain moment, en deuxième période, le trio d’Evans de Guhle et de Johnathan Kovacevic a permis trois surnombres lors de la même présence qui s’est évidemment terminée par le but de Mason McTavish, son deuxième de la soirée.

St-Louis a mis l’accent sur cet aspect du jeu après le deuxième engagement et l’ajustement a été apporté, partiellement.

Les défenseurs devaient rester plus prudents. S’ils remarquaient que le troisième attaquant n’était pas derrière, ils devaient reculer et jouer prudemment. Ne pas courir le risque. On a fait un meilleur travail en troisième, a estimé Samuel Montembeault.

L’entraîneur a apprécié la volonté de ses joueurs de corriger les lacunes des derniers matchs. Les erreurs, a-t-il dit, étaient isolées plutôt que de mauvaises tendances.

Ce n’était pas des erreurs de concepts ou de systèmes, a-t-il spécifié.

Ce qui est de nature à le rassurer. Ce sont des choses qui se corrigent plus facilement.

L’enseignement a pris beaucoup de place dans les derniers jours, mais mercredi soir, ce n’était pas la progression individuelle des joueurs qui primait, pourtant l’objectif principal avoué de l’organisation cette saison. C’était la victoire.

Et si le CH repart d’Anaheim le cœur plus léger, c’est principalement en raison de la performance remarquable de Montembeault. À ce propos, non pas que Jake Allen ou Cayden Primeau aient démérité, mais le Tricolore aurait peut-être avantage à utiliser le gardien québécois plus souvent s’il veut revenir dans la course aux séries et disputer des matchs significatifs.

Dans son cas, jusqu’à présent, le processus et le résultat vont de pair.

En rafale

Le défenseur Jayden Struble a eu droit à un baptême du feu plutôt modeste. En quelque 11 minutes de temps de jeu, l’Américain de 22 ans a plutôt bien paru, particulièrement en première période, où on l’a vu appuyer l’attaque en quelques occasions et utiliser à son avantage son coup de patin.

J’ai aimé son match. C’est un bon patineur, il est capable de jouer physique. Il n’avait pas l’air inconfortable, a estimé St-Louis.

Parmi les jolis larcins de Montembeault, l’arrêt de la mitaine devant Frank Vatrano a marqué les esprits de ses coéquipiers. Des journalistes aussi, avouons-le. C’était aussi le préféré de la soirée du principal intéressé.

J’avais vu Carey (Price) réaliser des arrêts de la sorte assez souvent. J’étais content de le bloquer. Je connais Frank. J’ai joué avec lui en Floride. Il est venu me parler après cet arrêt. Mais je dirais qu’il a mon numéro, il marque souvent contre moi. Il a fini par me déjouer après avec un bon tir.

Le Bécancourois aura toutefois eu le dernier mot.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

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