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Les Jeux panaméricains, porte d’entrée vers les Jeux olympiques

Caeli McKay, avec une veste aux couleurs de la délégation canadienne, salue la foule avec sa médaille de bronze, remportée au tremplin de 10 m lors des mondiaux de Fukuoka, au Japon

Caeli McKay est devenu cet été la première Canadienne en 20 ans à monter sur le podium au 10 m lors des mondiaux.

Photo : afp via getty images / YUICHI YAMAZAKI

Pour de nombreux athlètes, les Jeux panaméricains sont la porte d’entrée vers les Jeux olympiques.

Du 20 octobre au 5 novembre, à neuf mois de l’ouverture des Jeux de Paris, près de 7000 participants venus des quatre coins des Amériques seront à Santiago, au Chili, pour la 19e édition de cette compétition.

Les 28 sports olympiques figurent au programme des Jeux panaméricains, qui en compte 39. Pour 16 de ces sports, des qualifications pour Paris sont à l’enjeu, et celles acquises à ces Jeux sont les bienvenues. Neuf mois de préparation pour les JO, sans devoir se soucier du résultat d’autres compétitions de qualification à venir, ça n’a pas de prix.

Ils seront 473 athlètes à représenter le Canada à Santiago. Quelque 187 d’entre eux seront des épreuves dans ces sports où un billet pour Paris est à leur portée. Voici un aperçu de quelques beaux espoirs de qualification.

Natation artistique

L’enjeu est double pour les Canadiennes lors de l’épreuve par équipe. Les médaillées d’or, en plus de se qualifier pour la compétition olympique par équipe, confirmeront aussi une place pour leur pays dans l’épreuve en duo à Paris.

Triples championnes en titre aux Jeux panaméricains, les Canadiennes se présenteront toutefois au Chili sous le signe du renouveau puisque les neuf membres de l’équipe y feront leurs débuts. Ces nageuses ont remporté des médailles dans six épreuves sur le circuit de la Coupe du monde en 2023.

Si elles devaient ne pas gagner la compétition, une place pour Paris sera aussi à l’enjeu dans l’épreuve en duo à Santiago. Si rien de tout cela ne fonctionne, la dernière occasion de qualification sera les Championnats du monde de 2024, à Doha, au Qatar, en février prochain.

La nageuse tient la pose, le bras levé, dans la piscine.

Jacqueline Simoneau

Photo : Gracieuseté : Natation artistique Canada

Pour appuyer cette jeune équipe, la Montréalaise de 27 ans Jacqueline Simoneau, quadruple médaillée d’or aux Jeux panaméricains, espère revenir à la compétition en 2024. Après les Jeux olympiques de Tokyo, où elle avait terminé 5e en duo avec Claudia Holzner et 6e dans l’épreuve par équipe, elle avait pris sa retraite dans la discrétion la plus totale.

Boxe

La grande vedette de l’équipe canadienne est certainement Tammara Thibeault. La boxeuse québécoise a participé aux quarts de finale aux Jeux olympiques de Tokyo, et quelques jours à peine après son élimination, elle assurait à qui voulait bien l’entendre qu’elle serait à Paris en 2024.

Comme c’est le cas dans toutes les autres catégories, Thibeault doit atteindre la finale pour confirmer sa qualification chez les 75 kg. Après une 3e place aux Jeux panaméricains de 2019 — transformée en 2e après la disqualification de son adversaire des demi-finales pour dopage — et des victoires aux mondiaux et aux Jeux du Commonwealth l’an dernier, Thibeault ne sera sans doute pas satisfaite d’un  simple  rôle de finaliste.

Si la qualification de Thibeault est attendue, un deuxième billet pour Paris serait une belle surprise pour l’équipe canadienne. Scarlett Delgado (54 kg) et Charlie Cavanagh (66 kg), dans le tableau féminin, et Wyatt Sanford (63,5 kg), Junior Petanqui (71 kg) et Keven Beauséjour (80 kg), dans le volet masculin, font figure de prétendants.

Breaking

Deux danseuses se regardent et se défient sur la piste de danse.

La Canadienne Emma (à droite) en action au Théâtre Maisonneuve

Photo : Radio-Canada / Jacques Poitras

C’est le nouveau sport qui veut faire des vagues à Paris. Le breaking, forme de danse sportive, apparaîtra au programme olympique pour la première fois en 2024.

Logiquement, ce sera une première aussi aux Jeux panaméricains, où l’enjeu est énorme pour les b-girls et les b-boys : seuls les champions seront automatiquement qualifiés pour Paris.

Du côté masculin, le Canada compte sur l’une des étoiles du circuit. Philip Kim, alias Phil Wizard, occupe le 1er rang mondial et aura sans doute à cœur de réussir ses Jeux panaméricains, lui qui a perdu en finale des récents mondiaux de Louvain, en Belgique, où, comme à Santiago, seul le vainqueur validait son billet pour Paris.

Compte tenu du classement mondial, qui entrera aussi en compte dans la qualification olympique, il serait étonnant que Phil Wizard soit absent à Paris. Mais il souhaitera confirmer sa place le plus rapidement possible, d’autant plus que le champion du monde américain Victor Montalvo ne sera pas à Santiago.

L’autre Canadien en lice, Onton See (b-boy Onton), est 57e au monde.

Du côté féminin, Tiffany Leung (b-girl Tiff) est la Canadienne la mieux placée au monde avec son 17e rang. Elle est 4e sur le continent, derrière deux Américaines et une Colombienne. Sa compatriote Emma Misak (b-girl Emma) occupe la 30e position au classement mondial, mais elle compte une certaine expérience olympique, elle qui a remporté l’argent aux Jeux de la jeunesse en 2018.

Plongeon

C’est uniquement dans les épreuves individuelles que les gagnants obtiennent une place de quota pour leur pays — sauf s’ils en ont déjà confirmé une lors des récents mondiaux, à Fukuoka. Les derniers billets à attribuer en plongeon synchronisé le seront aux mondiaux de Doha.

À Santiago, l’équipe canadienne peut aller en chercher quatre. Le pays doit encore en obtenir une au 3 m féminin, une au 10 m féminin, deux au 3 m masculin et une au 10 m féminin.

Les trois plongeurs qui ont confirmé des places pour le Canada lors des mondiaux, Pamela Ware (3 m), Caeli McKay (10 m) et Nathan Zsombor-Murray (10 m), ont aussi de l’expérience olympique et font tous partie de l’équipe qui se rendra au Chili. Celina Toth et Rylan Wiens sont les autres noms qui étaient présents à Tokyo, tandis que Kate Miller, Mia Vallée, Thomas Ciprick et Bryden Hattie feront leurs débuts aux Jeux panaméricains.

Sports équestres

Pour la première fois aux Jeux panaméricains, l’équipe canadienne de dressage sera composée entièrement de Québécoises. À 26 ans, Naima Moreira Laliberté sera la meneuse de cette équipe, dont elle est la seule membre avec une expérience aux Jeux. Les Canadiennes devront terminer 1res ou 2es pour confirmer leur qualification pour Paris, que ce soit dans l’épreuve par équipe ou dans l’épreuve individuelle.

Au concours complet, deux équipes se qualifieront pour les Jeux olympiques. La Québécoise Colleen Loach, seule représentante du Canada à Tokyo au concours complet individuel, est dans l’équipe canadienne.

Le cavalier canadien Mario Deslauriers et son cheval franchissent un obstacle.

Le Canadien Mario Deslauriers, sur Bardolina 2, a participé au concours de sauts d'obstacles individuel aux Jeux olympiques de Tokyo 2020.

Photo : Radio-Canada / Julian Finney

Un seul Canadien, Mario Deslauriers, avait porté la feuille d’érable aux derniers Jeux olympiques en sauts d’obstacles. Le cavalier de 58 ans fait encore partie de l’équipe canadienne, qui devra atteindre le podium pour se qualifier pour les Jeux de Paris.

Si cette équipe de trois athlètes se qualifie, ceux-ci assureront par le fait même trois entrées individuelles au Canada pour Paris. Cependant, si l’équipe n’y parvient pas, les cavaliers canadiens ne pourront confirmer qu’une seule place pour l’épreuve individuelle par la suite — même si trois Canadiens devaient être sur le podium de l’épreuve individuelle à Santiago. Dans ce cas de figure, c’est : un pays, une place.

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