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L’arbitrage, une affaire de famille

Les trois arbitres de hockey avant d'entrer sur la glace.

Anik Lemire avec ses deux enfants, Charles-Étienne et Marianne

Photo : Gracieuseté : Anick Lemire

Radio-Canada

Anik Lemire s'apprête à enfiler le chandail zébré pour une troisième saison de hockey mineur, cet automne. La femme de 42 ans s'est récemment découvert une passion pour l'arbitrage malgré le fait qu'elle n'a jamais pratiqué ce sport dans sa jeunesse.

Ça ne fait que trois ans que je joue au hockey. J'ai commencé pour coacher ma fille dans le pee-wee à l'époque, pour être utile sur la glace lors des pratiques, entre autres, a-t-elle confié à l'émission Tout un matin.

Depuis, l'arbitrage est rapidement devenu une affaire de famille. Son fils Charles-Étienne, 15 ans, avait déjà adopté le sifflet et sa sœur cadette, Marianne, 14 ans, n'a pas tardé à leur emboîter le pas.

J'ai arbitré quelques matchs avec eux. Mon fils, ma fille et moi, on a fait une finale du pee-wee simple lettre de notre région l'an passé, souligne fièrement celle qui est aussi gestionnaire au Réseau de transport de Longueuil (RTL).

Mon fils arbitrait déjà au hockey mineur et pour passer plus de temps avec lui, je me suis dit : "Pourquoi pas moi aussi?" Je me suis inscrite à la formation de base et j'ai monté graduellement les échelons.

Une citation de Anik Lemire, arbitre de hockey mineur

La mère de famille s'est retrouvée sur une patinoire vêtue de son gilet rayé de blanc et de noir à 85 reprises l'an dernier, à sa deuxième saison. Elle estime s'être énormément améliorée.

Ça demande un minimum de travail. Il faut connaître, à la base, les règlements du hockey mineur. Par la suite, il faut quand même la volonté d'apprendre, reconnaît Mme Lemire.

Encore du progrès à faire en matière de respect

Lorsque son entourage a appris qu'Anik se lançait dans l'arbitrage, plusieurs ont sourcillé. Après tout, les foules dans les arénas de hockey mineur n'ont pas la réputation d'être particulièrement tendres avec les officiels. Selon ce qu'elle constate, les incidents sont toutefois de moins en moins fréquents.

Je te dirais que ça n'arrive pas si souvent que ça. Je vous dirais qu'avant, il y en avait qui passaient des commentaires, maintenant c'est vraiment du pétage de coche. C'est tout ou c'est rien, précise la quarantenaire.

Mme Lemire est d'avis qu'on peut faire un bon bout de chemin avec la sensibilisation. Elle cite en exemple un moment où elle a confronté un parent injurieux lors de l'un des premiers matchs novices arbitrés par sa fille.

Il disait : ''Maudite arbitre pourrie!'' Je lui ai dit : 'Vvous allez faire quoi si je commence à dire à votre fille qu'elle joue mal et qu'elle tombe tout le temps?'' J'ai vu qu'il a réalisé que ça n'avait pas de bon sens. Il s'est excusé et je ne l'ai plus entendu du match, raconte-t-elle.

Si c'est inacceptable de chialer contre une serveuse, un coiffeur ou quelqu'un d'autre qui te donne un service, c'est aussi inacceptable de le faire sur un arbitre qui fait son travail.

Une citation de Anik Lemire, arbitre de hockey mineur

Malgré tout, cette mère de famille a la piqûre pour l'arbitrage. Elle a hâte de voir où cette nouvelle passion la mènera et ne ferme aucune porte. Pourquoi pas, dans un futur pas si lointain, sur les patinoires de la nouvelle Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF)?

D'après une entrevue de Geneviève Tardif pour Tout un Matin

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