•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les revenants du Canadien et le cycle de la vie

Un joueur de hockey pose un genou sur la glace.

Brendan Gallagher

Photo : Reuters / Eric Bolte

Sur la photo d’équipe du début de saison prise le 22 octobre dernier, 14 des 25 joueurs présents à l’époque ne jouent pas avec le Canadien actuellement.

Douze sont blessés ou malades, un a été rétrogradé à Laval (Corey Schueneman) et un autre a été échangé (Evgenii Dadonov). Une image vaut bien mille mots, dites-vous? Ce cliché vieux de cinq mois ne pourrait corroborer davantage l’adage.

Ça a été une saison complètement folle, foi de Justin Barron, à laquelle il reste 12 matchs déjà décomptés avec enthousiasme par bien des observateurs voyant poindre le fil d’arrivée à l’horizon. Mais pas par Martin St-Louis.

L’entraîneur avait-il regardé Le roi lion la veille ou était-il simplement inspiré? Toujours est-il qu’il ne se démonte pas et garde le moral à trois semaines et demie de la fin de cette campagne rocambolesque.

La vie, comme la saison, c’est court, mais c’est long des p’tits bouttes, a déjà chanté Dédé Fortin.

C’est comme le cycle de la vie, a estimé St-Louis.

Quand tu atteins un certain âge, le temps passe vite comme ça et soudainement tu as 60 ans. Quand tu es jeune, tu as tout ton temps devant toi, comme durant la saison et, paf, ça disparaît.

« Je n’en reviens pas qu’il reste seulement 12 matchs. Depuis la pause, c’est incroyable à quel point ça a passé vite. Comme entraîneur, tu dois vraiment être à ton affaire parce que tout va si vite. Et tu ne peux pas te reprendre. »

— Une citation de  Martin St-Louis

Ça a peut-être passé vite pour certains, mais d’autres ont rongé leur frein (certains le rongent encore) bien longtemps. Trois de ces malheureux étaient de retour sur la glace du Centre Bell à l’entraînement lundi, soit Brendan Gallagher, Kirby Dach et Jake Evans. Ils portaient tous un chandail interdisant les contacts.

Gallagher a disparu le 3 janvier dernier en raison d’une blessure au pied droit. Sa convalescence initiale était d’au moins six semaines. Le 7 mars, il avait enlevé sa botte protectrice. Le 9 mars, le CH nous apprenait qu’il raterait alors de trois à quatre autres semaines. On peut penser que son retour au jeu n’est pas encore gagné.

Evans, lui, s’est blessé au genou gauche le 14 janvier contre les Islanders. Il a patiné en solitaire le 9 mars et le voici directement en phase avec le plan de rééducation d’origine qui prévoyait 10 semaines d’inactivité.

Dach, dans un des diagnostics les plus mystérieux de l’histoire de la LNH, est passé d’une blessure au bas du corps à une maladie non reliée à la COVID-19 qui lui donnait des symptômes de blessure au bas du corps…

Le grand centre paraissait des plus pimpants lundi midi.

On dirait qu’il est prêt à jouer, a laissé tomber Jake Allen.

Entrain et labeur

C’est peut-être en raison de l’arrivée de ces nouveaux visages qu’un peu tout le monde avait le cœur à l’ouvrage. St-Louis n’entendait pas badiner avec l’effort et a fait travailler son groupe pendant près d’une heure et quart.

Il s’agit d’un deuxième entraînement du genre en quatre jours, situation hautement inhabituelle pour une équipe de 28e place qui dispute un tout petit peu plus d’un match tous les deux jours en mars (16 en 31).

C’est une question de culture, en gros, comme ce l’était vendredi et samedi dernier lorsque Jonathan Drouin a fait le piquet dans le coin pour avoir fait la réunion d’équipe buissonnière, malgré lui.

Un homme derrière un banc.

L'entraîneur du Canadien de Montréal, Martin St-Louis

Photo : Getty Images / David Berding

St-Louis peaufine encore ses exercices et ne relâche pas son enseignement. Le Tricolore a beau avoir perdu 9 de ses  derniers matchs et avoir accordé 26 buts à ses 4 dernières rencontres, le moral semble toujours bon selon la franche camaraderie qu’on observe sur la glace.

L’ambiance n’est pas mauvaise dans la chambre. Oui, on a 9 défaites à nos 10 derniers matchs, mais il y a des matchs qu’on aurait pu aller chercher là-dedans, qu’on a échappés en fin de partie, en prolongation, en tirs de barrage. On est proche du but. C’est de continuer à pousser et de ne pas trop regarder les résultats, a fait valoir Rafaël Harvey-Pinard.

Et, pour les blessés sur le point de revenir au jeu, c’est aussi une question de retrouver un peu de rythme, de quitter la ville avec de bonnes sensations avant d’amorcer une longue préparation estivale.

La saison de Juraj Slafkovksy est vraisemblablement terminée. Celle de Kaiden Guhle, absent lundi sans que l’on en sache davantage, pourrait bien être compromise. Qui pense revoir Sean Monahan? Cole Caufield, Christian Dvorak et Arber Xhekaj, après leur opération, pensent déjà à 2023-2024. Qu’en est-il de Jordan Harris, toujours évalué quotidiennement, ou de Joel Armia, incommodé par une infection respiratoire?

L’on n’en saura peut-être jamais rien, mais, au moins, trois joueurs voient la lumière au bout du tunnel cette semaine. Jouer quelques matchs d’ici la fin serait loin d’être banal pour eux.

C’est toujours plus facile de te préparer [pour l’année prochaine] quand tu finis sur une note positive. Le rendement est moins important que de finir en santé. Si le rendement est bon, c’est juste du bonus pour eux, a expliqué St-Louis.

Les blessures, les retours, les fins de saison, les longs étés, les nouveaux départs et les petits porte-clés tout rouillés, tout rouillés... Cet éternel recommencement. Ce cycle de la vie.

En rafale

Nick Suzuki a été invité à se prononcer sur l'interdiction des bagarres dans la LHJMQ qui sera mise en application à compter de la saison prochaine.

Sans être lui-même un bagarreur, le capitaine, à l'instar de la très grande majorité de ses collègues dans la LNH, a plaidé pour leur maintien.

Je ne me suis jamais battu, mais des gars sont venus à ma défense quelques fois après que j’ai été frappé. Ça fait partie du jeu. C'est un facteur dissuasif. Tu ne peux pas faire n'importe quoi sur la glace. Je ne pense pas que ce doit être retiré du jeu même si je ne suis pas un bagarreur. J'aime quand les gars se portent à la défense de leurs coéquipiers. On verra comment ça va se passer dans la LHJMQ, mais les bagarres font certainement partie du jeu.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...