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La Croatie et l’Argentine accèdent aux demi-finales du Mondial

Des joueurs de soccer courent en rond.

Les joueurs croates pourchassent leur gardien Dominik Livakovic après la victoire contre le Brésil, alors que Marquinhos s'effondre après son tir raté.

Photo : Getty Images / Buda Mendes

Agence France-Presse

Le Brésil dehors, l'Argentine encore! Les quarts de finale du Mondial ont commencé vendredi par une énorme surprise avec l'élimination du Brésil de Neymar battu aux tirs au but (0-0, 1-1, 4-2 t.a.b.) par la Croatie, laissant l'Argentine de Messi, qualifiée elle aussi aux tirs de barrage contre les Pays-Bas, défendre seule l'honneur de l'Amérique du Sud dans le dernier carré.

Samedi, les matchs Angleterre-France et Maroc-Portugal décideront de l'autre demi-finale.

L'Amérique du Sud en rêvait. Elle avait tout entière coché sur son agenda la date du 13 décembre, avec la perspective d'une demi-finale Brésil-Argentine. Ce sera sans les Brésiliens piégés par la Croatie de Luka Modric.

Les guerriers croates comme les nomme le gardien des Vatreni Dominik Livakovic, héros du quart de finale, récidivent une nouvelle fois. Il y a quatre ans, en Russie, personne n'aurait pu imaginer les Damiers aller jusqu'à la finale, perdue contre la France 4-2.

Face au favori brésilien, elle a créé un nouvel exploit grâce à sa patience, son calme, sa technique léchée et en faisant totalement déjouer au milieu les Brésiliens qui peuvent nourrir d'énormes regrets.

En effet, après avoir longtemps buté sur le mur croate en seconde période, la Seleçao, décevante dans son animation offensive, pensait avoir fait le plus dur avec l'ouverture du score de Neymar en prolongation (105e+1). En égalant Pelé avec son 77e but international alors qu'O Rey est actuellement hospitalisé au Brésil, la vedette du Paris Saint-Germain était alors bien partie pour être le héros du jour.

Il crie et célèbre un but alors qu'un adversaire met un genou à terre.

Bruno Petkovic a profité d'une poussée rapide de son coéquipier Mislav Orsic pour marquer.

Photo : Reuters / LEE SMITH

Contre toute attente, Petkovic a égalisé à trois minutes du terme (117e), la dernière contre-attaque croate offrant au public une étouffante séance de tirs au but. Comme contre le Japon, comme souvent ces dernières années, celle-ci a fini par récompenser l'obstination des joueurs de Dalic et mis fin au rêve de sixième étoile du Brésil, qui fuit le pays depuis 20 ans.

En larmes dès le tir de pénalité envoyé sur le poteau par Marquinhos, Neymar a ensuite annoncé qu'il ne garantit pas à 100 % qu'il rejouera en sélection.

Il est assis au sol, la tête enfouie entre ses bras.

En quelques minutes, Neymar est passé de l'extase à la déception.

Photo : Reuters / LEE SMITH

J'ai besoin d'analyser, de réfléchir un peu plus à ce qui est bon pour moi et pour l'équipe nationale, a ajouté l'attaquant de 30 ans, qui se consolera à peine d'avoir rejoint le roi Pelé au sommet des buteurs brésiliens en sélection.

L'Argentine a eu chaud

Son ami et camarade de club au Paris Saint-Germain, Lionel Messi, s'est donné une chance de plus de soulever le trophée le plus convoité du football à l'issue d'une séance de tirs au but tout aussi irrespirable que celle des Brésiliens.

Lionel Messi saute dans les bras de son coéquipier après la victoire.

Lionel Messi passe à l'étape suivante après un match complètement fou remporté par l'Argentine face aux Pays-Bas.

Photo : Reuters / HAMAD I MOHAMMED

Cueillis à froid par l'Arabie saoudite (défaite 2-1), pourtant censée être un amuse-bouche, les Argentins avaient pourtant su se ressaisir pour poursuivre l'aventure et faire figure de favoris face aux Néerlandais.

Ce duel entre l'Albiceleste et les Oranje était un classique. C'est contre l'Argentine que les Pays-Bas, orphelins de Johan Cruyff, ont joué la deuxième de leurs trois finales perdues en 1978. C'est encore un duel Argentine-Pays-Bas qui a accouché au Mondial de 1998 de l'un des plus beaux buts de l'histoire du football, inscrit de l'extérieur du droit par Dennis Bergkamp après un contrôle orienté venu de l'espace à la réception d'une passe de 60 mètres.

Comme attendu, la principale arme de l'Argentine a encore été Messi, déjà efficace en huitièmes de finale contre l'Australie, et qui court après sa cinquième et dernière occasion d'accrocher la Coupe du monde à son palmarès. Histoire de rejoindre dans la légende Diego Maradona, l'autre géant du football argentin.

Devant une foule en délire, Messi prend son élan entre des joueurs adverses pour célébrer sa réussite.

Lionel Messi devient le meilleur marqueur de l'histoire de l'Argentine en Coupe du monde, à égalité avec Gabriel Batistuta.

Photo : Reuters / HAMAD I MOHAMMED

Le génie du PSG a d'abord délivré une passe à l'aveugle millimétrée au milieu de la défense néerlandaise pour un but de Molina (35e) avant de doubler la mise sur un tir de pénalité (73e). Mais les Néerlandais ont également pu compter sur un grand buteur, en la personne de Wout Weghorst. Il a d'abord réduit le score bien servi par Berghuis (83e) avant d'égaliser tout au bout du temps additionnel. À la 90e + 11, le joueur de Besiktas, averti à la 45e + 2 alors qu'il était encore sur le banc, a été à la conclusion d'une combinaison audacieuse, mais payante sur un coup franc de Koopmeiners (2-2).

Le sort de cette rencontre s'est donc décidé en fusillade et le 10e tir, réussi par Lautaro, a offert la victoire aux Argentins poussés par une grande partie des 88 000 spectateurs du stade de Lusail.

Prochaine étape sur la route de Messi et des siens : les Croates et un souvenir difficile. Il y a quatre ans, en phase de groupe, les joueurs au maillot à damiers avaient surclassé l'Albiceleste 3-0.

Il leur faudra faire bien mieux s'ils veulent mettre fin à l'hégémonie de l'Europe, toujours sacrée depuis 2006 (Italie, Espagne en 2010, Allemagne en 2014 et France en 2018).

Bandeau annonçant la couverture en direct de la Coupe du monde

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