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Maude Charron, 3e aux mondiaux, regarde déjà ses billets pour Paris

Une haltérophile lève les bras en souriant.

Maude Charron

Photo : Reuters / Paul Childs

Radio-Canada

La Canadienne Maude Charron a décroché la médaille de bronze chez les moins de 59 kg aux Championnats du monde d'haltérophilie jeudi, à Bogota, en Colombie.

Elle s'est hissée sur le podium compte tenu de son total de 231 kg, soit 103 kg à l'arraché et 128 kg à l'épaulé-jeté.

La Colombienne Yenny Fernanda Alvarez Caicedo s'est imposée grâce à sa récolte de 234 kg. La Taïwanaise Kuo Hsing-chun (232 kg) a obtenu l'argent.

La Québécoise a dû changer de catégorie de poids en préparation pour ces mondiaux puisque celle des moins de 64 kg, dans laquelle elle est médaillée olympique à Tokyo, ne se retrouve plus au programme des prochains JO.

Sa transition semble s’être bien déroulée.

Avec ma nutritionniste, on est encore en train de trouver une recette magique. Parce qu’on a juste une petite fenêtre entre la pesée et l’alimentation. Il faut choisir des aliments que mon corps aime manger et aime manger vite. Côté énergie, je suis satisfaite. Surtout qu’on est en altitude [Bogota est situé à 2640 m d'altitude, NDLR]. Je me suis bien sentie. Surtout avec tout le stress, a-t-elle dit vendredi matin.

J’avais peur de perdre connaissance, a-t-elle poursuivi. Plusieurs athlètes ont perdu connaissance sur le plateau en raison de la perte de poids, de l’altitude, et de la déshydratation. On joue toujours un peu avec nos limites. Mais je suis arrivée sur le plateau, mon réchauffement a bien été. Tout le monde demandait les mêmes charges, tout le monde demandait les mêmes barres. C’était compliqué de prévoir le temps pour se réchauffer.

Après avoir raté sa première tentative à l’arraché, elle s’est reprise dès sa deuxième chance en réussissant à soulever 100 kg. Elle a amélioré son résultat au troisième essai avec trois kilogrammes de plus.

Mon premier essai à l’arraché, je l’ai raté, mais ça faisait huit minutes que j’attendais derrière à ne rien faire, a-t-elle expliqué. C’est sûr que ce n'est pas plaisant de rater son premier essai. C’est l’essai le plus important parce que c’est lui qui part la compétition. C’était une barre que j’ai faite plein de fois à l’entraînement, c’est plus la question que j’ai trop attendu. Je suis arrivée sur le plateau, je ne sentais pas mes jambes, alors qu’à mon deuxième essai, je me sentais prête à lever [la barre]. Ce n’est pas la première fois que ça arrive, mais je sais comment réagir.

Elle a donc mis la main sur la médaille d’argent à l’arraché. La médaillée d’or, la Chinoise Xiaomin Luo, a réussi le même poids, mais monte sur la plus haute marche du podium puisqu’elle a été la première à soulever la charge.

L’athlète de 29 ans a poursuivi sur sa lancée à l’épaulé-jeté en réussissant son premier essai à 123 kg. Charron a raté sa deuxième tentative à 127 kg, mais a rebondi rapidement avec un essai à 128 kg à sa dernière chance pour la placer au 4e rang de la spécialité.

Son total de 231 kg a été suffisant pour la faire monter sur la troisième marche du podium.

Le nouveau processus olympique fait que tu as besoin d’une seule grosse compétition avec un gros score pour aller à Paris, a-t-elle souligné. Je suis déjà top 3 à la première compétition olympique. Ça prendrait sept personnes qui battent mon score pour me déloger du top 10. J’ai dit à mon chum et à ma mère : "Il va falloir commencer à regarder les billets pour Paris!"

Sa performance à Bogota valide pour elle un autre coup de barre important. Depuis sa conquête olympique à Tokyo à l'été 2021, Maude Charron n'a pas que changé de catégorie de poids. Elle a aussi changé d'entraîneur, optant dorénavant pour l'Américain Spencer Arnold.

Avec le nouveau processus olympique, j’avais besoin de changement, a-t-elle raconté. L'entraîneur que j’ai choisi, c’était quelqu'un que je connaissais que j’avais rencontré dans d’autres compétitions. Il a une grande expertise, méticuleux, j’avais besoin de quelqu'un qui allait me permettre d'atteindre un nouveau niveau. Je voulais m’entraîner dans de nouvelles conditions. Je m’entraîne toujours dans mon garage, mais c’est un nouveau cycle olympique avec une nouvelle catégorie de poids.

Les Championnats du monde se poursuivent jusqu’au 16 décembre. Les Québécois Samuel Guertin (-81 kg), Nicolas Vachon (-81 kg), Alex Bellemarre (-89 kg), Pierre-Alexandre Bessette (-102 kg), Kristel Ngarlem (-81 kg), Rosalie Dumas (-81 kg) et Emma Friesen (+87 kg) seront tous en action d’ici là.

Avec les informations de La Presse canadienne, et Sportcom

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