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Les joueurs de soutien devront en donner plus

Les deux célèbrent un but avec des coéquipiers.

Jake Evans et Rem Pitlick font partie des joueurs qui devront marque plus de buts si le Canadien veut continuer à gagner en l'absence de plusieurs de ses attaquants.

Photo : The Canadian Press / Justin Tang

La Presse canadienne

Le Canadien de Montréal a négocié le dernier voyage de quatre matchs dans l'Ouest canadien et à Seattle avec une formation à 11 attaquants et 7 défenseurs. Pas exactement l'idéal pour constituer une menace offensive constante dans une ligue aussi compétitive que la LNH.

Heureusement, il y a de la lumière au bout du tunnel. Les attaquants Jonathan Drouin et Mike Hoffman se sont entraînés avec leurs coéquipiers, jeudi, au Complexe sportif Bell de Brossard.

Ils portaient cependant des chandails bleu foncé, ce qui signifie qu'ils ne pouvaient encaisser de mises en échec. En attendant de savoir s'ils pourront bientôt réintégrer la formation, deux autres joueurs brillaient par leur absence jeudi : David Savard et Sean Monahan.

Monahan n'a pas joué depuis le 5 décembre. Il avait alors inscrit un but contre les Canucks de Vancouver. De son côté, Savard est absent depuis le match du 3 décembre contre les Oilers d'Edmonton. L'entraîneur-chef Martin St-Louis n'a toutefois pas voulu se prononcer sur leur état de santé.

Je n'ai aucune idée. Aujourd'hui, c'est une journée pour reprendre notre rythme, et nous remettre du décalage horaire de l'Ouest. Je suis certain qu'on aura plus d'informations demain (vendredi), s'est-il contenté de dire à ce sujet.

Quant à Drouin et à Hoffman, ils n'ont pas joué depuis respectivement le 12 novembre face aux Penguins de Pittsburgh et le 19 novembre contre les Flyers de Philadelphie.

C'est dans ce contexte que des joueurs de soutien comme Jake Evans et Juraj Slafkovsky pourraient obtenir plus de temps de jeu dans des trios à caractère offensif. Il semble d'ailleurs que ce soit dans les cartons de St-Louis.

À cause des circonstances, il (Evans) s'est retrouvé dans un rôle un peu plus défensif, mais on sait qu'il a un petit peu plus d'attaque dans sa game. On va voir ce qui va se produire (dans les prochains jours), a-t-il dit.

Il a aussi souligné qu'Evans obtient régulièrement des chances de marquer dans le quatrième trio.

Il obtiendrait peut-être un peu plus de finition autour du filet adverse s'il jouait sur un trio plus haut dans la hiérarchie, a poursuivi l'ex-joueur étoile du Lightning de Tampa Bay. Mais Jake est capable de faire avancer la rondelle dans la bonne direction pour créer de l'offensive. Jake est un gars constant et on sait toujours ce qu'on va obtenir de lui. Est-ce qu'il obtiendra un plus gros rôle offensif si on perd Monahan longtemps? Peut-être, mais on va y aller au jour le jour.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

Evans connaît toutefois sa part de difficultés en attaque, avec une maigre récolte de 4 mentions d'aide en 26 rencontres cette saison. Un rendement bien en deçà de sa saison de 29 points (13-16) en 72 matchs la saison dernière, la meilleure de sa carrière dans la LNH. Le joueur de 26 ans ne s'en fait toutefois pas outre mesure, notamment grâce à la maturité acquise au fil des ans.

C'était frustrant lors des 10 ou 12 premières rencontres de la saison, a-t-il reconnu. Mais ça l'est encore davantage quand tu n'obtiens pas de chances de marquer. Ce qui n'est pas le cas. Je ne vais pas changer ma façon de jouer en défense, en trichant par exemple, afin d'obtenir plus de points. Ça ne fonctionnerait pas pour moi, ça, je le sais.

Je dois me concentrer sur ce que je peux apporter et, en ce moment, c'est mon travail au cercle des mises au jeu et en infériorité numérique. Si je dois bloquer des tirs, je le ferai, même si ça signifie que je devrai laisser Cole (Caufield) marquer les buts, a-t-il ajouté, provoquant quelques rires dans la salle.

Slafkovsky doit s'ajuster à la LNH

D'autre part, Slafkovsky a travaillé en compagnie du directeur développement hockey Adam Nicholas sur certains aspects de son jeu avant le début de la séance d'entraînement. On l'a notamment observé en train d'effectuer des exercices de maniement avec la tête haute, afin d'éviter de se retrouver en situation précaire.

Cette initiative n'est pas étrangère au fait que le Slovaque reçoit régulièrement de percutantes mises en échec, notamment celle de Luke Schenn lors du match face aux Canucks.

Ce sont des tendances qu'on essaie de corriger. Ça prend de la pratique, des discussions, de la vidéo. Et on va continuer de faire ça avec lui, a résumé St-Louis.

Pour sa part, Evans ne s'en fait pas trop pour le premier choix du dernier repêchage. Après tout, les mises en échec percutantes, il en a encaissé quelques-unes à ses premières saisons, dont celle de Mark Scheifele, des Jets de Winnipeg, en séries éliminatoires en 2021.

Je crois qu'il (Slafkovsky) commence à s'adapter à cette ligue, à utiliser de façon plus efficace son gabarit et sa vitesse, a noté Evans. Les gars sont plus imposants, au fur et à mesure que tu gravis les échelons du hockey. Je suis certain que, d'où il vient, il y avait probablement moins de mises en échec. Il doit s'ajuster, mais il est imposant. Il trouvera le moyen d'y parvenir, comme il l'a fait pour le reste de son jeu jusqu'ici.

Le Tricolore reprendra le collier samedi contre les Kings de Los Angeles au Centre Bell. Il tentera de remporter une deuxième victoire d'affilée après celle de 4-2 sur le Kraken à Seattle.

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