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Le CIO veut explorer des moyens pour réintégrer les athlètes russes et bélarusses

Le drapeau russe devant les anneaux olympiques

Le drapeau russe devant les anneaux olympiques

Photo : Getty Images / ALEXANDER JOE

Agence France-Presse

Le Comité international olympique (CIO) veut évaluer des moyens pour réintégrer les athlètes russes et bélarusses, exclus des compétitions internationales depuis le début de l'année à cause de l'invasion en Ukraine.

Nous devons explorer des moyens de surmonter ce dilemme au sujet de la participation des athlètes, pour revenir aux mérites sportifs et non aux interférences politiques, a déclaré le président du CIO, Thomas Bach, mercredi.

Cette position de l'instance n'est pas nouvelle, mais Bach s'y est attardé longuement, sans esquisser de pistes ni d'échéances. Cela requiert d'autres consultations, et elles sont en cours. Donc, il n'y a pas de date fixée, a-t-il ajouté.

Depuis l'invasion de l'Ukraine au cours de la trêve olympique, pendant les Jeux d'hiver de Pékin, le CIO distingue les sanctions infligées à la Russie et au Bélarus des mesures de protection concernant les sportifs, qui ne sont pas responsables des actes de leur gouvernement respectif.

Il n'y a pas de changement dans notre position. Les sanctions doivent demeurer en place, soit l'interdiction des drapeaux des deux pays et des compétitions à l'intérieur de leurs frontières en raison de la violation de la Charte olympique, a rappelé le patron de l'olympisme.

La mise au ban des athlètes russes et bélarusses, recommandée par le CIO aux fédérations internationales à la fin de février, a toujours été présentée comme une mesure visant à protéger l'intégrité des compétitions et la sécurité des athlètes.

Nous avons dû agir contre nos propres valeurs [en faisant] ce que nous n'avions jamais fait et n'avons jamais voulu faire, c'est-à-dire empêcher des athlètes de participer à des compétitions uniquement à cause de leur passeport, a rappelé Thomas Bach.

Après un débat à la Commission exécutive du CIO qui a duré quatre heures, le sujet sera également au menu du 11e Sommet olympique vendredi à Lausanne, à huis clos, avec des représentants des fédérations internationales et de trois comités nationaux olympiques, soit ceux de la Chine, des États-Unis et de la Russie.

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