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Analyse

Trois observations sur la journée de lundi au Mondial

Les quatre joueurs brésilien font une danse.

Neymar, Raphinha, Paqueta et Vinicius Junior célèbrent un but.

Photo : Getty Images / Francois Nel

La Corée du Sud avait causé la surprise en phase de groupe en battant le Portugal. Cette fois, elle n'a pu reproduire le miracle et a été complètement écrasée par un Brésil implacable.

Dès les premières minutes, on a senti que ce serait un long match pour Son Heung-min et ses coéquipiers. Les Sud-Coréens ont reçu une véritable leçon de football. Une leçon brésilienne.

Il y a d'abord eu ce but de Vinicius Junior dès la 7e minute, puis ce tir de pénalité réussi par Neymar. C'était un retour au jeu pour le joueur du Paris Saint-Germain qui avait dû rater les deux derniers matchs du Brésil en phase de groupe en raison d'une entorse à la cheville droite subie lors du premier affrontement. Les six derniers buts en sélection de Neymar ont justement été marqués avec des tirs de pénalité. Peut-être pourrait-il offrir des cours aux Japonais? (On y reviendra.)

Les Brésiliens ont ajouté deux buts avant la 37e minute. On les a vus fêter, on les a vu danser. Richarlison a même réussi à convaincre le sélectionneur Tite de se déhancher. Le camp brésilien a raison d'être optimiste et d'avoir le coeur à la fête.

Le retour de Neymar a changé la donne, mais les quatre buts marqués par quatre joueurs montrent toute la profondeur de cette sélection.

La Seleçao a évidemment le talent, mais le tirage au sort a joué en sa faveur. Il faut reconnaître que l'équipe se retrouve dans la portion du tableau la plus avantageuse.

Une victoire en quarts de finale contre la Croatie semble, sur papier du moins, évidente. Il ne resterait plus qu'un gain contre l'Argentine ou les Pays-Bas pour se faufiler sans trop souffrir jusqu'en grande finale. Un affrontement Messi-Neymar a de quoi faire rêver les amateurs de soccer.

Et si l'autre portion évolue comme prévu, la grande finale pourrait bien opposer la France au Brésil. Un duel entre Neymar et Kylian Mbappé comme au Paris Saint-Germain, mais cette fois, ils ne seront pas dans la même équipe.

À la suite de cette victoire convaincante de 4-1 en huitièmes de finale, il est d'autant plus réaliste de croire que les Brésiliens ont ce qu'il faut pour aller chercher une première Coupe du monde en 20 ans. Déjà magistraux sans Neymar, ils semblent inarrêtables avec l'attaquant vedette. De quoi effrayer n'importe qui, même Mbappé.

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L'expérience croate

La Croatie continue de trouver de nouvelles façons de survivre. Même quand elle ne gagne pas, elle avance. Même quand elle ne le mérite pas, elle s'en sort. Même si elle n'a rien fracassé dans ce Mondial, elle se qualifie pour les quarts de finale.

Après des matchs nuls en phase de groupe contre le Maroc et la Belgique, la Croatie est passée bien près de se faire surprendre par le Japon en huitièmes de finale. Ce match de haute qualité technique se sera décidé aux tirs de pénalité. C'est le gardien de but croate Dominik Livakovic qui aura joué les héros dans ce match, arrêtant trois des quatre tirs de pénalité dirigés vers lui.

Les joueurs courent vers leur gardien.

Livakovic a réalisé trois arrêts lors de la séance de tirs au but.

Photo : Getty Images / Clive Brunskill

Est-ce de la chance si la Croatie se retrouve en quarts de finale? Peut-être un peu. On peut avoir l'impression que le Japon méritait davantage la victoire, mais le soccer n'est pas une question de mérite. Il s'agit parfois d'un mauvais match, d'un mauvais rebond, d'une mauvaise passe pour venir changer complètement l'allure d'un match. Rien n'est gagné d'avance, surtout dans cette Coupe du monde qui a été, jusqu'ici, particulièrement chaotique.

En 2018, la Croatie s'est rendue jusqu'en finale après des victoires en fusillade dans les huitièmes et les quarts de finale, et d'un gain en prolongation en demi-finale. Aujourd'hui, c'est l'expérience dans de tels moments qui aura fait la différence. Mais contre le Brésil, ça risque de ne pas être suffisant.

Si près, et si loin

Il y a parfois des défaites qui ont un goût de victoire. C'est le sentiment que devraient avoir les Japonais à la suite de leur élimination en huitièmes de finale.

Dans ce Mondial, on a vu la 24e sélection au classement de la FIFA battre l'Allemagne et l'Espagne, deux anciens champions. Aujourd'hui, ils ont rivalisé jusqu'au bout avec les finalistes de 2018. Comme ils l'avaient fait précédemment dans le tournoi, les Japonais ont muselé leur adversaire grâce à leur système défensif presque sans failles.

Si on a vu des nations bourrées de vedettes se perdre sur le terrain dans ce tournoi, on avait l'impression que les Japonais étaient quant à eux en mission. Avec cette défense structurée, les Japonais misaient sur des relances rapides et sur une facilité à saisir les occasions. En fait, ils ont été solides jusqu'aux tirs de pénalité.

Pour une équipe qui a présenté un style de jeu bâti pour se rendre jusqu'à la limite, c'est là qu'elle a lamentablement échoué. On a l'impression que le Japon avait travaillé tous les aspects du jeu, sauf un. Sauf celui qui lui a sa place en quarts de finale.

Malgré cette fin abrupte, les Samouraïs bleus ont montré l'évolution fulgurante du soccer asiatique. Cette Coupe du monde prouve que l'écart se resserre de plus en plus entre les nations. Pour la première fois de l'histoire, six continents étaient représentés en huitièmes de finale. Des pays comme la Belgique et l'Allemagne sont éliminés, pendant que le Maroc et le Japon impressionnent.

La planète football est véritablement en train de tourner.

Code Scoop : Bandeau annonçant la couverture en direct de la Coupe du monde

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