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Pour son 1000e, Messi offre à l’Argentine sa place en quarts face aux Pays-Bas

Les Pays-Bas, premier pays qualifié pour les quarts de finale au Mondial

Il célèbre son but en courant sur le terrain, alors qu'un coéquipier court après lui.

Lionel Messi a inscrit son 9e but en Coupe du monde face à l'Australie.

Photo : Getty Images / Francois Nel

Agence France-Presse

L'Argentine de Lionel Messi s'est imposée contre l'Australie 2-1 samedi au Stade Ahmed Ben Ali de Doha et s'est qualifiée pour les quarts de finale du Mondial, où elle affrontera les Pays-Bas.

Messi d'une frappe placée (35e), puis Julian Alvarez après une bévue du gardien australien Mathew Ryan (57e), ont permis à l'Albiceleste d'éliminer les Socceroos, qui ont réduit l'écart par un but contre son camp d'Enzo Fernandez (77e).

Pour le 1000e match professionnel de sa carrière, Messi a une nouvelle fois débloqué une situation qui semblait figée à la 35e minute, d'une frappe enroulée chirurgicale dans la surface de réparation qui a trompé Mathew Ryan. Le gardien des Socceroos s'est ensuite rendu coupable d'une bourde sur le deuxième but argentin.

La rencontre a débuté dans une ambiance survoltée, au son des chants des supporters ciel et blanc de l'Albiceleste dans l'enceinte du stade d'al-Rayyan.

Bandeau annonçant la couverture en direct de la Coupe du monde

Pourtant, sur la pelouse les occasions de s'enflammer ont été rares jusqu'au but de Messi. Trente-cinq premières minutes pauvres en occasions de but, avec deux équipes bien en place, semblant privilégier la prudence.

Une situation qui a vraisemblablement agacé Messi, lequel a tenté de réveiller les siens, en bousculant par exemple Aziz Behic (33e) dans un geste d'humeur inhabituel.

Et l'initiative a rapidement payé puisque le septuple Ballon d'or a d'abord hérité d'un coup franc côté droit à l'origine de son ouverture du score: sur sa frappe devant le but, le géant (1,98 m) Harry Souttar a dégagé de la tête mais le ballon est revenu dans les pieds du capitaine argentin après un relais plus ou moins volontaire avec Nicolas Otamendi, ponctué par une frappe millimétrée de la Pulga dans le coin du but de Ryan (35e).

Il dribble un adversaire.

Lionel Messi est la vedette incontestée du côté argentin.

Photo : afp via getty images / MANAN VATSYAYANA

Avec ce troisième but, son premier en match à élimination directe en Coupe du monde, Messi a rejoint Kylian Mbappé et le groupe de tête du classement des buteurs.

1-0 à la pause, l'Argentine s'en est bien sorti au vu de sa production face à des Australiens certes généreux dans l'effort mais guère dangereux en attaque.

Mais après l'exploit de Messi, la bourde de Ryan: à la 57e minute en effet, le gardien australien a mal maitrisé une relance au pied devant Julian Alvarez qui lui a chipé le ballon et l'a glissé dans le but vide. 2-0.

Les quarts de finale, dès lors, ne semblaient plus devoir échapper à la formation de Lionel Scaloni, à la maitrise technique a priori largement supérieure.

Erreur : à la 77e minute, alors que la rencontre s'était mise à ronronner, Craig Goodwin a réveillé tout le monde d'une frappe du gauche qu'Enzo Fernandez, le milieu de Benfica, a détourné dans son but!

La sérénité argentine est retombée d'un coup, d'autant que quatre minutes plus tard Aziz Behich a percé la défense des Ciel et Blanc avant de se faire contrer in extremis par un retour de Fernandez (81e).

La fin de match est alors devenue folle avec plusieurs grosses occasions pour les Argentins, gâchées par Lautaro Martinez (89e, 90+3), ou sur une frappe superbe de Messi qui a frôlé la lucarne (90+4).

Mais la meilleure a été pour la fin avec un sauvetage d'Emiliano Martinez devant le jeune (18 ans) Garang Kuol, entré en cours de seconde période. Un arrêt magnifique qui a valu au gardien d'Aston Villa d'être fêté comme un buteur par ses coéquipiers.

L'Argentine, championne du monde en 1978 chez elle et en 1986 au Mexique, atteint donc les huitièmes comme en 2018 en Russie, où elle avait chuté contre la France.

Mais cette fois, pour sa dernière Coupe du monde, Lionel Messi entend bien aller au bout de l'aventure, histoire d'obtenir le sacre suprême à 35 ans. Et de rejoindre Diego Maradona au panthéon des dieux du soccer argentin.

Les Pays-Bas premiers qualifiés en quarts

Très bien organisée à défaut d'être brillante, la machine néerlandaise a dominé les États-Unis (3-1) pour être la première sélection à rallier les quarts de finale du Mondial, en marquant deux buts quasiment identiques.

Les Néerlandais ont été imperturbables en défense et diablement efficaces en attaque. Au stade International Khalifa de Doha, ils ont encore appliqué la recette de Louis Van Gaal, la même qui avait permis au sélectionneur d'emmener son équipe en demi-finale du Mondial 2014.

Et comme au Brésil, les Pays-Bas pourraient croiser en quarts de finale la route de l'Argentine, qui les avait privés d'une finale il y a huit ans.

Ce sont d'ailleurs deux rouages qui faisaient déjà fonctionner les mécanismes néerlandais en 2014 qui ont permis aux Pays-Bas de l'emporter : l'attaquant Memphis Depay et le défenseur Daley Blind, à chaque fois à la réception d'un centre en retrait de Denzel Dumfries.

Depay a ouvert le score à l'issue d'un joli mouvement collectif des Oranje, dans lequel il a servi de relais puis de finisseur au point de réparation (10e), marquant son premier but depuis le 17 septembre. Puis Blind l'a imité en croisant à nouveau sa frappe du pied droit au même endroit (45e+1).

Un joueur de soccer frappe le ballon.

Daley Blind

Photo : afp via getty images / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Passeur à deux reprises, Dumfries s'est ensuite mué en buteur (81e) en reprenant un centre de... Blind, pour éteindre les derniers espoirs de l’équipe américaine, nés d'un but très chanceux inscrit par l'entrant Haji Wright (76e) après une passe de Christian Pulisic.

Rien n'a y fait, ces Pays-Bas n'ont pas tremblé; il auraient même pu alourdir le score en deuxième période en étant plus précis, et qu'importe les critiques que Van Gaal et son 5-3-2 génèrent au pays.

En 2014, c'était exactement la même chose, c'était très négatif, avait répondu le sélectionneur avant la rencontre. Idem aujourd'hui, toujours la même histoire, donc j'y suis habitué et je pense que mes joueurs aussi y sont habitués. On va continuer tranquillement sur le chemin sur lequel on est embarqué.

Il ne faut donc pas s'attendre à voir ces Oranje mécaniques sortir de leur style de jeu froid, parfois restrictif, au tour suivant. D'autant que dans ce système, le phénomène Cody Gakpo (trois buts), le revenant Depay (deux mois sans jouer avant le Mondial) et l'intenable Dumfries font des étincelles.

Les Américains ont bien essayé d'enrayer la machine néerlandaise, en vain. Mais lors de ce Mondial, la jeune équipe de Gregg Berhalter a montré de belles promesses qu'elle voudra confirmer lors de la prochaine Coupe du monde, qui se déroulera en partie aux États-Unis.

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