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La relève de Plongeon Canada en mode apprentissage

Deux plongeuses exécutent un périlleux avant de façon synchronisée.

Sonya Palkhivala et Kate Miller au 3 m synchronisé des mondiaux juniors

Photo : Antoine Saito/Plongeon Canada

Roseline Filion

Voilà une semaine maintenant que les Championnats du monde juniors de plongeon sont en cours à la piscine du Parc olympique de Montréal. Des centaines de plongeurs de 40 pays y sont pour l’occasion. C'est la plus grande édition pour un mondial junior depuis fort longtemps. Bonne nouvelle, le plongeon est en santé!

Les 16 athlètes qui représentent le Canada en sont, pour la plupart, à leur première expérience sur le circuit mondial. C’est donc l’occasion parfaite pour eux de découvrir où ils se situent par rapport au reste du monde.

En 2004, alors que je participais à mes premiers et seuls mondiaux juniors à 17 ans, je me souviens d’avoir été impressionnée par les autres plongeurs, par la qualité d’exécution et par leur façon si différente de s’entraîner.

En toute honnêteté, je ne me souviens pas du tout de mon résultat. J’ai dû aller consulter le site de la Fédération internationale de natation (FINA) pour me rafraîchir la mémoire sur ma 6e place à la plateforme de 10 m. Pas mal!

Ce qu’il faut retenir de ce trou de mémoire, c’est que le résultat, bon ou mauvais, n’est pas gage de succès ou d’échec à long terme. Une simple participation à une compétition d’envergure est largement suffisante pour allumer la petite flamme qui brûle en nous. Le désir de gagner, la motivation de travailler encore plus fort pour un jour être parmi les meilleures du monde, c’est ça qui a marqué mon imaginaire à 17 ans.

En ce moment, la relève canadienne découvre les rudiments des grandes compétitions de plongeon tels que les Jeux olympiques. Une cérémonie d’ouverture, une présentation d’athlètes avant chaque compétition, des épreuves avec plus d’une trentaine de plongeurs, gérer un temps d’attente inhabituel d’une vingtaine de minutes entre chaque plongeon et j’en passe.

Les athlètes découvrent aussi comment leurs plongeons sont évalués. Ils voient ce que les juges préfèrent, sur quel élément ils vont donner plus de points. Est-ce la hauteur? Est-ce la forme? Est-ce l’entrée à l’eau? Bref, les jeunes athlètes auront maintenant un barème de l’excellence en plus d’un bagage bien rempli d’expérience.

Pour la directrice de haute performance junior à Plongeon Canada, Andrée Pouliot-Deschamps, l’objectif avec ces mondiaux à Montréal était de voir comment les athlètes de cette nouvelle génération allaient réagir sous la pression. C’était aussi l’occasion de voir s’il y avait un grand écart à combler entre le Canada et le reste du monde. Verdict?

Andrée Pouliot-Deschamps est agréablement surprise! Non seulement parce que les plongeurs ont performé à la hauteur de leur talent, mais aussi parce que même après deux ans sans grande compétition en raison de la pandémie, l’équipe a beaucoup de potentiel et devient même une nation à battre pour les années à venir.

Parmi les noms à retenir, il y a celui de la Québécoise Sony Palkhivala, triple médaillée de ces championnats. Elle est la première à avoir récolté trois médailles, dont deux titres mondiaux, depuis Alexandre Despatie en 2002.

Si Plongeon Canada semblait légèrement inquiet quant à la profondeur de son équipe à la suite des départs de Jennifer Abel, de Meaghan Benfeito et de Vincent Riendeau dans la dernière année, la fédération peut maintenant dormir tranquille. La relève est encourageante.

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