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Analyse

Trois observations de la dernière journée de la phase de groupe du Mondial

Il est en pleurs.

Luis Suarez, de l'Uruguay, réagit après l'élimination de son pays à la Coupe du monde.

Photo : Getty Images / Ryan Pierse

À l'image de cette Coupe du monde, la dernière journée de la phase de groupe aura été chaotique. Qui aurait pu prédire que la Corée du Sud battrait le Portugal et que l'Uruguay serait déjà éliminé? Certainement pas moi.

Après un verdict nul contre l'Uruguay et une défaite crève-cœur contre le Ghana, on avait bien l'impression que les carottes étaient cuites pour la Corée du Sud. Mais s'il y a bien une chose que cette Coupe du monde nous a apprise jusqu'ici, c'est que ce n'est jamais fini, tant que ce n'est pas fini.

Il n'a suffi que d'un instant pour que la Corée du Sud passe de dernière du groupe H à deuxième. Il aura fallu la magie de Son Heung-min dans les arrêts de jeu pour permettre aux Coréens de l'emporter 2-1. Entouré d'adversaires, le joueur de Tottenham a servi une brillante passe à son coéquipier Hwang Hee-chan qui n'a pas raté sa chance. Grâce à cette victoire, les Sud-Coréens se qualifient pour les huitièmes de finale pour la première fois en 12 ans. Il s'agit sans aucun doute du plus grand moment de la carrière de Hwang jusqu'ici.

Certainement un grand moment aussi pour le sélectionneur de la Corée du Sud, Paulo Bento. Un Portugais qui bat le Portugal avec la Corée du Sud, ça ne s'invente pas.

Un joueur de soccer réagit à la fin d'un match.

Son Heug-min, de la Corée du Sud, célèbre la qualification de son pays pour les huitièmes de finale à la Coupe du monde.

Photo : Getty Images / Stuart Franklin

Il faut prendre le temps de parler de Son Heung-min. Il y a les Ronaldo, Messi, Mbappé, Neymar et compagnie. Mais n'oublions pas la vedette sud-coréenne. N'est-il pas l'un des joueurs les plus sous-estimés de la planète soccer?

Si son talent est indéniable, on a parfois l'impression qu'il passe sous le radar. Du moins, du côté de l'Amérique. Il a remporté, à égalité avec Mo Salah, le Soulier d'or (meilleur buteur) la saison dernière en Premier League et, depuis le début du tournoi, le joueur de 30 ans montre pourquoi il fait partie de l'élite mondiale.

Le Portugal avait, jusqu'ici, un parcours presque parfait. Sans rien enlever à la prestation des Sud-Coréens, il est vrai que le sélectionneur portugais avait opté pour un onze partant bien différent des deux premiers matchs. Néanmoins, les cinq derniers buts des Portugais ont été marqués par un autre joueur que Ronaldo. Est-ce que le Portugal aurait maintenant cette profondeur qui lui a manqué depuis longtemps et qui lui permettra, enfin, d'aller gagner une première Coupe du monde?

Bandeau consultez Tellement soccer

La petite victoire du Ghana

Le match entre le Ghana et l'Uruguay était en quelque sorte une reprise de 2010.

On se souviendra de cette fin dramatique où Luis Suarez avait bloqué un but certain en touchant le ballon avec ses mains. Il avait reçu un carton rouge sur la séquence et Asamoah Gyan avait ensuite vu son tir de pénalité atterrir directement sur la barre horizontale. Le Ghana avait été éliminé et l'Uruguay était passé en demi-finales. Suarez a encore été questionné sur cet événement plus tôt cette semaine et il n'a toujours pas voulu reconnaître ses torts, même 12 ans plus tard.

Le Ghana s'est encore vu octroyer un tir de pénalité et, comme en 2010, il n'a pas réussi à marquer. Les joueurs de l'Uruguay seront hantés longtemps par cette contre-performance. Pour la première fois depuis 2002, ils ne parviennent pas à passer la phase de groupe. Être éliminé après une victoire, il y aura certainement des regrets. Après un début de tournoi difficile, on a senti que les morceaux se mettaient finalement en place, mais c'était trop peu trop tard.

Malgré le recul de 0-2, les Ghanéens n'ont jamais abandonné. On aurait dit qu'il s'était donné comme mission de nuire aux Uruguayens. Comme si un certain sentiment de revanche les habitait. À défaut de gagner et malgré l'élimination, le Ghana a empêché, en quelque sorte, l'Uruguay de passer à la phase suivante.

Dans les larmes de Luis Suarez, il y avait un peu de réconfort ghanéen.

L'increvable Shaqiri

La tension était palpable dès les premières minutes du match entre la Suisse et la Serbie. Inspirée, la Nati a remporté 3-2 ce duel chaudement disputé.

Et encore une fois, Xherdan Shaqiri a trouvé un moyen de faire parler de lui.

En 2018, celui qui poursuit sa carrière avec le Fire de Chicago dans la MLS avait marqué le but gagnant contre la Serbie à la 90e minute de jeu. Il a récidivé, cette fois, en inscrivant le premier but du match.

Certains diront que Shaqiri sort du garde-robe uniquement une fois aux deux ans, ce qui n'est pas totalement faux. Depuis le début de sa carrière, il a souvent été critiqué. Mais qu'on aime ou qu'on déteste le joueur, il faut reconnaître qu'il choisit le bon moment.

Il est tout simplement méconnaissable dans les compétitions majeures. Il n'y a que deux joueurs qui ont marqué lors des Coupes du monde 2014, 2018 et 2022 et lors de l'Euro 2016 et 2020 : Xherdan Shaqiri et Cristiano Ronaldo.

Justement, Shaqiri et la Suisse affronteront le Portugal de Ronaldo en huitièmes de finale. La tâche s'annonce ardue, voire impossible, mais la Suisse tentera de franchir cette étape pour la première fois depuis le Mondial de 1954.

Bandeau annonçant la couverture en direct de la Coupe du monde

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