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L’Allemagne éliminée tôt comme en 2018, le Japon et l’Espagne au tour suivant

Il se cache le visage.

Le milieu de terrain allemand Jamal Musiala se jette dans les bras du gardien Manuel Neuer après l'élimination de l'Allemagne, jeudi, au Qatar.

Photo : Getty Images / KARIM JAAFAR

Agence France-Presse

L'Allemagne, géant déchu du soccer, a quitté le Mondial au Qatar par la petite porte jeudi, malgré une victoire 4-2 contre le Costa Rica. Ce résultat est insuffisant pour lui ouvrir la porte des huitièmes de finale.

Le fameux adage de Gary Lineker : le soccer est un jeu qui se joue à 11 contre 11, et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne, appartient désormais définitivement au passé. Et la Mannschaft, qui n'est plus que l'ombre de ses devancières, a beaucoup de souci à se faire à deux ans de son Euro à domicile.

Cette élimination est pour les quadruples champions du monde un séisme d'une magnitude gigantesque.

Depuis son retour sur la scène internationale en 1954, l'Allemagne avait été la nation la plus constante en Coupe du monde, plus encore que le Brésil. En 16 tournois jusqu'en 2014, elle a collectionné 4 titres, autant de finales perdues, et encore 4 demi-finales et 4 quarts de finale.

Puis la chute. En 2018 en Russie, avec la première élimination au premier tour d'un Mondial d'après-guerre.

Sur son banc de touche, Hansi Flick est passé jeudi soir par tous les sentiments, comme les supporteurs allemands au stade Al-Bayt, au fil d'une soirée au scénario incroyable.

Sans surprise, le Costa Rica a d'abord garé l'autobus devant son but, avec l'espoir que les vagues offensives allemandes viendraient s'y briser. Mais les Allemands ont mis le rythme nécessaire.

Et après trois occasions franches dès l'entame, Serge Gnabry a trouvé l'ouverture à la 10e minute de la tête après un centre de son latéral David Raum (1-0).

Il tape dans les mains de son coéquipier.

Serge Gnabry célèbre son but.

Photo : Reuters / MATTHEW CHILDS

Et comme l'Espagne marquait un but une minute plus tard, les Allemands se retrouvaient qualifiés, avec néanmoins encore 75 minutes à jouer.

En première période, l'Allemagne a dominé outrageusement, avec 70 % de possession, une équipe des Ticos qui n'est quasiment jamais entrée dans les 30 mètres de Manuel Neuer.

Face à un Costa Rica revenu après la pause avec l'intention de jouer enfin au soccer, les coéquipiers de Manuel Neuer ont soudain semblé perdre le fil, victimes d'une incompréhensible fébrilité derrière, alors qu'ils avaient le match bien en main.

Yeltsin Tejeda (58e) et Juan Pablo Vargas, qui a contraint Neuer à marquer contre son camp (70e), ont puni les Allemands pour prendre l'avantage 2-1, qualifiant ainsi virtuellement le Costa Rica quelques minutes.

L'entrée en jeu du buteur Niclas Füllkrug, l'homme qui avait marqué contre l'Espagne, a contribué à remettre les Allemands dans le sens de la marche. Après deux tirs de Musiala sur les montants, Kai Havertz (75e, 85e) a réussi un doublé et redonné l'avantage aux siens. Füllkrug a corsé l'addition (89e).

Les partisans allemands n'avaient plus qu'à espérer un miracle, sous la forme d'une égalisation espagnole dans l'autre match. Qui n'est jamais arrivée.

Ce match rentrera aussi dans l'histoire du soccer pour avoir été le premier en Coupe du monde dirigé par une femme, l'arbitre française Stéphanie Frappart.

Après l'Allemagne, le Japon se paie aussi l'Espagne

Énorme surprise au stade Khalifa international de Doha, où le Japon a battu l'Espagne 2-1 pour valider son billet pour les huitièmes de finale en compagnie de son adversaire du jour.

Premier du groupe E à la surprise générale devant la Roja, les Samouraïs bleus, qui avaient battu l'Allemagne par le même pointage pour leur entrée en lice dans le tournoi, seront opposés à la Croatie lundi. Quant à l'Espagne, elle affrontera le Maroc mardi.

Le deuxième but des Japonais risque toutefois d'alimenter les polémiques, le ballon ayant semblé être sorti du terrain sur l'action concrétisée par Tanaka (51e).

Quoi qu'il en soit, la sélection nipponne accède aux huitièmes de finale comme en 2002, 2010 et 2018, un stade de la compétition qu'elle n'est jamais parvenue à franchir jusqu'à présent.

Bandeau annonçant la couverture en direct de la Coupe du monde

D'entrée de jeu très actifs, les Japonais se sont montré les premiers dangereux par l'attaquant du Stade de Reims Junya Ito, dont le tir côté droit dans un angle fermé est passé de peu à côté du but d'Unai Simon (8e).

Les velléités et l'enthousiasme nippons ont été réfrénés trois minutes plus tard lorsque Alvaro Morata, préféré à Marco Asensio à la pointe de l'attaque, a ouvert la marque de la tête, à la réception d'un centre impeccable du latéral droit de Chelsea Cesar Azpilicueta (11e).

L'attaquant de l'Atlético Madrid a réussi à cette occasion son troisième but du Mondial et rejoint le groupe de tête du classement des buteurs.

La rencontre a ensuite baissé d'intensité, les Espagnols se contentant de jouer sur un faux rythme, tandis qu'en face les Japonais ne ménageaient pas leurs efforts, mais de façon trop désordonnée pour inquiéter la défense adverse.

Puis, premier coup de tonnerre trois minutes après la reprise : Ritsu Doan, l'attaquant de Fribourg, qui avait déjà inscrit le premier but contre l'Allemagne, a égalisé d'une frappe puissante du gauche à l'entrée de la surface sur laquelle Unai Simon, le portier espagnol, n'a pas semblé exempt de tout reproche (48e).

Il lève les poings et crie.

Le Japonais Ao Tanaka a marqué le 2e but pour son pays dans le match contre l'Espagne.

Photo : Getty Images / Robert Cianflone

Et second coup de tonnerre six minutes plus tard (54e) lorsque le Japon a pris l'avantage sur un centre en bout de course de Kaoru Mitoma pour Ao Tanaka qui a touché la cible de près.

Sur les images de la télévision, le ballon a semblé être sorti des limites du terrain lorsque Mitoma s'est jeté pour centrer, mais l'arbitre sud-africain Victor Gomes a accordé le but après avoir consulté la vidéo.

Incapable de réagir et finalement très décevante, l'Espagne n'est plus parvenue à imposer son jeu, gênée par la combativité des Samouraïs bleus déchaînés et déterminés à conserver un avantage qui leur ouvre les portes du paradis.

L'Espagne, elle, retrouve des huitièmes de finale qui ne lui avaient pas réussi en 2018 avec une élimination aux tirs au but par la Russie, pays organisateur.

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