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L’Argentine accède aux huitièmes de finale par la grande porte

Un joueur de soccer regarde en l'air.

Lionel Messi

Photo : Getty Images / Odd Andersen

Agence France-Presse

L'Argentine a validé mercredi son billet pour les huitièmes de finale du Mondial au Qatar après une grande performance de la sélection menée par Lionel Messi. Elle a battu la Pologne 2-0, qui l'accompagne néanmoins au tour suivant grâce à la différence de buts.

En huitièmes de finale, l'Argentine sera opposée à l'Australie samedi, tandis que la Pologne affrontera la France dimanche.

Il n'y a pas eu de séance d'observation pour cette rencontre entamée à un rythme élevé, et, très vite, l'Argentine a pris un net ascendant.

Une domination concrétisée dans le premier quart d'heure par deux tirs au but de Lionel Messi, l'un du droit, trop faible, facilement capté par Wojciech Szczesny (7e), l'autre du gauche, après une série de dribles, qui a contraint le gardien polonais à détourner le ballon en coup de pied de coin (10e).

Sept minutes plus tard, le capitaine de l'Albiceleste a alerté son latéral gauche Marcos Acuna, en position idéale, mais sa frappe dévissée est passée largement à côté du but polonais (17e).

La première véritable occasion est arrivée à la 28e minute lorsque Molina, du côté droit, a centré en retrait pour Alvares, contré, puis le ballon est arrivé dans les pieds d'Acuna, dont la frappe puissante du gauche a abouti de très peu hors de l'objectif.

Sérieusement mis à contribution, Szczesny s'est ensuite employé pour détourner un coup de pied de coin direct d'Angel Di Maria (33e), puis a de nouveau sauvé les siens devant Alvarez (36e).

L'arbitre Danny Makkelie a accordé un tir de pénalité aux Argentins, après visionnage de la reprise, pour une faute de Szczesny sur Messi.

Chargé de se faire justice, le capitaine argentin a vu son tir être détourné par Szczesny, décidément en état de grâce (39e). Il avait déjà paré en deux temps un tir de pénalité contre l'Arabie saoudite.

À la même hauteur que les Argentins à la pause, les Polonais ont pu remercier leur extraordinaire gardien, tant les Sud-Américains dominaient les débats.

La concrétisation de cette écrasante domination n'a cependant pas tardé. Une minute seulement après la reprise, Alexis Mac Allister a enfin trouvé l'ouverture en reprenant un centre de Molina (46e). Le milieu de terrain a marqué son premier but avec l'équipe nationale.

Un avantage auquel Alvarez a donné une ampleur plus logique à la 67e minute, d'une frappe enroulée en pleine lucarne.

Championne du monde en 1978 et en 1986, l'Argentine atteint les huitièmes de finale comme en 2018, où elle avait été éliminée par la France.

La Pologne, détentrice de la 3e place en 1974 et en 1982, avait quant à elle été éliminée à l'issue de la phase de groupe en 2018.

Le Mexique l'emporte en vain

Le Mexique a failli revenir d'entre les morts. En mauvaise posture avant les derniers matchs du groupe C, la Tri a vaincu l'Arabie saoudite 2-1, en vain, car elle termine en 3e place, derrière la Pologne.

À égalité de points avec les Polonais (quatre), les joueurs mexicains échouent par une unité à la différence des buts, malgré la défaite des coéquipiers de Robert Lewandowski contre l'Argentine dans le même temps, dans le match des qualifiés.

Que le sort est rageant pour la Tri, tant elle a dominé le match contre l'Arabie saoudite. Il ne lui a longtemps manqué qu'un but contre les Faucons verts, qui échouent finalement à la 4e position du groupe, loin de leur exploit initial contre l'Argentine (2-1).

Les joueurs de Tata Martino, tant critiqué au pays, ont enfin montré tout le potentiel que leurs joueurs offensifs, Hirving Lozano en tête, promettaient.

Devant leurs supporteurs en ébullition, parfois affublés de masques de lutte, autre sport national, les Mexicains ont ouvert la marque grâce à Henry Martin (48e), à l'affût après une déviation de Cesar Montes au premier poteau, dans la foulée d'un coup de pied de coin.

Luis Chavez a ensuite doublé la mise d'un coup franc sublime à 33 mètres du filet. Les Mexicains ont alors eu une foule d'occasions pour inscrire le but de la qualification, notamment Martin, dont la frappe s'est envolée au-dessus de la cage saoudienne (70e), ou Pineda, qui a manqué le cadre de peu (76e).

Lozano a un temps pensé offrir le précieux sésame à son pays en marquant (56e), tout comme Uriel Antuna un peu plus tard (88e), mais leurs buts ont été annulés en raison d'un hors-jeu.

Un but très tardif du capitaine Salem Al-Dawsari, pendant les arrêts de jeu, a enterré les espoirs de la Tri, les joueurs restant plusieurs minutes sur la pelouse après le coup de sifflet final en se prenant dans les bras.

L’Australie se faufile en huitièmes de finale

L'Australie, qui a battu le Danemark 1-0 grâce à un but de Mathew Leckie à l'heure de jeu, à Al-Wakrah, a réussi l'exploit, pour la deuxième fois de son histoire, d'atteindre les huitièmes de finale de la Coupe du monde.

Deuxièmes de ce groupe D derrière la France (à la différence des buts), mais devant la Tunisie (victorieuse de la France mercredi) qu'ils avaient vaincue 1-0 lors du match précédent, les Socceroos affronteront l'Argentine samedi au stade Ahmad-ben-Ali.

Des joueurs marchent vers les gradins pour saluer leurs partisans.

L'Australie célèbre son but.

Photo : Reuters / WOLFGANG RATTAY

Lors de ses cinq participations précédentes à une phase finale, l'Australie ne s'était extirpée de la phase de groupe qu'à une seule reprise, en 2006, en Allemagne. Elle avait alors été stoppée en huitièmes de finale 1-0 par l'Italie, championne du monde cette année-là.

Mercredi, Leckie a donc inscrit l'un des buts les plus importants de l'histoire de la sélection australienne.

Lancé par Riley McGree, l'attaquant de Melbourne City s'est joué de la défense danoise, bien lente sur ce coup-là, pour tromper Kasper Schmeichel d'une frappe croisée, sèche et précise (61e).

Pour les Vikings, demi-finalistes du dernier Euro, cette élimination au premier tour, avec ce bilan d'un point sur neuf, constitue une énorme contre-performance.

On n'a pas reconnu les Danois, battus, mais entreprenants trois jours plus tôt face à la France (2-1). Dos au mur et dans l'obligation de gagner, les hommes de Kasper Hjulmand ont certes d'emblée mis le pied sur le ballon.

Hormis une frappe de Mathias Jensen (11e), ils ont éprouvé les pires difficultés à s'approcher du but défendu par Matthew Ryan.

Les Kangourous n'ont guère été plus dangereux avant la pause, le gardien danois se couchant une première fois sur un tir trop faible de Michell Duje à la 42e minute.

Le match a donc été fermé, très pauvre en possibilités de but, à l'image de la confrontation entre ces deux équipes il y a quatre ans en Russie (1-1), où elles figuraient aussi dans le même groupe.

La Tunisie s'offre la France

Déjà qualifiée, la France a souffert le martyre avec neuf nouveaux entrants. Les Bleus ont manifestement manqué de repères collectifs dans une défaite inédite de 1-0 contre une Tunisie dynamique, mais également éliminée après la victoire des Australiens. Elle devra donc attendre avant de participer aux huitièmes de finale pour la première fois de son histoire.

Les hommes de Didier Deschamps croyaient bien avoir remonté au score, mais l'arbitre en a voulu autrement. Il a invalidé tout au bout du temps additionnel le but de l'égalisation inscrit par Griezmann, finalement hors-jeu.

La responsabilité de cette défaite, qui stoppe brutalement une série de six victoires d'affilée en Coupe du monde, en revient grandement aux arbitrages opérés par le sélectionneur.

Les joueurs regardent le match depuis le banc

La plupart des cadres de l'équipe de France ont entamé le match sur le banc face à la Tunisie.

Photo : Reuters / SIPHIWE SIBEKO

Il avait en effet choisi de ne reconduire au coup d'envoi que Varane et Tchouaméni pour reposer les autres titulaires. Mais avec neuf joueurs peu expérimentés, la France a trop manqué d'automatismes et d'équilibre pour espérer mieux.

Asphyxié par un adversaire jouant dans une enceinte acquise à sa cause, le tenant du titre s'est montré incapable de rivaliser dans le jeu avec les Aigles de Carthage.

Au contraire, ceux-ci ont parfaitement su exploiter la présence de Disasi et de Camavinga, qui ne sont pas latéraux de métier, pour insister dans les couloirs et provoquer des sueurs froides à chaque percée.

Après une perte de balle de Fofana, c'est logiquement Khazri, déjà double buteur en Russie en 2018, qui a concrétisé la domination tunisienne (58e) face à des Bleus bien naïfs et manquant d'agressivité.

Des joueurs se félicitent.

La Tunisie a bien célébré sa victoire contre la France.

Photo : Reuters / FABRIZIO BENSCH

Si les Tunisiens inscrivent du même coup leur premier but dans la compétition juste avant de la quitter, c'est en revanche le troisième déjà encaissé par les Français.

Les entrées de Griezmann, Mbappé et Rabiot ont néanmoins permis de rééquilibrer les débats. Mais face à la solidité tunisienne, cela s'est avéré insuffisant pour revenir au score.

Bandeau annonçant la couverture en direct de la Coupe du monde

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