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Erik Karlsson en visite au Centre Bell

Un joueur de hockey, à l'uniforme turquoise, sourit en offrant le poing.

Erik Karlsson

Photo : Getty Images / Ezra Shaw

Alexandre Coupal

L’une des belles histoires dans la LNH cette saison est le retour en forme d’Erik Karlsson, qui a repris sa place parmi l’élite des défenseurs offensifs du circuit.

Juste avant d’affronter le Canadien au Centre Bell mardi soir, le Suédois pointait au 6e rang des meilleurs marqueurs, toutes positions confondues, et dominait largement chez les défenseurs avec 32 points, 7 de mieux qu’Adam Fox, son plus proche poursuivant.

Je ne pense pas avoir mis plus ou moins d'efforts dans ma préparation que par les années passées. Je me sens bien. Les choses connectent bien ensemble, et peut-être que ça me permet de jouer avec plus de liberté, a raconté le principal intéressé après l’entraînement du matin.

Il a toujours été un des meilleurs défenseurs offensifs de la ligue. Donc, non, je ne suis pas surpris, a dit son coéquipier Marc-Édouard Vlasic.

« Peut-être que maintenant, au lieu de distribuer les points offensivement à Burns, c'est lui qui les ramasse. »

— Une citation de  Marc-Édouard Vlasic

Quand il a la rondelle, il fait des choses extraordinaires. Sa confiance avec la rondelle est peut-être différente que par les années passées.

Du côté montréalais, Karlsson sera, bien sûr, l'un des hommes à surveiller, comme l’a expliqué Mike Matheson.

C'est comme s'il avait retrouvé sa jeunesse. Il patine vraiment bien comparativement aux autres années. C'est excitant pour lui. Mais pour les équipes opposées, c'est un peu dangereux.

Une situation que l’entraîneur Martin St-Louis a mise en contexte.

Chaque équipe a des joueurs dangereux, il faut juste que tu saches quand ils sont sur la glace. C'est impossible de demander à un joueur de faire cette job-là. Collectivement, il faut que tu sois engagé quand ce gars-là est sur la glace. Il faut limiter son espace et son temps avec la rondelle. On parle de ça à tous les matchs. Et n'importe quel joueur clé l'autre côté, il faut porter attention.

C'est un gars qui est très dynamique sur la glace. Il est dangereux. Il faut que tu saches où il est sur la glace. Et c'est un très bon patineur.

Monnaie d’échange?

Avec une telle amorce de cette campagne, ce n’est pas étonnant que le nom de Karlsson alimente le moulin à rumeurs. Les Sharks ont un nouveau directeur général cette année en la personne de Mike Grier. L’entraîneur David Quinn est lui aussi fraîchement débarqué. Les actions récentes des Sharks tendent à laisser croire que l’équipe est en reconstruction, et son difficile début de saison ne fait rien pour inverser cette impression.

J'ai déjà joué dans un marché où c'était un sujet de conversation chaque année. J'en ai vu d'autres. Ce n'est pas quelque chose qui m'affecte. Je comprends le côté des affaires de tout ça. Mike Grier a fait tout un boulot depuis qu'il est là. Il sait ce qu'il doit accomplir pour faire avancer cette organisation. Et pour faire ça, il doit être ouvert d'esprit. Il n'y a rien de mal à ça. Alors, s'il y a beaucoup de pourparlers, à la limite, c'est une bonne chose puisque les gens vont pouvoir déterminer ce qu'ils veulent, a ajouté Karlsson.

Cependant, à 11,5 millions de dollars par année pour les quatre prochaines saisons, excluant celle en cours, il devra maintenir son niveau pour rester attrayant pour une autre équipe.

Il y a beaucoup moins de sérénité sur ces questions pour Vlasic, qui vise encore les séries.

On va attendre d'être rendu là. On n'est pas là encore. Pour l'instant, on veut être compétitif. On veut faire les séries.

Vlasic a affirmé ne pas avoir eu de conversation à propos de l’avenir avec Grier.

Avant de partir

Après le match de mardi au Centre Bell, le Tricolore s'envolera pour un long voyage sur la côte ouest pour visiter, tour à tour, Calgary, Edmonton, Vancouver et Seattle. L’équipe a sensiblement les mêmes résultats qu’elle soit en voyage ou chez elle.

Portrait global, jusqu'à maintenant, je suis content de notre jeu à la maison, et sur la route. Est-ce qu'on a eu des soirs plus durs? C'est normal, ce n'est pas une ligue facile. Mais en général, notre niveau d'énergie est là. C'est sûr que la foule aide ça à la maison. On a des fans fantastiques et la foule nous aide à nous donner de l'énergie, à mettre de l'ambiance et de l'émotion dans notre match, a estimé Martin St-Louis.

Il reste que le spectacle est peut-être meilleur au Centre Bell que ce à quoi pouvaient s’attendre les spectateurs, avec quelques buts spectaculaires ici et là.

Ce sont des concepts à l'intérieur desquels les joueurs aiment jouer, parce qu'il y a de l'offensive. Mais il y a des concepts défensifs aussi dans notre match, et il faut être équilibré. Mais je sais que quand on opère sur l'offensive, on est une équipe très le fun à regarder. De mon point vu du banc, et j'imagine comment c'est le fun dans les estrades, a poursuivi l’entraîneur.

Le match contre les Sharks verra le jeune défenseur Jordan Harris réintégrer la formation.

Il ne faut pas le laisser en dehors de l'alignement trop longtemps. C'est pour ça qu'il revient. Il n'a pas joué pendant deux matchs, il faut qu'il revienne. Tu gères la confiance avec les circonstances qu'on a, tu ne veux pas les laisser de côté trop longtemps, parce que je pense que c'est là que tu les perds un petit peu, a expliqué St-Louis.

Quand vous entrez et sortez de la formation, c'est difficile de s'appuyer sur ses performances, a admis le jeune défenseur.

Le match débute à 19 h.

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