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Analyse

Trois observations sur la journée de lundi au Mondial

Il court vers la caméra.

Casemiro a marqué le seul but du match entre le Brésil et la Suisse.

Photo : Reuters / CARL RECINE

Olivier Tremblay

Puisqu’il n’y a pas de second Neymar dans l’effectif brésilien, il était attendu que Tite remanie quelque peu son équipe avec la blessure du no 10. Ses expériences ne sont probablement pas terminées.

Lucas Paqueta, partenaire de Casemiro dans la victoire de 2-0 contre la Serbie, était cette fois le plus avancé des trois milieux de terrains contre la Suisse. L’essai a duré 45 grosses minutes.

Fred, nouveau collègue de Casemiro dans l’entrejeu, a offert une heure de soccer fonctionnel, sans plus. Son travail n’avait rien de spectaculaire et n’a pas animé le jeu brésilien : des 13 tirs du Brésil, 6 sont venus pendant ses 58 minutes avec Fred. Sept autres sont venus après l’arrivée du polyvalent Bruno Guimaraes, dont le but de Casemiro qui a envoyé son pays en huitièmes.

Avec une qualification confirmée, Tite devrait avoir le loisir de trouver une solution ou deux contre le Cameroun. Le Brésil, après tout, a inscrit en 180 minutes autant de buts que trois équipes en ont marqués aujourd’hui seulement.

Il soutiendra peut-être qu’avec deux victoires, six points et aucun but accordé, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, ne manque que Neymar, et Vinicius peut apporter une étincelle dans le dernier tiers en attendant. Et même si l’absence de Neymar devait se prolonger – attention, alerte à la comparaison dangereuse –, la Coupe du monde de 1962, avec un Pelé blessé, n’est-elle pas celle de Garrincha?

Bandeau annonçant la couverture en direct de la Coupe du monde

On n'en a plus besoin, du gardien

Le réalisateur du balado Tellement soccer, Jacques-Alexis-aux-tables-tournantes, casse les oreilles de tout Radio-Canada lors de chaque tournoi majeur : méfiez-vous de la Suisse, une équipe compliquée à affronter. Il a connu son heure de gloire en juin 2021, au grand dam de Hassoun Camara.

Reconnaissons cependant que la 2e place du groupe G est à la portée des Helvètes. C’est le rang qu’ils occupent actuellement, deux points devant les Camerounais et les Serbes. Ces derniers seront leurs derniers adversaires du tour préliminaire vendredi.

Les Lions indomptables ont servi un sacré avertissement aux Aigles blancs en début de journée. Dans un contexte où les Serbes menaient 3-1, il semble impardonnable qu’ils se soient fait surprendre deux fois dans leur dos en quelques minutes, d’abord pour le magnifique but de Vincent Aboubakar, puis pour sa démonstration d’altruisme qui a permis à Éric Maxim Choupo-Moting de créer l’égalité qui a persisté jusqu’au sifflet final.

Malgré sa défaite de 2-0 en ouverture de tournoi contre le Brésil, la Serbie avait bien paru. La Seleçao avait dû travailler fort pour trouver le fond du filet, et l’organisation défensive serbe semblait plutôt à point. Tout est à recommencer contre la Suisse.

Du côté camerounais, l’espoir est encore plus mince avec le Brésil comme dernier adversaire. Mais on aura au moins été diverti, avec l’expulsion du groupe du gardien André Onana quelques heures à peine avant le match contre la Serbie. Le groupe est plus important que les intérêts de quelque personne que ce soit, a précisé le sélectionneur Rigobert Song à propos de son gardien, coupable selon certaines sources d’avoir trop… tenté de relances courtes.

Ne parlons pas de Bruno

Il a les deux poings en l'air.

Cristiano Ronaldo a bien tenté de faire croire qu'il avait ouvert la marque contre l'Uruguay.

Photo : Reuters / LEE SMITH

L’autre nouveau qualifié du jour est le Portugal, qui a battu l’Uruguay 2-0 avec un doublé de Bruno Fernandes. On s’en voudrait de ne pas souligner l’effort déployé au passage par Cristiano Ronaldo, qui a absolument tout fait pour convaincre la galerie que le premier but était le sien quand le ballon n’a finalement même pas effleuré une goutte de son gel pour les cheveux.

Ou était-ce une pommade?

Enfin.

Le partisan neutre – insérez votre propre blague de Suisse ici – se réjouira surtout du fait qu’avec l’autre résultat du jour dans ce groupe, une victoire de 3-2 du Ghana contre la Corée du Sud, une revanche attendue depuis plus de 12 ans sera aussi chaude que possible.

Le 2 juillet 2010, en quarts de finale de la Coupe du monde, le tir du Ghanéen Stephen Appiah s’apprêtait à franchir la ligne quand l’Uruguayen Luis Suarez a sorti la main pour le stopper, au prix d’un carton rouge. Les Black Stars auraient pu devenir la première formation africaine demi-finaliste d’un Mondial.

Asamoah Gyan a raté le tir de pénalité subséquent. L’Uruguay a ensuite gagné la séance de tirs au but. Le Ghana, depuis ce temps, se sent floué.

Vendredi, dans leur dernière rencontre de la phase de groupe, le Ghana et l’Uruguay s’affronteront. Le vainqueur validera son billet pour le tour éliminatoire si la Corée du Sud ne bat pas le Portugal. Un match nul serait à l’avantage du Ghana.

Le sélectionneur ghanéen Otto Addo a bien fait attention de ne pas contextualiser le match avec la notion de revanche, mais les partisans des Black Stars auront d’autres idées. Suarez, à 35 ans, est encore dans la Celeste et, malgré les années qui passent, ils ont une dent contre lui.

Bandeau consultez Tellement soccer

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