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Éliminé, le Canada veut terminer son Mondial en beauté

Deux joueurs de soccer bataillent pour le ballon.

Ismaël Koné, du Canada, en duel contre Lois Openda, de la Belgique

Photo : belga / BRUNO FAHY

Radio-Canada

Au lendemain du cuisant revers face à la Croatie, la déception laisse tranquillement place à l'excitation dans le camp canadien, conscient qu'un résultat positif face au Maroc serait une première et de quoi être fier.

Battu sèchement 4-1 dimanche, le Canada, 41e à la FIFA, est devenu la deuxième équipe à être éliminée de la Coupe du monde, après le pays hôte, le Qatar. Les représentants de l'unifolié affronteront le Maroc, 22e, en clôture de leur tournoi jeudi.

Un match en apparence sans importance, sauf pour les principaux intéressés. Après avoir vu Alphonso Davies inscrire le premier but canadien dans un Mondial, le groupe de John Herdman a maintenant les yeux rivés sur une autre première : engranger des points au plus haut niveau, voire enregistrer une victoire.

Il nous reste une dernière chance d'obtenir un premier résultat positif en Coupe du monde. Le duel contre le Maroc sera une belle occasion d'y arriver, a dit Alistair Johnston. On a hâte, et c'est même tout ce à quoi pense le groupe aujourd'hui.

Même si le Canada est éliminé, il reste un match à disputer face au Maroc. Philippe Leblanc est en direct du Qatar.

Pour Ismaël Koné, le choc avec le Maroc représente d'ailleurs une chance de montrer qui on est. Maintenant que la disette de 36 ans sans Mondial est chose du passé, les Canadiens, qui accueilleront le tournoi dans quatre ans, ont maintenant la tête à construire quelque chose de beau.

On a les yeux sur 2026, mais ce n'est pas le focus du groupe présentement, a révélé le jeune cadre de 20 ans. On a largement le temps de se préparer. Ce qu'on veut montrer contre le Maroc, c'est quelque chose de beau pour ce pays. Lors du premier match, on a perdu, mais notre niveau a été une belle surprise pour tout le monde. On va donner tout ce qu'on peut sur le terrain, et après le résultat suivra.

« On est dans l'optique de se battre, et qu'on est un pays en train de construire quelque chose de beau. Éventuellement, on va montrer qui on est. »

— Une citation de  Ismaël Koné

Cet élan d'optimisme tombe à point, puisque la dernière performance canadienne était plutôt négative. Johnston, en toute honnêteté, admet même que le match contre la Croatie était le plus difficile de sa carrière avec le maillot canadien.

La Croatie a montré pourquoi c'est l'une des meilleures équipes du monde, et pourquoi elle a atteint la finale en Russie, a expliqué Johnston. L'expérience des joueurs croates a fait la différence, ils n'ont jamais paru décontenancés. J'ai trouvé qu'ils ont fait un très bon travail tactique pour nous contrer, et leur milieu de terrain a démontré toute l'étendue de son talent. Cette expérience va nous aider pour la suite, à commencer par le Mondial 2026. Jouer de grands matchs, ça ne s'oublie jamais. Il n'y a rien de comparable à la Coupe du monde.

Il efface un joueur et repart avec le ballon.

Tajon Buchanan lors du match contre la Croatie

Photo : afp via getty images / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Un autre moment du duel contre les Croates ne sera jamais oublié, ni par les joueurs ni par les amateurs au pays : le but d'Alphonso Davies. Inscrit 68 secondes après le coup d'envoi, le filet historique a aussi fait l'étalage de toute l'émotion avec laquelle le Canada s'est présenté au Qatar.

Quel moment!, a ajouté Johnston. On pouvait sentir cette émotion. C'était un sentiment de soulagement : "Ah, nous y sommes finalement parvenus. Nous avons finalement marqué dans le tournoi le plus prestigieux de la planète, et nous avons notre place parmi eux."

« Bien sûr, nous aurions aimé que le reste de la rencontre soit à la hauteur de ce moment-là, mais c'était spécial. Et je suis certain que ça restera gravé dans la mémoire de chacun d'entre nous. »

— Une citation de  Alistair Johnston

Pour Koné, qui incarne par son âge, son talent et sa volonté ce nouveau Canada, cher au sélectionneur John Herdman, l'expérience qatarie n'a pas un goût amer, bien au contraire.

Sur le plan personnel, je suis content de ce que j'ai pu montrer, a indiqué le joueur du CF Montréal, qui a foulé le terrain lors des deux matchs du Canada. Mais sur le plan de l'équipe, je suis extrêmement fier. On a démontré du caractère et de la personnalité. Il n'y a pas de regrets.

Et pour la suite, question d'éviter d'autres revers sévères?

« Ce que ça prend pour jouer à ce niveau-là, c'est de monter en intensité et de jouer sans peur, c'est tout. »

— Une citation de  Ismaël Koné
Bandeau annonçant la couverture en direct de la Coupe du monde

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