•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Analyse

Trois observations sur la journée de samedi au Mondial

Il lève le poing droit.

Lionel Messi a délivré l’Albiceleste à la 64e minute d’une frappe écrasée plein axe à 25 mètres de la cage de Guillermo Ochoa.

Photo : afp via getty images / KIRILL KUDRYAVTSEV

Olivier Tremblay

Dans un jeu comme le soccer, où la marge entre la défaite et la victoire est très mince, trouver un moyen de gagner, c’est parfois comme résoudre un énorme casse-tête.

Battue 2-1 par l’Arabie saoudite, l’Argentine semblait incapable de s’adapter aux embûches proposées par l’adversaire. Pendant une bonne heure samedi, le Mexique a pareillement compliqué la vie des Argentins sans toutefois trouver le fond du filet.

Avec une formation quelque peu remaniée par rapport à celle qui avait fait match nul 0-0 contre les Polonais, les Mexicains ont empêché leurs rivaux de prendre l’ascendant. L’Albiceleste, avec cinq nouveaux titulaires, semblait prise de court par la stratégie d’El Tri, prudente, mais globalement efficace.

Après la pause, on en a vu les limites. L’Arabie saoudite, au moins, avait essayé de jouer. Le Mexique a choisi de reculer, reculer, reculer. Encore fallait-il rester en contact avec Lionel Messi, pourtant victime de cinq fautes pendant la rencontre.

Il paraît absurde que certains jugent encore que Messi doive réussir à la Coupe du monde pour entériner tout le reste de sa glorieuse carrière. Qu’importe : la Puce s’est levée au moment où son pays en avait le plus besoin.

Une défaite était synonyme d’élimination. Cette victoire donne l’impression bien nette que l’Argentine peut gagner le groupe. Ce que quatre jours peuvent changer.

Bandeau annonçant la couverture en direct de la Coupe du monde

Coup de Grizou

Depuis 2002, les champions du monde en titre étaient condamnés à l’exclusion dès la phase de groupe. La France, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne y ont goûté.

Cette fois-ci, les Français n’ont pas laissé de place au doute... sur le plan des résultats, du moins. Avec deux victoires contre l’Australie et le Danemark, ils valident les premiers leur billet pour les huitièmes de finale, où ils attendent la Pologne, l’Arabie saoudite, le Mexique ou l’Argentine.

On retiendra le doublé de Kylian Mbappé, devenu le meilleur buteur de moins de 24 ans à la Coupe du monde qui ne s’appelle pas Pelé. Prenons tout de même le temps de saluer Antoine Griezmann, auteur non seulement d’un raté d’anthologie, mais aussi d’un match complet.

À 31 ans, après son exil barcelonais manqué, Griezmann a sans doute gagné en sagesse. Déjà altruiste, comme en fait foi la seule longueur qui le sépare désormais de Thierry Henry au chapitre des meilleurs passeurs de l’équipe de France (27 contre 26), Grizou épate aussi par sa capacité à se mettre au service du collectif.

Le numéro 7 français montrait même quelques qualités de numéro 6, lui qui n’a perdu aucun duel contre les Danois. Ses déplacements ont été généreux au possible, une performance individuelle presque sans reproche dans une rencontre plus ou moins sereine pour les Français, qui ont souffert pour gagner.

Fin Renard

Regardez ce qui suit, puis essayez de convaincre qui que ce soit que vous ne voulez pas jouer pour Hervé Renard.

Le sélectionneur de l’Arabie saoudite n’est pas que l’un des plus beaux hommes sur Terre : il convainc et rassemble. Et il fait jouer les Faucons drôlement bien. C’est une équipe organisée, audacieuse, un peu naïve. Elle fait ce qu’elle peut pour aller au bout de ses actions, même s’il lui manque un petit quelque chose dans le dernier tiers.

Le résultat n’y était pas contre la Pologne, qui a fait le nécessaire pour s’imposer 2-0.

N’empêche, cette équipe saoudienne a porté le jeu, particulièrement en première mi-temps, et n’eût été son obstination à viser des poteaux de football américain imaginaires quand venait le temps de tirer, elle aurait pu retirer quelque chose de cette rencontre. Et que dire de ce double arrêt de Wojciech Szczesny lors du tir de pénalité de Salem Al-Dawsari, puis du retour dont Mohammed Al-Breik a presque profité?

Au lieu d’une qualification pour le prochain tour – qui demeure parfaitement plausible –, l’Arabie saoudite sortira du stade de la Cité de l'éducation d'Al-Rayyan avec une confiance renouvelée. Elle a battu l’Argentine. Elle a dérangé la Pologne. Elle peut certainement espérer un résultat contre le Mexique.

Les Montréalais le savent : les renards ont un plan.

Bandeau consultez Tellement soccer

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...