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Analyse

Trois observations sur la journée de vendredi au Mondial

Des joueurs effectuent des remplacements.

Il aura fallu attendre près de 70 minutes pour voir les premiers changements à la formation anglaise.

Photo : Getty Images / Ryan Pierse

Olivier Tremblay

Les États-Unis ne demandaient qu’à souffrir.

Avec le succès tardif de l’Iran contre le pays de Galles en début de journée, le match des Américains contre les Anglais devenait quasi anecdotique. Même s’ils perdaient, une victoire contre les Iraniens mardi prochain leur permettrait presque à coup sûr de passer au tour éliminatoire.

Le sélectionneur américain Gregg Berhalter avait ajusté sa formation contre l’Angleterre : Weston McKennie était à la droite du milieu de terrain, tandis que Christian Pulisic n’était pas tout à fait à la même hauteur que les attaquants Hadji Wright et Timothy Weah. Un 4-4-2 qui était une forme de piège, mais qui invitait les Anglais à prendre la pleine maîtrise de la rencontre.

Les Three Lions en ont bien peu profité en première mi-temps, et le plan de match américain devenait encore plus clair : rester compact sans presser prématurément, puis jouer vers l’avant dès la récupération du ballon et attaquer les espaces.

Après la pause, les Américains dominaient carrément les échanges et avaient toutes les raisons de regretter que la marque soit toujours 0-0. Ils avaient muselé Jude Bellingham, l’un des plus beaux espoirs anglais, notamment grâce au match exceptionnel de Tyler Adams.

Le résultat nul, ultimement, sert les deux équipes sur le plan comptable. Mais l’Angleterre aurait pu confirmer sa qualification et faire tourner l’effectif, mardi prochain, contre le pays de Galles. Il faut saluer la performance américaine, mais la patrie du football a raté une occasion contre celle du soccer.

Bandeau annonçant la couverture en direct de la Coupe du monde

Changer pour que l’Aaronson nous délivre

De part et d’autre, la gestion du banc avait de quoi laisser l’observateur perplexe.

Les Anglais, visiblement en manque d’idées, ont été les premiers à changer quelque chose à la 68e minute. Ils ont répété l’exercice à la 78e, pour un total de trois substitutions.

Phil Foden, auteur de sept buts et de quatre passes décisives en Premier League cette saison avec les doubles champions en titre, est resté bien assis aux côtés des Callum Wilson et de Nick Pope, pour ne nommer que deux coéquipiers choisis tout à fait au hasard.

De l’autre côté, même si la journée de Gregg Berhalter est une réussite, sa décision de se tourner vers le banc à la 77e seulement était étrange. Weston McKennie a été excellent, mais il jouait aussi sur une seule jambe. Brenden Aaronson aurait sans doute pu donner plus qu’un quart d’heure à son équipe.

À l’inverse, celui joué par l’arrière droit Shaq Moore était peut-être de trop. Le gagnant du jour s’appellerait-il DeAndre Yedlin?

Rien ne tourne rond

Avant le 20 novembre, les plus cyniques voyaient ainsi la destinée du Qatar : imitera-t-il l’Afrique du Sud, seul pays hôte éliminé d’une Coupe du monde de soccer à la phase de groupe?

Finalement, les cyniques avaient raison. Les Qataris ont même fait pire. Tandis que le tournoi des Sud-Africains avait pris fin malgré quatre points et une victoire contre les Français, les hôtes de ce Mondial-ci sont la première équipe éliminée de la compétition après deux petites défaites, dont celle de 3-1 contre le Sénégal.

Après avoir dépensé l’équivalent de cinq Twitter, comme l’a savamment écrit le collaborateur de CBC à la Coupe du monde, Chris Jones, voici ce que le Qatar récolte sur le plan sportif. Et ça ne risque pas de s’arranger, puisque son dernier adversaire sera les Pays-Bas, bien peu impressionnants contre l’Équateur, mais nettement supérieurs sur le papier.

Les Sénégalais, par ailleurs, n’ont pas joué le match de leur vie. On pourrait être tenté de dire qu’ils n’en avaient pas besoin. Pourtant, leur gardien Édouard Mendy est l’un des grands artisans de cette victoire, comme nous l’avions tous prévu après sa performance catastrophique en ouverture de tournoi.

Si, pour le dernier match contre l’Équateur, les Lions de la Teranga peuvent trouver l’équilibre entre l’effort collectif aperçu contre les Oranje et cette nouvelle solidité devant le filet, ils valideront leur billet pour les huitièmes de finale.

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