•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un autre championnat pour femmes pilotes voit le jour, l’Académie F1

Deux femmes regardent la gagnante de la course sur le podium.

Un autre championnat pour femmes pilotes voit le jour à l'initiative de la F1, pour les aider à accéder à la W Series et à la F3.

Photo : W Series

Radio-Canada

La F1 crée sa propre filière de femmes pilotes, avec l'Académie F1, un nouveau championnat qui verra la jour en 2023 avec 5 équipes de 3 voitures et 21 courses.

Les épreuves seront réparties sur sept fins de semaine.

À la suite de la fin de saison tronquée de la W Series par manque de fonds, la F1 avait fait l'objet de critiques, notamment de Lewis Hamilton, pour ne pas avoir comblé le budget manquant estimé à 7 millions de dollars américains pour que la saison aille à son terme.

On comprend maintenant pourquoi. La F1 a lancé à Abou Dhabi sa propre série réservée aux femmes pilotes.

La série sera composée de cinq équipes dirigées par des équipes actuelles de F2 et de F3, chacune engageant trois voitures pour former une grille de 15 monoplaces, explique la F1 dans un communiqué vendredi en marge du Grand Prix d'Abou Dhabi, dernier de la saison.

La W Series est une super plateforme, et l'Académie F1 se veut un chemin de plus pour permettre aux jeunes générations de femmes pilotes de se développer et de progresser, précise le communiqué.

Il est clair que ces femmes pilotes n'ont pas la même expérience que leurs collègues masculins au même âge, fait-on remarquer. Nous voulons qu'elles puissent travailler dans des structures professionnelles reconnues qui leur donneront du temps de piste, en course et en essais.

Le temps de piste, c'est le talon d'Achille de la W Series, dont les séances sont coincées dans le programme du week-end de la F1, notamment les courses, limitées à 30 minutes.

Un homme en bord de piste filme des voitures.

Lewis Hamilton, spectateur des essais de la W Series à Austin : « Ces femmes sont incroyables », a-t-il écrit sur son site.

Photo : Twitter / W Series

Le communiqué laisse entendre que le calendrier à venir ne sera pas jumelé à celui de la F1.

Des différences, la même volonté

L'Académie F1 et la W Series se distinguent aussi sur le plan technique et budgétaire.

Le nouveau circuit fera tourner les 15 pilotes dans des F4 de marque Tatuus avec une motorisation de 165 chevaux fournie par Autotecnica.

La W Series, elle, fait rouler des F3 T-318 de marque Tatuus.

Des monoplaces de F3 se suivent dans un virage à droite sur un circuit.

Alice Powell (no 27) mène le peloton lors de la course W Series en Hongrie.

Photo : Getty Images / Francois Nel

La F1 dit que l'Académie F1 vise à préparer des pilotes aux catégories supérieures, soit la W Series, la F3, la F2 et la F1. Elle fournira un budget de 150 000 euros par équipe (207 000 $ CA) et les 15 pilotes devront fournir le même montant.

La W Series, elle, ne demande aucun budget à ses 20 pilotes qui sont engagées au mérite. Le championnat existe grâce aux commanditaires. C'est d'ailleurs le désistement de l'un d'entre eux qui a obligé la W Series à laisser tomber ses trois dernières courses de la saison.

On ne connaît pas encore les bourses offertes par l'Académie F1. La W Series donne 1 500 000 $, dont 500 000 $ à la gagnante et 1 000 000 $ au reste du plateau.

Une pilote de la W Series sourit, les bras croisés.

Jamie Chadwick, titrée trois fois en W Series

Photo : Williams F1

La gagnante de la W Series reçoit également 15 points pour sa superlicence, le passeport obligatoire pour faire de la F1 (qu'on obtient avec 40 points accumulés).

L'Académie F1 aura pour but de pousser ces femmes pilotes vers le championnat de F3, porte d'entrée du plus haut niveau.

En mal de diversité, la F1 vise avec cette nouvelle compétition à maximiser les chances et le potentiel des femmes pilotes d'atteindre le plus haut niveau en leur fournissant l'expérience nécessaire avant de courir en F3 et de rejoindre la pyramide de la F1.

Pour offrir plus de chances aux jeunes femmes d'accéder à la F1, les équipes ont aussi commencé à bouger.

Ferrari a notamment accueilli en 2021 la première femme pilote dans son programme de développement (Ferrari Academy), la Néerlando-Belge Maya Weug. L'Espagnole Laura Camps Torras l'a rejointe en 2022.

Alpine Renault a aussi lancé cette saison un programme de recrutement de jeunes femmes pilotes (niveau karting) avec pour but d'en amener au moins une en F1.

Avec les informations de Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...