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Mikaël Kingsbury veut dominer son sport pendant encore quatre ans

Il fait un saut avec les skis croisés.

Mikaël Kingsbury aux Jeux olympiques de Pékin

Photo : Getty Images / Cameron Spencer

La Presse canadienne

Dernier tour de piste? Peut-être. Mais Mikaël Kingsbury ne prépare certainement pas cet ultime cycle olympique comme une tournée d'adieu. Le « Roi des bosses » a l'intention de passer les quatre prochaines saisons au sommet de son sport.

J'ai terminé le dernier cycle en force. Je sais que je peux commencer le prochain en force, a-t-il déclaré au cours d'un entretien avec La Presse canadienne mardi. Puis, je sais que dans quatre ans, je peux être plus fort que je le suis là.

Plus fort donc, que l'athlète qui vient d'ajouter trois globes de cristal en bosses, aux bosses en parallèle et au classement général, en plus d'une troisième médaille olympique, sa deuxième d'argent, en l'espace de quelques mois seulement.

Où trouve-t-il sa motivation? Après 21 globes de cristal, 6 titres mondiaux et 1 titre olympique, personne ne lui en voudrait de passer à autre chose.

J'aime la position où je suis, admet-il candidement. Je n'ai pas envie de prendre ma retraite, même si je serais plus que satisfait de ce que j'ai accompli si je le faisais [...] Je sais que je suis encore capable de gagner autant que je l'ai fait auparavant.

J'aime toujours m'entraîner, aller au gym et la vie en équipe. Mais c'est clair que ma vie est différente que lors de mes premiers cycles olympiques, parce que je suis plus vieux, entre autres. Je suis là pour l'amour de la compétition. Je n'ai plus le même stress de performance, a-t-il poursuivi.

La petite pause (de près de deux mois) que je me suis accordée à la fin de la saison m'a fait le plus grand bien. J'allais au gym, mais c'était plus pour faire une petite réadaptation. J'avais des petits bobos à guérir, comme tous les athlètes. Mais j'ai pu me changer les idées. Je suis allé dans le Sud avec ma copine, j'ai vu mes parents, mes amis.

Une autre source de motivation est l'ajout, au cours de l'été, des bosses en parallèle au programme olympique. Pour la première fois de l'histoire, un titre olympique dans cette discipline sera décerné à Milan-Cortina en 2026.

Il y a aussi le désir de vivre de vrais JO, avec parents et amis sur place en Italie, ce qu'il n'a pas pu faire à Pékin en février dernier.

Je prends ça une saison à la fois, mais c'est clair que je me vois en Italie dans quatre ans et j'aimerais ça vivre l'expérience olympique une autre fois pour que ma famille et ma copine, qui n'a jamais assisté aux JO, puissent venir me voir. Ça terminerait sur une bonne note. C'est sûr que ça motive, a-t-il admis.

Les Jeux de Milan-Cortina sont encore loin et les yeux de Kingsbury sont totalement tournés vers la prochaine saison, qui sera lancée le 3 décembre à Ruka en Finlande.

Le bosseur de 30 ans s'envolera d'ailleurs pour la Finlande mardi prochain, afin de peaufiner les derniers détails de son entraînement sur les pentes où auront lieu les premières épreuves de la Coupe du monde.

Encore une fois, la compétition devrait venir du médaillé d'or aux Jeux de Pékin, le Suédois Walter Wallberg, et du Japonais Ikuma Horishima, 3e à Pékin et double champion du monde en 2017, des skieurs de 22 et de 24 ans respectivement.

Kingsbury sent-il qu'il a ce qu'il faut pour contenir Wallberg, Horishima et le reste du plateau pendant quatre ans?

J'ai toujours cru en mes chances, laisse-t-il tomber sans hésiter. J'ai plus d'expérience qu'eux. Ce qu'ils vivront peut-être pour la quatrième ou cinquième fois, je l'ai peut-être vécu 50 fois de mon côté. Ce qui m'aide beaucoup, c'est qu'ils sont constants. Ça me fait sortir le meilleur de moi-même.

Puis j'ai une bonne équipe, de bons commanditaires autour de moi, et je sais ce dont mon corps a besoin. J'ai 30 ans, mais je me sens comme si j'en avais 22. Je n'ai jamais été aussi fort que je le suis présentement et je suis plus intelligent [...] Peu importe la piste, je sais que je peux gagner en augmentant ou en diminuant mon tempo, selon les conditions et ce que mes compétiteurs feront pendant la course, a-t-il expliqué.

Il vaudrait donc mieux ne pas parier contre Kingsbury d'ici les Jeux de 2026. On pourrait s'en mordre les doigts. Ou frapper une bosse, pour rester dans le thème.

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