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Chronique

Ellie Black, Marie-Philip Poulin et Sidney Crosby...

Des gymnastes sourient et se serrent dans leurs bras en regardant un tableau indicateur.

Les Canadiennes sont émues de leur 3e place au concours par équipe des Championnats du monde de gymnastique.

Photo : Getty Images / Naomi Baker

Ellie Black a encore surpassé les attentes et entraîné toute l’équipe canadienne avec elle, la semaine dernière, aux Championnats du monde de gymnastique artistique à Liverpool.

L’athlète de 27 ans, un âge vénérable en gymnastique, a mené le Canada à son tout premier podium à la compétition par équipe des mondiaux, en plus de récolter une médaille individuelle à la poutre.

Lorsque la médaille de bronze de l’équipe nationale a été confirmée mardi dernier, le commentateur britannique s’est exclamé ainsi : Si vous aviez vu le Canada être médaillé de bronze, allez à la fenêtre la plus près et criez : "je suis un génie", car vous saviez quelque chose que personne d’entre nous ne savait.

Médaille ou non, Ellie Black était déjà la plus grande gymnaste de l’histoire canadienne. Son nom doit se retrouver aux côtés des plus grandes athlètes au pays comme ses contemporaines Marie-Philip Poulin et Christine Sinclair.

À l’instar de Poulin et de Sinclair, Black a la faculté de s’élever lors des grands moments et, comme elles, la gymnaste de la Nouvelle-Écosse assume un leadership incontestable. Elle montre que les Canadiennes peuvent s’élever au plus haut niveau du sport international, peu importe la discipline.

Avant Ellie Black, le Canada avait gagné une seule médaille en gymnastique féminine aux mondiaux. Depuis son arrivée dans l’équipe nationale, les Canadiennes en ont ajouté cinq.

En plus de l’impressionnante médaille de bronze de la formation nationale en Angleterre, elle a maintenant deux médailles individuelles, soit l'argent au concours complet en 2017, à Montréal, et l’argent à la poutre, dimanche, à Liverpool.

En 2018, Shallon Olsen est montée sur la deuxième marche du podium à la table de saut, tandis qu'Ana Padurariu l’a imité à la poutre.

Rien ne semble impossible pour les Canadiennes depuis qu'Ellie Black est arrivée.

La semaine dernière, ses quatre coéquipières participaient à leurs premiers Championnats du monde. Ce n’est rien de nouveau pour la meneuse de l’équipe et seule Canadienne de tous les grands rendez-vous depuis 2012.

Elle a pris part à sept mondiaux et à trois Jeux olympiques depuis son arrivée dans l’équipe nationale en 2010.

Comme toute grande meneuse, Ellie Black n’inspire pas seulement ses compatriotes avec ses performances. Sa résilience et son ardeur au travail constituent aussi des exemples à suivre.

Malgré de sévères blessures à une cheville et à un genou en 2019, elle est revenue au sommet à temps pour les Jeux d'été de Tokyo, où elle a frôlé le podium avec une 4e place à la poutre.

Et, pour s’assurer que le nom d’Ellie Black reste dans les annales de la gymnastique, pas uniquement au Canada, il y a maintenant un mouvement aux barres asymétriques qui porte son nom, le Black.

Finalement, si vous êtes de ceux qui ont besoin d’une analogie de hockey pour bien saisir qui elle est, dites-vous que seulement deux personnes ont reçu l’Ordre de la Nouvelle-Écosse avant l’âge de 25 ans : Ellie Black et un certain Sidney Crosby.

Vous pouvez donc dire qu’elle est la Crosby de la gymnastique.

À moins que Crosby ne soit l'Ellie Black du hockey, un meneur remarquable qui a su s’élever dans les grands moments.

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