•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le propriétaire des Thorns se retire du processus décisionnel de l’équipe

Il regarde devant lui.

Merritt Paulson

Photo : Getty Images / Steve Dykes

Radio-Canada

Le propriétaire des Thorns de Portland, Merritt Paulson, dont l’organisation a été vivement critiquée dans l’accablant rapport Yates sur les abus et les inconduites dans la National Women’s Soccer League (NWSL), se retire des activités quotidiennes de l’équipe, tout comme le directeur général, Gavin Wilkinson, et le président du secteur commercial, Mike Golub.

Paulson en a fait l’annonce par communiqué mardi, au lendemain de la publication du rapport qui accuse les Thorns d’avoir erré dans leur gestion du cas de l’entraîneur déchu Paul Riley et d’avoir empêché les enquêteurs, menés par l’ex-procureure générale des États-Unis Sally Q. Yates, d’accéder à certaines informations.

Puisque les Thorns s’apprêtent à amorcer leur parcours éliminatoire, j’ai informé la NWSL que je me retirais dès aujourd’hui de tout processus décisionnel relatif aux Thorns jusqu’à ce que le rapport de l’enquête conjointe [de la NWSL et de l’association des joueuses], avec laquelle nous collaborons pleinement, soit publié, a déclaré Paulson.

Les décisions qu’auraient prises Paulson, Wilkinson ou Golub relèveront de la directrice juridique du club, Heather Davis, jusqu’à ce que le rapport soit publié en novembre. C’est la première fois qu’une date est communiquée à cet égard.

Le communiqué ne précise pas si ces changements s’appliquent également au secteur masculin du club. Paulson est également propriétaire des Timbers de Portland de la Major League Soccer (MLS).

Les joueuses ne vont pas bien

La publication du rapport a fait réagir en Angleterre, où l’équipe féminine américaine s’apprête à jouer un match amical contre la sélection locale, vendredi.

Ballon au pied, elle regarde à sa droite.

Becky Sauerbrunn joue pour les Thorns depuis 2020.

Photo : USA Today Sports-Craig Mitchelldyer

Becky Sauerbrunn, internationale américaine depuis 2008 et membre des Thorns de Portland depuis 2020, s’est faite la porte-parole des joueuses en conférence de presse, mardi, saluant de nouveau le courage des présumées victimes.

Les joueuses ne vont pas bien, a-t-elle souligné. Nous sommes horrifiées. Nous avons le cœur brisé. Nous sommes frustrées, fatiguées et vraiment fâchées. Ça nous fâche qu’il ait fallu une enquête indépendante, des articles dans The Athletic, dans le Washington Post et ailleurs. Ça nous fâche qu’il ait fallu que 200 personnes parlent de leurs traumatismes pour en arriver à ce point.

Je crois que tout propriétaire ou dirigeant du soccer américain qui a laissé tomber les joueuses à répétition, qui ne les a pas protégées, qui s’est caché derrière des principes juridiques et qui n’a pas collaboré à l’enquête ne devrait plus être là, a-t-elle poursuivi.

Sauerbrunn, qui a pu s’entretenir avec Sally Q. Yates en compagnie d’autres joueuses avant la publication du rapport, a appelé la fédération américaine et la NWSL à immédiatement mettre en œuvre les recommandations des enquêteurs.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !