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Le vélodrome de Bromont enfin terminé, un nouvel essor pour le cyclisme au Québec

Une vue du bâtiment.

Le vélodrome Sylvan Adams de Bromont

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Seize mois après le début des constructions, le vélodrome de Bromont est maintenant prêt à accueillir les cyclistes. Ce nouveau centre d’excellence du cyclisme sur piste au Québec promet d’offrir aux athlètes d’ici une infrastructure de la plus haute qualité, qui pourrait déboucher sur une nouvelle génération d'espoirs prometteurs.

Il y a belle lurette que la Belle Province n’avait plus de piste intérieure de cyclisme. En 1989, le vélodrome olympique de Montréal a été transformé en Biodôme, et les cyclistes québécois devaient s’exiler pour pratiquer leur sport.

Quelque 30 ans et 22 millions plus tard, Bromont se positionne maintenant comme le cœur du vélo de haut niveau au Québec : les meilleurs cyclistes d’ici pourront désormais pratiquer leur sport au vélodrome Sylvan Adams, du nom du milliardaire qui a lui-même versé deux millions de dollars dans le projet de Bromont. Adams est déjà copropriétaire de l’équipe de cyclisme sur route Israel – Premier Tech, pour lesquels roulent notamment Hugo Houle et Guillaume Boivin.

Le don du philanthrope a été l’élément déclencheur pour doter d’un toit et refaire à neuf le vélodrome en Estrie, a indiqué Nicolas Legault, directeur du Centre national de cyclisme de Bromont.

Le résultat tient en une piste de 9600 planches de pin finlandais, l’une des trois seules de ce genre dans le monde. Le choix du bois n’avait rien d’anodin : la particularité de ce contreplaqué nordique, c’est qu’il est installé sur le côté. Les cyclistes roulent ainsi sur les plis, ce qui rend la surface plus dure, et plus mordante aux courbes, en améliorant l'adhérence des pneus.

Une vue de la piste.

La piste du vélodrome Sylvan Adams de Bromont

Photo : Radio-Canada

La durée de vie de cette piste, qui aura nécessité près de 6000 heures de travail, est estimée à 50 ans. Derrière cette construction : Peter Juneck, un Ontarien de 82 ans, qui a construit par le fait même le 36e vélodrome de sa carrière à Bromont, mais son tout premier en sol canadien.

Pour la structure du bâtiment, lequel se targue d’être vert, du bois québécois et canadien a été utilisé, arrimé au béton des murs et à l’acier de l’armature, la même qui a servi pour le vélodrome des Jeux olympiques d’Atlanta, en 1996.

Un total de 65 personnes seront employées dans le nouveau vélodrome, pour une fréquentation espérée de 300 athlètes par semaine. Et pas seulement des cyclistes sur piste, puisque des aménagements de BMX, de sports de raquette, de course à pied et de sauts acrobatiques sont aussi présents dans ce vélodrome multisport.

Nicholas Legault et Louis Barbeau expliquent l'impact potentiel de ce nouveau vélodrome au Québec.

Pour l’élite du vélo québécois, c’est évidemment une ouverture qui est accueillie avec beaucoup d’enthousiasme.

Ce nouveau centre signifie que les athlètes québécois n’auront plus besoin de s’exiler pour se développer, a expliqué Louis Barbeau, directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes. Jusqu’ici, les meilleurs devaient aller à Milton, en Ontario, au Centre national du cyclisme Mattamy. De pouvoir rester chez eux, de poursuivre leurs études dans le système scolaire québécois va permettre à des athlètes d’ici de se développer sans faire ces vieux sacrifices.

Une nouvelle génération de cyclistes est donc à prévoir, croit Louis Barbeau.

On parle souvent de la piste comme de l’école du vélo. Il n’y a pas de frein, pas de dérailleur; on apprend à rouler en peloton, en groupe. Ceux qui développent ces habiletés sur la piste, ça les suit partout ensuite dans les autres disciplines. Pour les routiers, le BMX, le vélo de montagne, et pour tout autre sport, ça devient un excellent complément d’entraînement.

Le vélodrome Sylvan Adams pourrait aussi servir de complément de carrière. Louis Barbeau rappelle que plus de 50 % des athlètes d’épreuve d’endurance sur piste, tant chez les hommes que chez les femmes, ont aussi des contrats professionnels sur route.

Ça devrait servir à nos cyclistes sur route, particulièrement dans les mois d’hiver, et offrir la possibilité de s’entraîner à la maison.

Pour les premiers mois d’ouverture, la priorité est de bâtir un calendrier de compétitions québécoises. Déjà, les championnats canadiens au mois d’avril 2023 sont au programme.

Avec les informations de Michel Chabot

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