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Boxe Canada ouvre sa chasse à la direction de la haute performance

Le logo de Boxe Canada

Boxe Canada est toujours à la recherche d'un directeur de la haute performance.

Photo : Gracieuseté : Boxe Canada

Jean-François Chabot

Quatre mois après la démission de Daniel Trépanier, Boxe Canada est toujours en quête de la perle rare qui viendra s’occuper de la direction de la haute performance pour soutenir l’élite nationale.

Dans une entrevue accordée à Radio-Canada Sports, le directeur général de la fédération canadienne, Roy Halpin, a indiqué que le processus de recrutement allait être mis en marche sous peu.

En boxe amateur, tout se passe à l’automne en ce qui a trait à la planification, que ce soit pour les Jeux olympiques ou pour les Jeux panaméricains. On est un peu pressés par le temps. Ce sont de gros dossiers en prévision de la prochaine année, a reconnu Roy Halpin.

Il y a aussi le dossier À nous le podium, auprès de qui nous devons déposer notre dossier de requête de financement quelque part au mois de novembre.

À Boxe Canada, on espère ainsi que la personne choisie puisse être nommée quelque part en novembre, puis entrer en fonction dès janvier 2023. Une dizaine de personnes pourraient être reçues en entrevue, des hommes comme des femmes, et pas nécessairement issues du milieu de la boxe.

Au cours des dernières semaines, et jusqu’au choix du nouveau directeur permanent, Craig Devlin a assuré l’intérim afin de répondre aux besoins des pugilistes. C’est lui qui a vu aux besoins pour les Jeux du Commonwealth à Manchester, en Angleterre.

Il faut agir vite et bien, parce que les défis de la personne qui succédera au directeur démissionnaire seront aussi nombreux que complexes au cours des prochains mois.

La personne choisie au terme du processus de sélection, au cours duquel on espère rencontrer une dizaine de candidats, devra notamment voir à l’organisation des Championnats canadiens, les premiers en trois ans en raison de la pandémie.

Elle aura aussi à son agenda la représentation nationale en vue des prochains Jeux panaméricains de 2023, à Santiago, au Chili – une étape importante pour la qualification olympique de Paris 2024 –, ainsi que pour les mondiaux.

Ceux des hommes se dérouleront en septembre 2023 à Tachkent, en Ouzbékistan, tandis que les femmes auront rendez-vous en octobre ou novembre 2023 dans un lieu qu'il reste encore à déterminer.

Roy Halpin a aussi révélé que Boxe Canada avait engagé des pourparlers avec la Fédération internationale pour la tenue d’un événement de type open, à Calgary, en septembre 2023. L'événement en question pourrait, si tout va bien, devenir un rendez-vous annuel au calendrier.

Tourner la page

Bien sûr, le départ fracassant de Daniel Trépanier sur fond de dénonciations liées au présumé favoritisme dont il aurait fait preuve à l’égard de ses protégés n’a pas fourni bonne presse à Boxe Canada au cœur d’un printemps coloré par de multiples cas d’abus décriés par les athlètes de plusieurs autres fédérations.

À Boxe Canada, on considère toutefois que la tempête est passée et que les dossiers qui brûlaient les doigts et les esprits sont à présent clos.

« Heureusement, presque tous les sports se parlent tous les deux mois. On sait qu’il y a beaucoup de sports qui sont touchés à différents égards, particulièrement au cours des 12 derniers mois. On va de l’avant. On essaie de faire les choses le mieux possible. Nous avons embauché une firme indépendante pour qu’elle nous fasse des recommandations en matière de direction de la haute performance. »

— Une citation de  Roy Halpin, directeur général, Boxe Canada

Le fait demeure que l’avenir olympique de la boxe est loin d’être assuré. Le noble art est toujours sous la tutelle du Comité international olympique (CIO).

L’élection controversée d’un Russe à la présidence de la Fédération internationale n’a rien fait pour apaiser les inquiétudes de Thomas Bach, qui continue de brandir la menace de l’exclusion des Jeux.

C’est au beau milieu de cette tempête que Boxe Canada tente de se relever à temps pour le compte de huit. Les deux dernières années de pandémie et les fermetures de gymnases et de clubs qu’elles ont provoquées lui ont fait perdre près de 50 % de ses membres compétitifs, de 9000 à un peu moins de 5000 licenciés à travers le pays.

Le retour à une certaine normalité fait en sorte que les pratiquants reviennent peu à peu en adoptant le mode récréatif, lequel ne nécessite pas un enregistrement officiel auprès de Boxe Canada.

On note aussi une augmentation considérable des inscriptions chez les femmes. Halpin reconnaît que les succès sportifs et médiatiques des Marie-Eve Dicaire, Kim Clavel, Tammara Thibeault et Mary Spencer y sont pour beaucoup.

Vendredi, les dirigeants de Boxe Canada et les membres de son conseil d’administration se réuniront en assemblée annuelle.

Le recrutement du prochain directeur de la haute performance sera à l’ordre du jour. On parlera aussi, comme on le fait deux fois par année, de financement et des relations à maintenir avec À nous le podium, l’une des principales sources de soutien pour les boxeurs et boxeuses élites du pays.

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