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Marie-Eve Dicaire se sent d’attaque pour unifier les titres

Marie-Eve Dicaire appose du ruban sur ses mains.

Marie-Eve Dicaire vise l'objectif de sa carrière en unifiant quatre ceintures de sa catégorie.

Photo : Facebook - Marie-Eve Dicaire

Jean-François Chabot

Marie-Eve Dicaire dit avoir retrouvé tout l’enthousiasme, toute l’énergie et toute la passion dont elle aura besoin pour relever le défi d’unifier les ceintures WBC, WBO, IBF et The Ring des super-mi-moyennes, à Manchester, le 12 novembre.

Le titre The Ring est en jeu parce que le combat opposera les boxeuses classées no 1 et no 2 par le magazine spécialisé.

Devant les journalistes venus la rencontrer à l’un de ses sites d’entraînement sur la couronne nord de Montréal, Dicaire (18-1, 1 K.-O.) s’est dite convaincue que l’expérience qu’elle a vécue à Flint, au Michigan, le soir de sa seule défaite face à Claressa Shields lui sera utile devant Natasha Jonas (12-2-1, 8 K.-O.) et les chauds partisans anglais.

Avec le combat contre Shields, j’ai appris que j’avais ma place dans l’élite mondiale parce que j’ai eu l’occasion d’affronter une boxeuse beaucoup plus pesante que moi et beaucoup plus décorée parce qu’elle était championne unifiée à 168 lb et 160 lb. Quand j’en ai eu assez en fin de combat, j’ai décidé d’imposer mon rythme et j’ai été en mesure de le faire, a expliqué la championne IBF.

Celle-ci n’a pas boxé depuis le 17 décembre 2021, quand elle a remis la main sur la ceinture qu’elle avait perdue aux mains de Shields.

La pandémie, les nombreuses annulations de rendez-vous et toute cette longue période d'inactivité lui ont permis de guérir des blessures à un tendon d'Achille et aux ligaments d'un genou, en plus d'explorer le monde des médias, notamment à l'antenne d'une radio privée au cours de l'été.

Lors des premiers contacts avec la firme BOXXER, le combat devait initialement avoir lieu en décembre. Mais puisque Jonas a gagné ses deux duels précédents avec pas mal d’aisance, le promoteur britannique a voulu profiter d’une ouverture qu’il avait avec son diffuseur Sky Sports.

Après s’être assuré auprès de l’entraîneur de Dicaire, Stéphane Harnois (actuellement en vacances en Caroline), que celle-ci était déjà à l’entraînement, Yvon Michel a pu entamer la négociation.

Tout est allé très vite pour aboutir à l’entente qui vaudra à Dicaire l’une des meilleures bourses de sa carrière, qui, selon Michel, est d’un montant semblable à ce qu’elle avait reçu pour affronter Shields.

Chant du cygne?

Ce rendez-vous est-il le rendez-vous ultime pour Dicaire, tant par son importance que pour la possibilité qu’elle puisse accrocher ses gants au terme de ce combat, peu importe qu’elle gagne ou qu’elle perde?

« Chacun de mes combats a été le défi le plus important de ma carrière. À chacun de mes combats, si je ne passe pas le test, je ne peux pas espérer continuer dans cette carrière-là. Est-ce que c’est le dernier? Je ne le sais pas. Pour l’instant, je suis ici pour annoncer que je m’en vais à Manchester pour unifier les ceintures. »

— Une citation de  Marie-Eve Dicaire, championne IBF des super-mi-moyennes

Dicaire n'est pas allée jusqu'à trouver des similitudes entre Shields et Jonas, mais on a quand même senti une bonne dose de respect envers celle qui, en plus de son expérience olympique, a su faire preuve d’une force de frappe étonnante en passant à la catégorie de poids supérieure.

Je pense que ce sont deux défis complètement différents. Jonas est une gauchère qui boxe habituellement dans une catégorie inférieure. Elle a peut-être un peu plus de vitesse et un peu moins de force physique, a soutenu Dicaire.

En l’espace de six mois, Jonas, 38 ans, a passé le K.-O. à l’Uruguayenne Chris Namus (25-8, 8 K.-O.) en moins de deux rounds (titre WBO le 19 février) avant de récolter une décision unanime contre la Suédoise Patricia Berghult (15-1, 3 K.-O.) pour le titre WBC, le 3 septembre.

La boxeuse de Liverpool jouit d’une grande popularité en ses terres, elle qui a pris part aux Jeux de Londres en 2012. Chez les 60 kg, elle s’y était avouée vaincue au second tour, battue par l’Irlandaise Katie Taylor, longtemps considérée comme l’une des meilleures pugilistes livre pour livre de la planète.

Dicaire a renchéri en soulignant la qualité de l’équipe qui l’entoure dans sa préparation. Pour cette raison, elle ne craint pas d’aller subir un sort semblable à celui de Lucian Bute lors de son cruel affrontement contre Carl Froch, en mai 2012, à Nottingham.

L'entraîneur Samuel Décarie-Drolet y est quand même allé d'une mise en garde en ce qui a trait à l'hostilité dont sont capables les amateurs de boxe anglais à l'endroit des adversaires de leurs vedettes.

« On s'en va en territoire hostile. Une chance que Marie-Eve a eu l'expérience de vivre Flint, parce que quand on arrivera au Royaume-Uni, on va se faire huer, on va se faire lancer des choses, on va se faire crier après. Ce sont de vrais gros amateurs de boxe. Il y aura même des hooligans. C'est vraiment le fun! J'adore cette ambiance. Mais pour un boxeur, quand viendra le moment de marcher pour se rendre au ring, certains vont être intimidés. Mais je sais que Marie-Eve va se nourrir de cette énergie pour bien performer. »

— Une citation de  Samuel Décarie-Drolet, entraîneur de boxe

Il est déjà prévu que Dicaire et son équipe s’envoleront à destination de Manchester dès le 6 novembre, question de bien s’acclimater à l’approche de ce qui constituera sa septième défense de la ceinture IBF et sa deuxième tentative d’unifier des titres de sa catégorie.

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