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Maple Leafs : un scénario bien connu à Montréal

Brendan Shanahan et Kyle Dubas discutent lors d'un entraînement des Maple Leafs.

Le président des Maple Leafs, Brendan Shanahan, et Kyle Dubas, le directeur général de l'équipe

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

TORONTO – Si le camp d’entraînement du Canadien recèle de bonnes histoires pour la première fois depuis des lunes, celui des Maple Leafs ne manque pas de panache non plus.

Qui des deux gardiens en quête de rédemption trouvera grâce aux yeux de l’entraîneur Sheldon Keefe? Les problèmes de dos de Jake Muzzin (tiens, tiens) sont-ils chroniques? Il s’est entraîné mercredi matin pour la première fois dans ce camp, mais son corps un peu usé tiendra-t-il le coup?

Qui pourra remplacer John Tavares, le capitaine blessé (tiens, tiens), comme l'a annoncé l’équipe mardi, au centre du deuxième trio? Alex Kerfoot est-il réellement un centre? Et William Nylander, lui, peut-il espérer avoir une autre audition, une première en plus de deux ans? Il y en a pour tous les goûts en somme.

Ces sujets et d’autres petites luttes internes de bon aloi défraient la chronique par les temps qui courent à Toronto. Il faut bien s’occuper en attendant la saison de la chasse.

Cela dit, la décision la plus audacieuse passe actuellement sous silence dans l’entourage de l’équipe. Les journalistes ont pu en parler une fois avec le principal intéressé et depuis c’est silence radio. Cela devrait le rester jusqu’à la fin de l’année.

Le directeur général Kyle Dubas écoulera la dernière année de son contrat cette saison. Pas de négociation, pas de contrat, pas de décision avant de voir où, et surtout à quel moment, se conclura la campagne des Leafs, foi du président Brendan Shanahan.

Traduction libre : les Leafs feraient mieux de gagner à tout le moins un tour éliminatoire en 19 ans et mettre fin à cette très vilaine séquence de six défaites d’affilée au premier tour s’ils ne veulent pas changer de patron.

Dans certains marchés moins médiatisés, les organisations ne se mettent pas nécessairement martel en tête si leur DG n’a pas une plus longue sécurité d’emploi qu’une année. À Dallas par exemple, les Stars viennent d’offrir une prolongation de contrat d’une saison à Jim Nill – il lui en reste donc deux – mais il aurait été envisageable de le laisser faire son travail même sans cette offre de dernière minute.

À Toronto comme à Montréal, la question semble plus délicate.

Marc Bergevin avait la même épée de Damoclès au-dessus de la tête l’an dernier dans un contexte bien différent, on s’entend. Il avait fait de louables efforts pour dévier les tirs groupés sur le sujet. Il reste que sa situation contractuelle était devenue incontournable à partir du moment où l’équipe s’est mise à battre de l’aile, soit à peu près au deuxième match de la saison.

« Sois assuré que tout le monde est conscient de la situation. Il n’y a pas de secret. »

— Une citation de  Mark Giordano à propos de la sécurité d'emploi du DG Kyle Dubas

Dans le vestiaire bleu et blanc, on jure nos grands dieux que personne ne se laissera distraire par la chose. Après tout, un athlète professionnel doit consacrer assez de temps à sa carrière et à bâtir son avenir, qu’il pourrait n’avoir cure de s’occuper de celui des autres.

Il a mis une équipe en place qu’il estime être la meilleure, a soutenu l’ancien du Canadien Victor Mete.

On va jouer pour lui, pour les amateurs et pour l’équipe. On veut être bons, pas mauvais. Je ne dirais pas qu’il y a de la pression supplémentaire toutefois, a fait valoir le défenseur de Woodbridge, en banlieue de Toronto.

Ce que les gens oublient parfois, c’est que cette équipe a été excellente pour terminer parmi les meilleures au classement. Nous, les joueurs, savons qu’on a une grande équipe ici. Ça doit se transposer en séries, mais personne ne peut tenir pour acquis qu’on va finir la saison en bonne position, parce que les séries, tu dois d’abord t’y rendre avant d’y connaître du succès. Je ne sais pas, je n’ai pas vraiment ressenti la pression depuis le début, a ajouté Giordano.

Est-ce que ça passe ou ça casse cette année pour cette équipe, ce dirigeant et ce noyau de joueurs? Bien possible. Si jamais ça suscitait quelque inquiétude, sachez tout de même que Greg Harden, l’homme qui devait exorciser les démons des Leafs, ancien préparateur mental de Tom Brady, est toujours dans les parages.

Ça n’a pas marché la première fois, mais bon…

Murray devant le filet

Le succès collectif à Toronto devrait aussi passer, jusqu’à un certain point, par celui des gardiens. Matt Murray et Ilya Samsonov tentent de relancer leur carrière respective après des séjours terminés en queue de poisson à Ottawa et à Washington.

Les Leafs ont formé une assez bonne formation défensive l’an passé. Ils pointaient au 10e rang pour le moins grand nombre de chances de qualité accordées, mieux que les Capitals (12e) et les Sénateurs (20e).

Murray sera devant le filet face au CH. En l’absence de Tavares, le jeune Pontus Holmberg jouera au centre en compagnie de la seule vedette offensive en uniforme, William Nylander.

La défense sera toutefois bien plus expérimentée avec Morgan Rielly, TJ Brodie et Giordano. Les anciens du Tricolore Jordie Benn et Mete seront aussi de la partie.

Formation des Maple Leafs :

Attaquants

  • Nylander-Holmberg-Malgin
  • Robertson-Kerfoot-Jarnkrok
  • McMann-Abbruzese-Steeves
  • Clifford-Douglas-Anderson

Défenseurs

  • Rielly-Benn
  • Giordano-Brodie
  • Dahlstrom-Mete

Gardiens

  • Murray
  • Kallgren

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