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Phénoménale en Suède, Évelyne Viens attend l’appel du Canada

Une joueuse de soccer, assise dans les estrades.

Évelyne Viens

Photo : Gracieuseté de Kristianstads DFF

Christine Roger

Le passage d'Évelyne Viens en NWSL aura été douloureux. Reconnue comme une marqueuse naturelle, elle n'arrivait plus à compter. Elle était clouée au banc, et sa confiance s'effritait peu à peu. La Québécoise a alors choisi de quitter les États-Unis pour la Suède, une décision qu'elle n'a jamais regrettée.

En 26 matchs, toutes compétitions confondues, elle a déjà marqué 19 buts. Lors du dernier match, elle a inscrit trois buts et une passe. Elle est devenue l'une des têtes d'affiche de ce club qui est l'un des meilleurs en Suède. Le contraste est frappant avec son séjour en NWSL avec le Gotham FC.

Ça m'a pris vraiment du temps à m'adapter au départ. J'ai ajusté beaucoup de détails dans mon jeu avec mon entraîneuse afin que je sois plus opportuniste. Je pense aussi que la confiance est la clé pour une attaquante. J'ai donc travaillé au plan mental.

La Québécoise a récemment été récompensée pour sa contribution avec un nouveau contrat qui la lie à l'équipe jusqu'en 2024.

Quand je suis arrivée ici, je me cherchais comme joueuse. L’expérience au New Jersey avait été vraiment difficile. L’expérience à Paris avait été vraiment très bien. Depuis que je suis ici, je sens que je m’améliore comme joueuse. La coach, elle m'appuie, elle me pousse vraiment à m’améliorer, explique l'attaquante.

Nous avons la chance de nous battre chaque semaine pour gagner le titre, ajoute-t-elle. Nous sommes présentement à trois points de la première position. J’ai pris la décision de rester parce que je me sens bien ici, je sens que je m’améliore. Comme attaquante, avoir du temps de jeu, c’est ça aussi qui m'intéresse. C’était la bonne décision pour moi.

Évelyne Viens n'a jamais caché qu'elle voyait la première division suédoise comme un tremplin vers l'une des ligues majeures européennes. Elle a effectivement reçu d'autres offres, mais aucune ne méritait qu'elle prenne le risque de quitter une équipe où tout fonctionne pour elle.

C'est certain que quand tu as une occasion que tu ne peux pas refuser, tu ne la refuses pas, souligne Viens. C'est clair pour moi, et le personnel d'entraîneurs ici est très ouvert. Les entraîneurs comprennent aussi ce qui est mieux pour mon développement. J'ai vraiment confiance en ma coach. Elle sait exactement ce qui est mieux pour moi et elle va m'aider, que ce soit ici ou ailleurs. S'il y a un club qui appelle qui est très intéressant, qui va me donner du temps de jeu et qui va me permettre de me développer, c'est certain que nous allons en discuter sérieusement.

Lorsque le moment sera venu, la joueuse de 25 ans aimerait bien se retrouver en Angleterre, en Allemagne ou en Espagne. La D1 Arkema, où elle avait connu du succès en prêt avec le Paris FC, pourrait être une autre option, mais le manque d'homogénéité de cette ligue est un élément qui l'agace.

Si tu ne joues pas pour Lyon, tu n'as pas grand chance de gagner un titre...

Malgré ses récentes prouesses, Évelyne Viens n'a pas été sélectionnée par Bev Priestman pour les derniers matchs amicaux du Canada en Australie. Si elle avoue avoir été déçue au départ, elle s'est ensuite servie de ce refus comme élément de motivation.

C'est certain que c'est difficile de ne pas se faire appeler en équipe nationale quand tu marques des buts comme attaquante. Je vous mentirais si je disais que je n'ai pas été déçue. Quand tu vois mes coéquipières islandaises, finlandaises et mon amie Gabrielle Carle quitter, le fait que tu n'aies pas été prise te saute encore plus au visage. Ç'a été un déclic quand même. J'ai pu travailler à l'entraînement et le match d'après, j'ai marqué un tour du chapeau.

Après la fenêtre internationale où le Canada a disputé deux matchs en Australie, une rencontre a eu lieu entre Évelyne Viens, Bev Priestman et l'entraîneuse du Kristianstads DFF, Elísabet Gunnarsdóttir. La discussion a été positive et la joueuse sait maintenant qu'elles sont les attentes de la sélectionneuse de l'équipe canadienne à son endroit.

D'ici quelques jours, on saura quelles joueuses seront convoquées pour les matchs amicaux contre l'Argentine, le 6 octobre, et le Maroc, le 10 octobre. Si rien n'est encore garanti, Évelyne Viens est sérieusement en train de forcer la main de Bev Priestman.

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