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La presse internationale salue le départ de Roger Federer

Le titre dit : God save the king.

La une du journal français « L'Équipe »

Photo : L'Équipe

Agence France-Presse

Au lendemain de l'annonce de la retraite sportive de Roger Federer, la presse des quatre coins du monde salue ses valeurs, son engagement et ses succès sur le terrain.

L'ensemble de son jeu a confiné à l'art et au sublime, écrit L'Équipe.

Federer ne peut-il pas être considéré comme le plus grand sportif de tous les temps, devant Pelé, Muhammad Ali, Usain Bolt ou Michael Jordan? s'interroge le journal.

Roger Federer, la révérence de la référence, titre élégamment Le Figaro, le quotidien d'un pays, la France, où la popularité de Federer est immense, même s'il n'a remporté qu'une fois le tournoi de Roland-Garros qu'il a parfois boudé.

On lit : Roger Federer, la révérence de la référence.

Le titre de l'article du journal français « Le Figaro »

Photo : Le Figaro

Le Sydney Morning Herald en Australie met aussi en exergue la dimension artistique du jeu du grand champion, sextuple vainqueur à Melbourne. Federer a élevé le tennis à une forme d'art, souligne le quotidien.

Plus vous l'étudiiez, plus vous remarquiez qu'aucun élément n'était précipité ou forcé, souligne le journal à propos de la grande fluidité de son jeu et de l'impression de facilité qu'il dégageait sur un court.

En Suisse, patrie de l'athlète, Le Temps fait écho, affirmant dans son éditorial qu'il restera surtout dans les mémoires pour son amour du tennis et son style unique, fait d'aisance, de beauté et de silence.

Évidemment, dans son pays, c'est aussi la tristesse qui domine.

Maintenant, c'est fini, écrit Basel Zeitung. On a l'impression de dire adieu à un proche, ajoute le quotidien de Bâle, la région dont Federer est originaire. Roger Federer ne rejouera plus, sauf dans nos cœurs et nos souvenirs, écrit avec regret La Tribune de Genève.

En Italie, La Gazzetta dello Sport le couronne en faisant référence à une chanson italienne : Ho visto un Re (J'ai vu un Roi), d'Enzo Jannacci en 1968.

Roger Federer tient la pose après un revers à une main.

La une de la Gazzetta dello Sport : « J'ai vu un roi »

Photo : La Gazzetta dello Sport

En Espagne, le quotidien El Pais affirme que l'annonce de la retraite de l'homme aux 103 titres, si elle ne constitue pas en soi une surprise, ne la rend pas moins douloureuse.

En Grande-Bretagne, la BBC reprend une formule de Novak Djokovic, l'un des deux grands rivaux de l'Helvète au cours des deux premières décennies du XXIe siècle : Vous devez vous demander s'il vient de la même planète.

D'un coup droit gracieux, d'un service d'une grande précision, d'un doux regard à la foule, le Suisse a gagné le cœur des amateurs comme personne avant lui, affirme la BBC, rendant hommage, au-delà de l'athlète, au gentilhomme et à l'homme, éclatant de classe.

Le New York Times raconte comment un ramasseur de balles s'est transformé en un des athlètes les plus brillants du monde, et le montre en photo à 18 ans en l'an 2000.

On lit en une : « Roger Federer est arrivé au moment où le tennis avait désespérément besoin de lui. »

Roger Federer dans le « New York Times »

Photo : NY Times

Même s'ils ont remporté plus de tournois du grand chelem, Rafael Nadal et Djokovic ne peuvent pas rivaliser avec Federer en termes de grâce et de classe, ajoute le quotidien américain.

Federer a touché les amateurs du monde entier avec sa technique de frappe et sa classe sur le terrain et en dehors, mentionne-t-on.

L'onde de choc provoquée par l'annonce de la retraite du Bâlois, peu après celle d'une autre légende du tennis, Serena Williams, à 41 ans elle aussi, est ressentie jusqu'en Chine.

Le journal The Paper à Shanghai, où Federer a remporté deux fois le Masters, considère que le Suisse est un vieil ami du peuple de Shanghai.

Pour l'Indian Express, à New Delhi, une page vient de se tourner avec l'annonce de Federer, trois jours après l'apparition de l'Espagnol Carlos Alcaraz, 19 ans, au premier rang mondial dans la foulée de son triomphe aux Internationaux des États-Unis.

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