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Le Français Benoît Cosnefroy remporte le Grand Prix cycliste de Québec

Le cycliste Benoît Cosnefroy lève ses bras en l'air.

Benoît Cosnefroy

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

On attendait Wout van Aert ou Michael Matthews, c’est plutôt Benoît Cosnefroy qui a remporté le Grand Prix cycliste de Québec, vendredi après-midi. Seul en tête, le Français a même pu se permettre de lever les bras au ciel avant de franchir la ligne d'arrivée, une scène rarement vue sur la Grande Allée.

Là où je lève le plus souvent les bras, c’est à l’entraînement avec mes copains quand je suis le premier à une pancarte d’entrée de ville. En course, c’est assez rare, a lancé tout sourire le porte-couleurs de l'équipe AG2R Citroën après la deuxième victoire de sa carrière sur le circuit mondial.

Presque personne ne l’attendait là, mais l’athlète de 26 ans avait un plan bien précis en tête sachant que ce n’est pas au sprint, dans la dernière ligne droite, qu’il allait s’imposer. Dans le peloton de tête avec deux kilomètres à faire à la course, Cosnefroy a pris le pari de se détacher hâtivement dans la côte des Glacis.

Il se rappelait avoir vu Julian Alaphilippe, Peter Sagan et Greg van Avermaet tenter le coup, en 2019, avant de se faire rattraper à 250 mètres de l’arrivée. Je savais que c’est une attaque qui était possible, mais je ne pensais pas partir seul, a expliqué le vainqueur après la course.

Les trois posent avec leur trophée sur le podium.

Benoît Cosnefroy (au centre) a devancé dans l'ordre l'Australien Michael Matthews (à gauche) et l'Érythréen Biniam Girmay (à droite).

Photo : Gracieuseté : Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal

Constatant que personne ne l’avait suivi, il ne lui restait plus qu’à creuser l’écart le plus possible et tenter de résister à la poussée des ténors Matthews et Van Aert après son éreintant effort en montée.

Quand j’ai vu avec un kilomètre que j’avais pas mal d’avance sur le peloton, je suis resté concentré dans mon effort. J'avais très mal, mais voilà, j’ai pu savourer les 50 derniers mètres, a relaté Benoit Cosnefroy, parlant de la plus belle victoire de [sa] carrière.

Matthews et Van Aert dans le coup

Gagnant des deux dernières éditions en 2018 et en 2019, Michael Matthews (Bike Exchange Jayco) a franchi la ligne d'arrivée au 2e rang, quelques secondes après le vainqueur. Ses talents de sprinteur lui ont tout de même permis de coiffer Birnam Girmay (3e) et Wout Van Aert (4e) à la conclusion.

Il faut dire qu’en raison du rythme infernal de la course de 201,6 kilomètres, disputée en un temps record, les trois meneurs de leur formation respective étaient plutôt laissés à eux-mêmes en fin de course.

Wout van Aert soulève un bouquet de fleurs après son arrivée aux Champs-Élysées lors de la conclusion du Tour de France.

Wout van Aert a remporté trois étapes au Tour de France en 2022.

Photo : AP / Daniel Cole

On a eu à sacrifier beaucoup de notre équipe pour me placer à l’avant, a relaté Matthews, tout de même satisfait d’avoir battu Van Aert, le plus fort du peloton en ce moment.

Houle abandonne, Boivin trahi par son vélo

Quant au favori de la foule, Hugo Houle, sa journée s’est terminée prématurément avec trois tours à faire. Largué par le peloton, le cycliste de Sainte-Perpétue a choisi l’abandon.

Je n’avais pas les jambes du tout. Aucune énergie. Les sensations étaient vraiment catastrophiques, a-t-il décrit, expliquant que sa bonne performance à la Course arctique, en Norvège à la mi-août, avait un coût.

Hugo Houle dit avoir rapidement senti qu’il n’avait pas les jambes pour finir l’épreuve. Déçu, il espère maintenant « un petit miracle » pour être dans la course à Montréal.

Il va falloir que je me repose parce que je n’arrive pas à me remettre en marche, a ajouté le vainqueur d’une étape du Tour de France, qui aura besoin d’un petit miracle pour bien s'en tirer au Grand Prix de Montréal, dimanche.

Son coéquipier Guillaume Boivin était lui aussi déçu après la course, mais pour une raison différente. Dans une forme splendide, il disputait une course parfaite jusqu’à ce qu’un pépin technique le force à changer de vélo avec un tour à faire.

Les routes sont tellement mauvaises ici et j’ai pogné un trou. Ma selle est vraiment descendue. Il fallait que je change de vélo. C’était fini. Je vais espérer avoir les mêmes jambes à Montréal dimanche, a raconté, dépité, le porte-couleurs d'Israel-Premier Tech.

Le Saguenéen Antoine Duchesne, au lendemain de l’annonce de sa retraite prochaine, a pour sa part pris le 66e rang. J’ai cru au conte de fées, mais ça ne s’est pas passé. J’ai voulu profiter des 500 derniers mètres.

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