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Les Alouettes face à des revenants

Il tient le ballon à deux mains.

Vernon Adams

Photo : The Canadian Press / Jeff McIntosh

Quelques jours à peine après avoir été cédé aux Lions de la Colombie-Britannique, Vernon Adams fils est de retour à Montréal dans son nouvel uniforme.

Le quart n’est pas considéré comme un partant, c’est plutôt l’autre ancien des Alouettes Antonio Pipkin qui devrait amorcer le match de vendredi.

Adams s’attend toutefois à jouer. C’est ce que les entraîneurs lui ont dit. Il est prêt, même s’il n’a pas eu le temps d’assimiler tous les jeux de l’attaque explosive des Lions.

Il est envahi par une foule de sentiments divers à l’approche de son retour sur le terrain montréalais.

Il y a de l’excitation… Revenir dans la ville où j’ai commencé ma carrière, c’est super, mais c’est un peu bizarre. Je suis content que ça se passe rapidement. J’ai hâte de pouvoir aider cette équipe à remporter une victoire.

La Colombie-Britannique possède la meilleure attaque de la LCF, mais elle a perdu son moteur quand le jeune quart canadien Nathan Rourke a subi une grave blessure au pied. Elle le tiendra à l’écart du jeu pendant une longue période.

Les Lions présentaient une fiche de huit victoires et une seule défaite avant la blessure à leur partant, et ils n’avaient aucun quart d’expérience pour le remplacer au pied levé.

Adams, qui a perdu son poste de partant aux mains de Trevor Harris dès la deuxième semaine de la saison, était disponible et l'échange s’est fait presque immédiatement.

L’ancien numéro 3 des Alouettes est conscient que Rourke sera de retour, mais il voit l’intérim comme une belle occasion de se faire valoir.

Les huit derniers matchs et les éliminatoires, c’est quelque chose de gros que je peux ajouter à mon C. V. en montrant que je peux à nouveau être un partant dans cette ligue et que je le mérite.

Le retour de David Ménard

Vernon Adams fils ne sera pas le seul à effectuer un retour à Montréal, ce sera également le cas pour David Ménard.

L’ailier a été élu le meilleur joueur défensif et le meilleur Canadien, l’année dernière, à sa seule saison avec les Alouettes.

Curieusement, Ménard n’a reçu aucune offre de l’organisation lorsqu'il est devenu joueur autonome en février. Elle a plutôt choisi de confier sa ligne défensive exclusivement à des joueurs américains.

Il a reçu des offres de plusieurs équipes, dont des Lions, avec qui il avait joué lors de ses six premières saisons dans la ligue.

Étant donné que son premier séjour sur la côte ouest ne s’était pas terminé à son goût, le solide Saguenéen ne croyait pas retourner là-bas, mais c’est finalement ce qui s’est passé et il ne le regrette pas.

Je ne savais pas à quoi m’attendre. Je voyais ça un peu comme un nouveau départ. Honnêtement, je ne pourrais pas être plus heureux. L’équipe va bien. Ma situation là-bas est bonne.

Sur la ligne défensive, Ménard partage les jeux avec un autre Québécois, Mathieu Betts, qui a aussi changé ses couleurs cette année.

Après deux saisons à Edmonton, il se retrouve dans une équipe qui l’utilise dans un rôle où il peut se distinguer.

Betts compte déjà sept sacs, ce qui le place au 4e rang dans la ligue. En 189 matchs à Edmonton, il n’avait rejoint le quart adverse qu’à deux occasions. Mais selon lui, les sacs ne disent pas tout.

Comme ailier défensif, la statistique qui ressort, ce sont les sacs, les sacs, les sacs.

Il y plusieurs joueurs dans la ligue qui n’ont pas cette statistique, comme moi l’année dernière, qui appliquent de la pression constante, mais qui ne parviennent pas à avoir les statistiques qui le démontrent.

En tout cas, les chiffres semblent indiquer que Betts, à sa troisième année, a atteint le niveau qu’on attendait de lui à sa sortie du football universitaire.

Les Alouettes veulent effacer un mauvais match

Les Moineaux auraient bien besoin d’une victoire pour effacer de leur mémoire le pénible revers contre Ottawa.

Après avoir donné quelques matchs à ses adversaires en amassant une série de pénalités coûteuses, l’équipe de Danny Maciocia a trouvé une autre manière de se tirer dans le pied avec quatre revirements face au Rouge et Noir.

Ce ne sont pas les jeux spectaculaires qui vont te donner des victoires, c’est d'éliminer les mauvais jeux, a dit Maciocia.

On ne peut pas se permettre de leur donner quatre revirements comme la semaine passée et il faut aller en chercher (des revirements).

Se retrouver devant la meilleure équipe du circuit après avoir perdu contre la dernière équipe au classement ne constitue certainement pas le scénario idéal pour les Alouettes. Mais l’adversaire importe peu, selon Maciocia.

Que ce soit Ottawa, la Colombie-Britannique, Winnipeg chez eux, la Saskatchewan ou Calgary, notre plus grand adversaire, c’est nous-mêmes. Si on joue à notre niveau et qu’on gère nos émotions pour atteindre le niveau qu’on connaît, je ne crois pas qu’on va avoir des problèmes. Nous serons dans les matchs et nous serons compétitifs.

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